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2- Le destin n’est pas synonyme de fatalité

Publication en ligne : jeudi 18 août 2005, par Maître Simozrag

2- Le destin n’est pas synonyme de fatalité

Une grossière confusion existe malheureusement entre la notion de destin et celle de fatalisme qui est en fait étrangère à l’islam et dont on accuse injustement celui-ci. Le terme fatalisme est un terme latin, formé sur la racine « fatum », qui désigne en latin le « destin ». D’après l’encyclopédie française, le « fataliste » est celui qui croit à une nécessité fatale, c’est-à-dire exclusive de toute liberté et s’imposant irrémédiablement à l’homme. Alors que, bien avant l’islam, le fatalisme fut, par excellence, la doctrine stoïcienne : « Toutes choses ont lieu selon le destin ; ainsi parlent Chrysippe au traité du destin, Posidonius au deuxième livre du destin, Zénon et Boéthus au premier livre Du destin » [1]

Ensuite, cette même doctrine s’est vue confirmée par la parole de Jésus Christ qui affirme : « Pas un passereau ne tombe à terre sans la volonté de mon père » Mt 10. 29

Les musulmans qui ont introduit le fatalisme dans l’Islam étaient sans doute influencés par ces doctrines et les philosophies Hindoues et persanes sur le fatalisme et le renoncement.

Les fatalistes disent si notre sort est fixé indépendamment de nos efforts et de notre activité, à quoi bon se donner de la peine. A l’instar de Cicéron qui a jugé inutile qu’un malade appelle un médecin pour le soigner étant donné que sa guérison ou sa non-guérison est déjà fixée par le destin. (Cicéron, Traité du destin, XIII)

Les Omayyades tuaient les musulmans et attribuaient leurs actes au commandement de Dieu. Leurs crimes trouvaient à l’époque des justifications dans les fatwas de savants ach’arites.

La doctrine fataliste a même servi d’alibi aux confréries soufis pour s’opposer à toute résistance au colonialisme qui était considéré comme un destin et qu’il serait inutile, voire un sacrilège de le combattre, car ce serait combattre la volonté de Dieu.

Ainsi, le fatalisme sert d’alibi à de nombreux méfaits, tels les actes immoraux qu’on attribue à la volonté de Dieu. L’homme, disent-ils, n’a aucun pouvoir propre, il est contraint par le destin et la volonté de Dieu et cette contrainte lui ôte toute responsabilité. « Si le destin est cause de mes actes, comment pourrais-je en être tenu pour responsable », prétend le fataliste. Ce n’est pas moi qui agis, dit-il, c’est Dieu. « Le coupable, ce n’est pas moi, mais Zeus et le destin, qui m’ont déterminé à agir ainsi »

Le Coran rapporte les propos des polythéistes qui se servent du même prétexte pour justifier leur idolâtrie et leurs péchés :

« Ceux qui ont associé diront : « Si Allah avait voulu, nous ne lui aurions pas donné des associés, nos ancêtres non plus et nous n’aurions rien déclaré interdit. » s6 v148

Un autre verset affirme :

« Et ils disent : « Si le Miséricordieux avait voulu, nous ne les aurions pas adorés ». Ils n’en ont aucune connaissance ; ils ne font que se livrer à des conjectures » s43 v20

D’autres encore tentent d’attribuer à Dieu la responsabilité de leurs turpitudes :

« Et Quand ceux-ci commettent une turpitude, ils disent : « C’est une coutume léguée par nos ancêtres et Dieu nous l’a ordonné. » Dis : « Allah ne commande point la turpitude. Dites-vous contre Allah ce que vous ne savez pas ? » s7 v 28

L’Islam est pourtant à l’opposé du fatalisme. A propos des soins, par exemple, le Prophète (PSL) a toujours recommandé aux musulmans de se soigner avec des médicaments.

Un homme dit à ce dernier : « J’ai vu les gens de Perse épouser leurs filles et leurs sœurs, quand on leur dit pourquoi faites-vous cela ? Ils disent : C’est le Décret et le Destin de Dieu, le prophète (PSL) lui répondit : « Il y aura dans ma communauté ceux qui diront la même parole, et ce sont les mages (majous) de cette communauté »

On a présenté un ivrogne au Calife Omar ibn al-Khattab qui ordonna de lui appliquer la peine : l’ivrogne dit  : Par Allah, O Emir des croyants, c’est Dieu qui m’a prescrit cela ; le Calife dit : « appliquez-lui deux fois la peine, une fois pour avoir bu du vin, et une fois pour avoir forgé un mensonge contre Dieu »

Un homme demanda l’avis du Prophète s’il devait attacher sa chamelle ou s’en remettre à Dieu, le Prophète lui dit : « Attache-la et confie-toi à Dieu » Hadith rapporté par Tirmidhi


Notes

[1] Diogène Laërce, Vies, Doctrines et sentences des philosophes illustres, VII, 149 in l’Encyclopédie française.

3 Messages de forum

  • 2- Le destin n’est pas synonyme de fatalité 16 mars 2013 15:03, par Her back

    Bonjour, Je voudrais savoir s’il était possible de changer son destin par la methode d’interprétation des rêves :par exemple on peut citer le pouvoir du prophète Joseph qui grâce a son pouvoir d’interprétation des rêves a pu changer le destin du roi La deuxième méthode est celle utilisée pas les savants musulmans. Le prophète Mohammed avait la capacité de prédire l’avenir de chaque enfant selon son jour de naissance lunaire. Ainsi par exemple, un enfant né le vendredi est destiné à être un savant,Par la même occasion, ce jour révèle la sourate talismanique de l’enfant et le sacrifice à faire soit pour bénéficier de ce don, soit pour dissiper l’effet de ce don car parfois, l’enfant né sous une mauvaise étoile et est alors destiné à un sort mauvais.

    Pour notre enfant né le vendredi,la sourate talismanique est la sourate 87 « a’ala » dite le très haut. Le sacrifice de cet enfant est un coq blanc et 7noix de cola. Si on veut aller plus loin, on peut calculer le jour lunaire de naissance de l’enfant. Ce jour nous révèle alors si cet enfant sera riche, malchanceux, bon commerçant, malheureux dans sa vie, grand chnaceux, un guide, un homme politique ou mourra à l’étranger. Etc. Tout est dit dans le diagnostique mystique. Que pensez vous de ceci, peux t’on modifier vraiment son destin ?

    • ALMAMYO C’est une très bonne question qu’il a posé mais malheureusement notre maître a refusé de répondre et la le maître crée un gros trou de doute dans les cœurs des africains car nous ici nous sommes de toutes les 4 points cardinaux de ces pratiques partant des imams jusqu’aux marabouts. Merci de parler maître ?

  • Maître Salam ç’est Almamyo. Maître s’il vous plaît répondez moi correctement sur ce point : VOICI CE QUE UN VOYANT ME PROPOSE : Votre Bilan Divinatoire contient bien d’autres enseignements qui vont changer votre vie :

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    Que faire maître car vraiment la situation est très difficile chez nous.