1.2 La faillite des systèmes

Publication en ligne : mardi 5 juillet 2005, par Maître Simozrag

Point n’est besoin de démontrer que nous vivons dans un monde gangrené par des fléaux multiples : sida, chômage, drogue, éclatement de la famille, prostitution, trafic d’organes, clonage humain, etc.

Toutes les expériences idéologiques ont échoué. L’idéologie socialiste a engendré la dictature, l’oppression et la misère des peuples. L’idéologie libérale a favorisé la débauche, la corruption, l’individualisme et l’appauvrissement des masses. [1]

«  (...) Qu’ils soient socialistes ou libéraux, les uns et les autres forment une sorte d’entente consensuelle qui n’est qu’une collusion ignominieuse contre le genre humain » [2].

Ces systèmes politiques fondés sur la négation de Dieu comme mode de vie et de gestion, ont conduit l’humanité à la dérive. La famine, les guerres, les maladies sont les conséquences directes de ces systèmes inadéquats et leurs corollaires : le nationalisme, la laïcité, à telle enseigne que le chaos et la faillite ont gagné tous les domaines : l’économie, la santé, la morale et j’en passe.

Ces systèmes se révèlent incapables de soulager les souffrances des peuples. Comment peuvent-ils endiguer des maux, apporter des solutions à des crises, à des problèmes qu’ils ont eux-mêmes créés et dont ils sont la principale cause ? De l’analphabétisme à grande échelle jusqu’aux guerres dévastatrices en passant par les fléaux destructeurs, telles les maladies, la toxicomanie, la pauvreté, la débauche, l’homosexualité, tous ces maux et bien d’autres sont imputables aux systèmes de gouvernement impies et pervers ou peu soucieux de l’avenir de leurs peuples.

Plus grave encore est le fait que ces systèmes entretiennent la division et les conflits meurtriers entre les peuples, les uns pour vendre les armes et piller leurs richesses, les autres pour se maintenir au pouvoir ou encore pour décrédibiliser un autre système.

Allah a doté les nations et les peuples de caractéristiques naturelles, linguistiques, culturelles, sociales, géographiques, destinées à préserver leur unité et leur cohésion.

Cependant les systèmes politiques se sont ingéniés à saper les fondements de cette unité ; ils ont tout fait pour désintégrer les peuples et les dresser les uns contre les autres. L’Afrique noire par exemple, est une entité homogène de par la géographie, l’histoire, la culture, le destin, la couleur, mais en dépit de ces facteurs naturels qui font de l’Afrique une seule communauté, on voit bien à quel point le continent est disloqué, démembré et déchiré [3]. Il en est de même pour le Maghreb, le monde arabe, la communauté musulmane, d’autres communautés en Asie, en Amérique et partout ailleurs dans le monde.

La mondialisation est une nouvelle machine à « affamer les peuples ». D’un côté, elle menace d’absorber les spécificités nationales et culturelles, et tente d’imposer un modèle de développement unique, et de l’autre elle creuse les fossés entre les pays, les peuples et les continents. Il semble que ce soit les grands ensembles économiques et la taille des PNB qui imposent la place des Etats sur l’arène mondiale, bien plus que la taille de la population. Ainsi on aboutit au diktat du petit nombre contre le plus grand nombre. Des pays et même des régions entières sont exclus de la nouvelle donne. Le continent africain et l’Amérique latine ne représentent respectivement que 2,2 % et 4,5 % du commerce mondial. Des pans entiers de l’Afrique, de l’Amérique du Sud et de l’Asie sont rayés des cartes qui représentent chaque pays en fonction de son importance économique.

La déstructuration des ensembles dans les pays pauvres et la perturbation de leur cohésion sont la cause de graves déséquilibres. Par exemple, avant les années 70, en Afrique, les populations étaient pauvres, selon certains critères, mais elles ne mourraient pas de faim. Aujourd’hui la famine fait des ravages. 40 millions d’humains meurent de faim chaque année [4].

Le fossé entre riches et pauvres ne cesse de se creuser. Un cinquième de la population mondiale détient 86 % de la richesse de la planète, 82 % de ses exportations et contrôle 68 % des investissements privés directs. [5]

En Afrique, en Asie, les gens survivent des décharges publiques ; en Amérique et en Europe, ils pillent les supermarchés pour survivre. Paradoxalement, pendant qu’elle est la cause de tant de misères dans les pays sous-développés, la mondialisation tend à accroître la richesse des plus riches et la pauvreté des plus pauvres. Pis, celle-ci a pris une autre tournure avec la lutte antiterroriste. Sa dimension humanitaire cède la place à une dimension de violence et de terreur, au point que cette mondialisation, qui portait tant de promesses, devienne inhumaine. C’est la raison pour laquelle, partout éclatent des conflits meurtriers et des guerres dévastatrices en réaction à ce gâchis et à cette injustice ou sous son influence. La lutte antiterroriste sert de prétexte pour la négation des droits et des libertés dans de nombreux pays, notamment les pays arabes et musulmans.

La mondialisation telle qu’elle est mise en œuvre véhicule un ordre mondial unipolaire, qui se fonde sur la force au détriment de la raison. Je ne dis pas au détriment du droit parce que celui-ci peut être instrumentalisé par cet ordre afin de servir ses intérêts. Nous constatons que les Etats-Unis d’Amérique n’hésitent pas à violer le droit ou à faire obstacle à sa formation quand il ne sert pas ses intérêts. A cet égard, l’exemple de la Cour pénale internationale est très significatif. Forte de sa supériorité économique et militaire, l’Amérique tend à imposer sa culture, son idéologie et sa perception du monde. L’ordre mondial dont les contours sont en train de se préciser depuis le 11 septembre est un ordre mondial de l’injustice et de la terreur. D’aucuns n’ont pas hésité à l’appeler ‘‘désordre mondial’’.

Croyant éradiquer le terrorisme par le terrorisme, les Etats-Unis ont plongé le monde dans un désordre qui ne fait qu’exacerber les souffrances des peuples et donc multiplier les causes du terrorisme.

Le droit international est en conflit avec l’ordre international. Celui-ci représente la force qui s’oppose au droit. On peut dire que le droit est l’otage de la force. Cela s’explique par le fait que la puissance censée veiller au respect du droit est la première à le bafouer.

Les règles du droit international, établies pour garantir la paix et la sécurité entre les nations, ont été maintes fois violées par l’Administration américaine. Il en est ainsi du rejet du Traité de non-prolifération des armes nucléaires, de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, du rejet des accords environnementaux de Kyoto sur la réduction de l’émission des gaz à effet de serre, de l’abrogation unilatérale du traité de limitation des missiles antimissile, etc.

Les dispositions de la Convention de Genève de 1949 relative aux prisonniers de guerre, celles de la Convention de la Haye du 14 mai 1954 sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé, la Convention de New York de 1984 contre la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants, la Convention des Nations Unies de 1993 sur l’interdiction des armes chimiques sont l’objet de violations continues par les Etats-Unis. Ces derniers ne cessent de faire obstacle au bon fonctionnement de la justice pénale internationale. Outre leur refus d’adhérer à la Cour pénale internationale, ils tentent d’obtenir par des accords bilatéraux l’impunité pour leurs ressortissants.

L’Administration Bush n’a pas attendu le feu vert du Conseil de sécurité pour déclencher la guerre contre l’Irak. Cette tendance à agir de façon unilatérale, sans tenir compte des décisions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité de l’ONU, s’est accentuée depuis l’invasion de l’Irak.

La doctrine de la guerre préventive, la lutte antiterroriste, sont autant de pratiques relevant d’un ordre mondial nouveau où le rôle du droit tend à s’effacer de plus en plus. Cet ordre mondial de la force a un seul objectif : la défense des intérêts américains.

L’injustice est la principale caractéristique de l’ordre international actuel. Il lui est reproché de soutenir des régimes coloniaux et oppresseurs, le pillage des ressources de la planète, notamment les richesses des pays pauvres - d’où les profondes inégalités entre le Nord et le Sud et le surendettement des pays pauvres -, le diktat des multinationales, la politique de deux poids deux mesures dans les relations internationales, les multiples violations du droit et des droits, la course effrénée au surarmement, la promotion de la loi du plus fort, l’entretien de conflits pour la vente d’armes, les pratiques commerciales déloyales telles que l’octroi par les pays du Nord de subventions de produits agricoles au détriment des produits du Sud ; l’ordre international actuel est également responsable de l’insécurité générée par les injustices de toutes sortes et à tous les niveaux.

Le monde a besoin de profondes réformes structurelles dans le sens d’une représentativité équitable du Nord et du Sud, des Etats et des peuples, des riches et des pauvres au sein des instances internationales. Les règles du droit international sont inefficaces car dépourvues de force contraignante ; les Conventions et les Pactes sur l’environnement, les droits humains, la justice pénale internationale doivent avoir la primauté sur les autres instruments, ils doivent revêtir un caractère d’ordre public international ; la notion de compétence universelle doit être renforcée et étendue à toutes les juridictions nationales ; la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques doit être révisée, l’immunité pénale internationale des dirigeants et des diplomates doit être limitée aux seules personnes des dirigeants et des diplomates, à l’exclusion de leurs familles et de leurs domestiques, et aux seuls actes relevant de l’exercice de leurs fonctions, cette immunité ne doit pas permettre à ses titulaires d’échapper à la justice dans le cas où ils se rendraient coupables ou complices de crimes universels ; la notion de valise diplomatique doit être redéfinie compte tenu du fait qu’elle sert de couverture à tous genres de trafic notamment le trafic d’armes, d’or et de drogue ; la responsabilité pénale des personnes physiques doit être élargie aux personnes morales y compris aux Etats dans les cas où leurs agents se rendraient coupables d’exactions contre leurs ressortissants ou contre des étrangers vivant sur leurs territoires.

Quant à la réforme des organisations mondiales et régionales, elle doit porter principalement sur l’OTAN, l’Assemblée générale des Nations unies, le Conseil de sécurité, le Fond monétaire international, la Banque mondiale. L’OTAN, qualifiée de ‘‘milice privée’’ des pays dominants, n’a plus de raison d’être, cette force doit être placée sous l’égide de l’ONU ou disparaître. L’Assemblée générale des Nations Unies doit comprendre en son sein des représentants de la société civile internationale à raison d’au moins six représentants par continent. Les décisions de cette instance doivent avoir une force obligatoire égale à celles du Conseil de sécurité.

Le monde a beaucoup évolué depuis la fin de la deuxième guerre, le Conseil de sécurité doit être adapté aux nouvelles réalités résultant de cette évolution. Il doit être plus représentatif des pays de la planète et capable de résoudre les conflits et les crises qui secouent l’humanité. Sa composition doit s’étendre à de nouveaux membres permanents et non-permanents de manière à assurer une représentativité équitable entre le Nord et le Sud d’une part et entre les Etats et la société civile internationale d’autre part. Le droit de veto ne doit pas être un moyen de blocage au service des grandes puissances, il doit être supprimé ou modifié.

En ce qui concerne le Fond monétaire international et la Banque mondiale, on se demande quelle est leur utilité aujourd’hui ? Le monde est confronté à une situation différente de celle héritée de la deuxième guerre mondiale. De plus au lieu d’assurer la stabilité et le développement, le Fond monétaire international se révèle être un facteur de crises et d’instabilité mondiales. Il a imposé des réformes qui ont produit des effets pesrvers. Les mesures imposées dans le cadre des plans d’ajustement structurel ont été catastrophiques pour les pays en voie de développement. Outre le fait que la libéralisation a exposé la faible économie de ces derniers aux puissants torrents des multinationales, les pays pauvres sont devenus, à cause de ces mesures, incapables de faire face aux besoins pressants de leurs populations en matière de santé, d’éducation, d’équipements agricoles, bref les besoins de développement. Le FMI est en partie responsable des crises financières qui ont ébranlé certains pays comme l’Argentine, le Brésil, le Mexique, la Russie et les pays du Sud-est asiatique ; son intervention n’a fait qu’aggraver leurs difficultés et accentuer leur dépendance sans aucun résultat tangible sur le plan économique.

Ces institutions ne sont rien de plus que des instruments aux mains des multinationales favorisant l’exploitation des ressources des pays pauvres. De plus, elles sont gérées de manière discrétionnaire par les pays riches. On emploie l’expression 1 dollar = 1 voix pour caractériser leur mode de gestion, c’est-à-dire le nombre de voix est déterminé par le montant investi dans le capital de ces institutions. Ainsi, avec 17 % des voix, les Etats-Unis disposent d’un droit de veto qui leur permet de bloquer toute décision qu’ils jugent non conforme à leurs intérêts.

Dans ce contexte, la refonte du système monétaire international paraît s’imposer à plus d’un titre. En effet, avant 1971, le système monétaire international fonctionnait sur la base de la convertibilité du dollar en or. Le métal jaune était, pendant des millénaires, le seul garant de la valeur de la monnaie. Celle-ci était fixée par rapport à une quantité d’or donnée. La masse totale des billets en circulation devait correspondre à la quantité d’or détenu par le Trésor du pays émetteur de ces billets. De la sorte, le billet de banque était plus fiable dans la mesure où la contre-valeur en or était garantie, d’où le terme fiduciaire qui renvoie au mot ‘‘confiance’’. Le 15 août 1971, s’est produite la plus grande escroquerie de l’histoire. Cette escroquerie avait pour auteur le président Richard Nixon. Lorsque les banques centrales se sont rendu compte de la nécessité de convertir leurs dollars en or, elles se présentèrent au Trésor américain. Mais celui-ci était pratiquement dans l’impossibilité d’échanger les quantités de dollars qui lui étaient présentées. Il fallait donc trouver une solution : l’inconvertibilité du dollar en or. Cette décision fut prise unilatéralement par le président Nixon. C’est un peu l’histoire du débiteur insolvable qui supprime son créancier pour s’en débarrasser. L’or, malgré sa valeur intrinsèque liée à sa nature propre, n’a désormais plus de valeur légale. Il devient une simple marchandise. En d’autres termes, on a substitué à la valeur d’une monnaie naturelle inaltérable et inimitable une monnaie factice sans aucune valeur si ce n’est la valeur du papier qui la représente. Dès lors on peut faire tourner à pleine vitesse la planche à billets ; on peut dire que l’économie mondiale repose sur un jeu de hasard dont la faillite peut intervenir à tout moment. Le DTS (droit de tirage spécial) est un leurre, c’est une monnaie virtuelle qui ne peut jamais remplacer l’or. Même en tant que telle, les réserves en DTS ne représentent qu’une part infime de la liquidité internationale. En bref, même en supposant que le DTS ait une valeur quelconque, il est de loin inférieur à la masse monétaire qu’il est censé garantir.

C’est pourquoi la monétisation de l’or s’avère absolument indispensable pour la bonne santé de l’économie mondiale.

Les événements du 11 septembre représentent un tournant dans l’histoire contemporaine. C’est une calamité tant pour les Etats-Unis que pour les musulmans dans le monde qui deviennent l’objet d’agressions et d’attaques tout azimut. Ces attentats sont déplorables. Comment ne pas s’indigner face à ces actes horribles qui ont causé la mort de plusieurs milliers d’innocents, y compris des centaines de musulmans ? Certains considèrent que ces attentats sont à l’origine de la fracture entre l’islam et l’occident. C’est absolument inexact. Ces attentats n’ont fait qu’attiser une animosité, peut-être moins déclarée, qui existait déjà contre l’islam et les musulmans. Quoi qu’il en soit, l’Amérique en tant qu’Etat de droit n’aurait pas dû répondre à l’horreur par l’horreur et au terrorisme par un terrorisme plus cruel. Contrairement aux individus incontrôlés et irresponsables qui pensent ne rien perdre en usant de la violence, les Etats sont régis par des règles, des principes, des conventions et des lois. Quand on a affaire à des fous ou à des hors-la-loi, faut-il que l’Amérique devienne comme eux et massacrer des innocents ? La riposte a été très brutale et mal ciblée puisqu’elle a visé des dizaines de milliers d’innocents en Afghanistan. Washington ne devait pas recourir à la force. S’il est du droit du gouvernement américain de punir les auteurs de ces attentats, il est aussi de son devoir de baser sa riposte sur des faits prouvés afin que des innocents ne soient pas injustement pris pour cible. C’est pourquoi de nombreux pays européens ont appelé à éviter les amalgames et la politique de ‘‘déploiement démesuré de la force et de la répression.’’

De plus, ces attentats ont été impudemment exploités par certaines dictatures contre les droits et les libertés. C’est le cas des régimes arabes qui ont pris prétexte de ces événements pour mater leurs opposants. D’un point de vue métaphysique, les événements du 11 septembre sont chargés d’enseignements d’une grande utilité pour les hommes. C’est un peu comme le Tsunami version différente. Ils constituent un avertissement et un rappel à l’ordre adressé aux puissances. Ces événements ont rappelé au monde qu’il n’y a pas de puissance hormis la puissance de Dieu. Cela signifie que l’Amérique, si puissante qu’elle puisse être, n’est pas au-dessus de toute atteinte et qu’elle peut être frappée en plein cœur de sa puissance militaire et économique. C’est aussi une punition divine contre une puissance qui se complait dans l’arrogance, le péché et le crime depuis des siècles. Dieu dit dans le Coran : « Tel est le châtiment de Ton Seigneur quand Il frappe les cités lorsqu’elles sont injustes. Son châtiment est bien douloureux et bien dur. » s11, v102

Les attentats du 11 septembre sont une réaction divine aux injustices commises par les Etats-Unis à travers le monde. Les Américains ont exterminé des populations entières pour s’approprier leurs terres ; ils ont massacré des dizaines de millions d’Indiens, envahi la moitié du Mexique, saccagé les régions des Caraïbes et d’Amérique Centrale, envahi Haïti et les Philippines non sans commettre des massacres à chaque invasion. Ils ont tué plus de cinq cents mille Japonais à Hiroshima et Nagasaki, quatre millions en Corée, deux millions au Vietnam ; pendant la deuxième guerre du Golfe, ils ont tué des dizaines de milliers d’Irakiens et imposé un embargo qui a causé la mort de plus d’un million d’enfants irakiens. Ils ont déclenché la guerre contre le Nicaragua qui a fait plus de cinquante mille victimes, au Panama, au Chili, en Iran, en Afrique ils n’ont pas hésité à soutenir militairement et financièrement des régimes dictatoriaux qui ont perpétré des génocides, appauvri des peuples, détruit des pays et des cultures. Les Etats-Unis ont soutenu le régime d’Apartheid en Afrique du Sud qui a provoqué la mort de centaines de milliers de personnes. Ils ont soutenu la Turquie contre l’opposition Kurde, bilan : 350 villes et villages détruits et des centaines de milliers de victimes. Washington apporte un soutien inconditionnel à Israël qui sème la terreur en Palestine depuis des décennies.

Fort de ce soutien, l’Etat hébreux poursuit sa politique d’occupation sur fond de massacres et de destruction au quotidien. Les soldats israéliens n’hésitent pas à bombarder une population sans défense, à tirer des obus sur des femmes et des enfants aux mains nues. Plus de 95 veto américains bloquent des sanctions décidées par l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité des Nations Unies contre Israël.

Ils ont poussé Saddam Hussein à faire la guerre au peuple iranien, fraîchement sorti d’une dictature millénaire ; une guerre injuste qui a fait près d’un million de victimes et des dégâts matériels considérables. Les bases militaires américaines au Koweït, au Qatar, en Arabie Saoudite, constituent une profanation des lieux saints de l’Islam et une menace permanente contre le monde musulman.

Partout où les Américains sont intervenus, ils ont semé le désordre, la désolation et la mort. C’est le cas du Liban, de la Somalie, du Rwanda, de l’ex-Zaïre, de la Bosnie, etc. Ramzi Klark, ancien secrétaire d’Etat à la justice, qualifie de catastrophe la politique extérieure des Etats-Unis. Ils ont enlevé, assassiné, destitué des dirigeants intègres qu’ils ont remplacé par des dictateurs corrompus qui ont mis les potentialités et les richesses de leurs peuples entre les mains des Américains. L’Amérique est le Pharaon du siècle qui veut s’arroger les attributs de la divinité pour dominer le monde et l’asservir. Or, il n’est pas étonnant que l’agresseur soit un jour agressé.


Notes

[1] Les faiblesses de ces idéologies viennent du fait qu’elles se fondent sur des critères purement matériels. Les problèmes économiques et sociaux sont traités indépendamment des valeurs spirituelles, de la prédisposition naturelle de l’homme, de ses attributs culturels, de son comportement. Leur but principal est l’augmentation des richesses. Ces idéologies ont des conceptions étroites de la vie et de la nature humaine, une vision exclusivement matérialiste du monde et des sociétés, sous-estimant, hiérarchisant, discriminant, voire méconnaissant la culture et la religion de l’autre. Tandis que le capitalisme privilégie les intérêts de l’individu au détriment de la société, le socialisme privilégie les intérêts de la société au détriment de l’individu. Parmi les failles du capitalisme, on peut citer le pouvoir de l’argent, l’individualisme, l’impérialisme, les inégalités sociales. Quant aux failles du socialisme, elles consistent notamment dans un excès de collectivisation ne laissant que peu de place à la propriété privée, alors que celle-ci relève d’un penchant naturel de l’homme. De plus, au nom de l’Etat-providence, le socialisme a fabriqué des populations d’assistés et de fonctionnaires, « des irresponsables en masse » qui ont financièrement ruiné la collectivité. On peut prendre l’exemple de l’Algérie pour démontrer le fiasco de l’expérience socialiste. Les coopératives et les comités de gestion n’ont guère fonctionné régulièrement en raison de l’incompréhension par les travailleurs du concept de propriété collective. Est-ce une simple question de manque de sensibilisation ? La réponse n’est qu’en partie affirmative. Ces derniers géraient très mal les biens des unités dont ils avaient la charge, ils agissaient comme si ces unités ne leur appartenaient pas : ils volaient le bétail, le produit, le matériel de la coopérative ou l’endommageaient sciemment parfois pour la simple raison de bénéficier de quelques jours de congé. De la sorte, ils se sabotaient eux-mêmes sans le savoir. On ne doit pas oublier non-plus que les socialistes au pouvoir n’ont point hésité à priver de liberté ceux qui ne pensent pas comme eux. En matière de liberté, il faut reconnaître que les libéraux sont plus tolérants et plus respectueux des droits et des libertés que les socialistes. Mais dans un autre registre, les socialistes sont plus humains, plus généreux et plus modestes que les libéraux. En tout état de cause, les deux systèmes ont démontré leur impuissance, leur incapacité à assurer à l’homme l’idéal auquel il aspire. En effet, le socialisme semble plus clément et plus avantageux pour l’homme que le capitalisme. Ce qui a fait dire à certains de ses partisans que les défauts du socialisme sont davantage imputables à une mauvaise application qu’à l’idéologie elle-même. En conséquence, mis à part les inconvénients susmentionnés, on peut dire que le socialisme est de loin préférable au capitalisme, plus particulièrement en terme de justice sociale.

[2] L’échec du socialisme universel : http://www.delivrance-info.com/eche.... Cette assertion de la part du Front national, c’est étonnant.

[3] l est question notamment des conflits meurtriers qui déchirent l’Afrique. Loin de nous l’idée de nier la diversité, nous pensons seulement que de tels conflits n’ont guère de place dans une Afrique unie.

[4] communiqué de presse de l’Assemblée Générale de l’ONU du 12 octobre 1999, AG/EF/264, voir aussi veganimal : www.veganimal.info/article.p...

[5] même source que la précédente : AG/EF/264 du 12 octobre 1999

2 Messages de forum

  • 1.2 La faillite des systèmes 16 novembre 2009 03:22

    DE NATAN QORIQ : combien vos paroles sont empreintes de vérité Maître Simozrag ! Les USA ont semé le vent ils ont récolté la tempête ! Un vieux proverbe chinois dit : "Si tu sèmes du chiendent ne t’attends pas à récolter du riz" ! Après le massacre des indiens, celui des noirs avec l’esclavage, Nagasaki, Hiroshima, la Corée, le Vietnam, la Palestine, l’Iraq et l’ingérence des usa dans le monde entier, la Punition fut à la hauteur des méfaits commis par ce pays ! L’on dit que l’on juge l’arbre à ses "fruits" !

  • 1.2 La faillite des systèmes 15 décembre 2009 11:50, par s

    DE NATAN QORIQ : les USA ont été bâtis, comme vous le dites si bien maître SIMOZRAG, sur des millions de morts : les "amers"-indiens, les noirs, les japonais, les vietnamiens, les irakiens, les afghans, les iraniens et palestiniens, etc, etc ! Ce pays de l’homme blanc me fait penser aux nazis d’Hitler ! Hélas en Occident les USA font la loi, ils sont donc la loi ! MAIS AUX YEUX D’ALLAH TOUTES CES NATIONS NE SONT QUE FETUS DE PAILLE ET LE VENT DE LA TOURMENTE A VENIR BALAYERA TOUTE CETTE MECHANCETE !