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1.3.4 Les défis du monde musulman : La dictature et l’impunité

Publication en ligne : mardi 5 juillet 2005, par Maître Simozrag

1.3.4 La dictature et l’impunité

Dans l’ensemble des pays arabes et dans beaucoup de pays musulmans sévit une impitoyable dictature maintenant lesdits pays dans une situation en net décalage par rapport au progrès enregistré dans les domaines de la démocratie et des droits humains.

Les prisons regorgent de détenus politiques. La torture est pratiquée dans de nombreux pays malgré les cris d’alarme des ONG de défense des droits de l’homme. Inexistantes dans certains pays, les élections sont entachées de fraude dans la plupart des pays en question.

L’état des libertés civiles et politiques est déplorable : mise au pas de la presse, absence ou restriction drastique des libertés d’opinion et d’expression. Ce qui réduit presque à néant, nous l’avons déjà vu plus haut, la production scientifique et littéraire. Les droits économiques et sociaux sont tout bonnement bafoués.

Le rapport du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), publié en juillet 2004, fait état des graves atteintes aux droits de l’homme au Maghreb et au Moyen-Orient où les autorités, sous prétexte de lutte antiterroriste, ont accentué la répression. Il précise : les Etats arabes « ont enregistré le niveau de liberté le plus bas du monde à la fin des années 90 ». A partir d’une série d’indicateurs sur les libertés civiles, les droits politiques, l’indépendance des médias, etc, le Pnud a classé le monde arabe « en dernière place, derrière toutes les autres régions du monde ».

Bien que les auteurs des crimes les plus graves soient poursuivis et jugés dans de nombreux pays, les criminels du monde musulman continuent à se vautrer dans l’impunité. Non pas que l’Etat leur garantit la protection, mais ils s’assurent eux-mêmes cette protection du fait que l’Etat, c’est eux, il est considéré comme leur propriété privée. Ils font les lois, organisent la justice de manière à ce qu’elle dépende d’eux, instaurent leur propre immunité et impunité, celles de leurs familles, de leurs amis et de leurs agents (les agents de l’Etat).

Citons par exemple les propos du chef de l’Etat algérien qui, dans un discours devant le peuple, a rassuré en termes à peine voilés les génocidaires et les bourreaux du peuple que nul ne peut les atteindre avant de passer par son corps : « J’ai dit qu’avant de toucher à l’armée, il faudra passer sur mon corps ».

Les crimes perpétrés dans le monde musulman ne constituent pas seulement une violation des droits et des libertés, ils portent également atteinte à la culture, à la souveraineté et à l’intégrité des territoires. Les bases américaines implantées dans les pays musulmans n’ont pas pour seul objectif la lutte contre le terrorisme.