1.3.2 Les défis du monde musulman : la Pauvrété

Publication en ligne : mardi 5 juillet 2005, par Maître Simozrag

1.3.2 La pauvreté

Le monde musulman connaît le taux le plus élevé de pauvreté malgré l’énorme richesse qu’il possède. Un seul pays, l’Arabie Saoudite, recèle plus du tiers des réserves mondiales en hydrocarbures. Les plus riches de la planète sont des musulmans. La grande partie des capitaux déposée en Amérique et en Europe appartient aux musulmans.

Le PIB de tous les pays de la Ligue arabe est inférieur à celui de l’Espagne ; le tiers des Arabes vivent avec moins de deux dollars la journée ; les statistiques prévoient plus de 25 millions de chômeurs à l’orée de l’an 2010 ; environ 51% des jeunes arabes ont exprimé leur volonté d’émigrer, notamment en direction des pays européens ; et enfin, seulement 1,6% des citoyens arabes ont accès à Internet, ce qui est, de loin, inférieur même par rapport à certains pays de l’Afrique noire.

Compte tenu des richesses fabuleuses d’une part et des injonctions de l’islam concernant l’aumône légale, le partage et le don d’autre part, on peut affirmer que la pauvreté est un phénomène étranger et inexplicable dans le monde musulman. Ce fléau est tout simplement dû au non-payement de la zakât qui constitue l’un des cinq piliers fondamentaux de l’islam. La zakât régulièrement distribuée, pourrait à elle seule enrayer la pauvreté en terre d’Islam. Malheureusement, les systèmes politiques ne veulent pas entendre parler de cette ressource susceptible de faire revivre l’islam politique qu’ils font tout pour combattre en terre d’islam. Pour eux, l’islam au pouvoir signifie la fin de leur règne. [1]

Si en matière de répression, l’Etat manifeste une fermeté et une présence constante, il n’en est pas de même des autres secteurs vitaux comme la santé, l’éducation, l’agriculture. La privatisation des entreprises a mis des millions d’ouvriers à la porte. La suppression des subventions destinées à l’agriculture, aux denrées de première nécessité, au secteur sanitaire et social, à l’éducation sont autant de mesures qui ont plongé les masses dans la misère et la pauvreté. l’Etat abandonne les secteurs de l’économie qui deviennent le domaine des multinationale opérant dans le cadre du marché mondial incontrôlé. C’est là une nouvelle forme de domination coloniale ; les états deviennent des simples commis, des agents à la solde de l’étranger ; leur souveraineté est battue en brèche. Leur rôle consiste désormais à protéger les intérêts étrangers sur leurs territoires et à dégager des ressources pour payer la dette extérieure. Ce qui est plus révoltant est le fait que les prêts octroyés par le FMI aux pays musulmans avec des taux d’intérêts élevés proviennent pour une grande partie des fonds musulmans.

L’Arabie Saoudite est membre du conseil d’administration du FMI étant donné le grand nombre de parts qu’elle possède dans cet organisme, de même, les capitaux arabes investis ou déposés dans les banques et les institutions financières occidentales rejoignent un circuit financier qui alimente le FMI et d’autres organismes bailleurs de fonds. C’est dire que la pauvreté et la misère sociale d’un milliard de musulmans sont provoquées par la richesse que détient une poignée de musulmans.


Notes

[1] Certains pays comme l’Algérie tentent de lever la zakât ; mais la majorité des citoyens doutent de la légalité du payement de cet impôt religieux entre les mains d’un pouvoir en guerre contre l’islam.