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3. Authenticité des Livres saints

Publication en ligne : jeudi 22 mai 2008, par Maître Simozrag

La Bible est-elle la parole de Dieu ? Avant de répondre à cette question lancinante, étudions d’abord les livres composant la Bible, leur origine, leurs auteurs et leur authenticité. D’emblée, il est nécessaire d’affirmer que nous ne possédons aucun original des livres de la Bible ; les originaux sont perdus, il n’en reste que des copies. Les savants de la Bible sont unanimes pour reconnaître cette réalité. Voici un résumé de leur déclaration :

« On ne possède aucun original des livres de l’Ancien Testament, mais seulement des copies, les manuscrits. Les plus anciens manuscrits hébreux complets qui ont été conservés datent du neuvième ou du dixième siècle après J.C. Ils reproduisent un texte traditionnel, que des savants juifs, les « Massorètes » ont soigneusement inventorié pour s’assurer qu’il ne subirait pas de changement. Comme à leur époque l’hébreu biblique était devenu depuis longtemps une langue morte, comprise seulement des spécialistes, ils ont muni le texte de signes facilitant la lecture, en particulier de marques indiquant les voyelles et la ponctuation. Du même coup ils fixaient définitivement la manière de comprendre les phrases...Le texte dont se sont occupés les Massorètes avait déjà bénéficié du travail d’un autre groupe de savants, les Docteurs de la loi à la fin du premier siècle de notre ère. Ceux-ci avaient constaté que les manuscrits dont ils disposaient n’étaient pas strictement identiques. Pour remédier à cet inconvénient ils établirent un texte officiel, en procédant par comparaison de quelques manuscrits existants. Après quoi ils firent détruire les manuscrits non conformes au texte qu’ils avaient retenu.

En 1947 cependant on a retrouvé près de la mer morte quelques manuscrits antérieurs au travail des Docteurs de la loi (les textes de Qumrân). D’autre part le Pentateuque samaritain de même que certaines versions anciennes, version grecque dite des Septante, certaines versions araméennes ou Targoums, attestent un état du texte plus ancien. On a pu constater que les différences avec le texte traditionnel étaient pour la plupart de faible portée. Mais dans certains cas, ces formes plus anciennes du texte proposent un sens plus clair...

En ce qui concerne le TEXTE du Nouveau Testament, on se trouve devant le même problème global que pour l’Ancien Testament : connaître le libellé original, alors qu’on ne possède que des copies, les manuscrits. Le travail des spécialistes est cependant beaucoup plus avancé que pour l’Ancien Testament. Il a bénéficié de plusieurs facteurs favorables. D’abord les manuscrits dont on dispose sont, dans le temps, plus proches de l’original : les plus anciens manuscrits complets datent en effet du quatrième siècle après J.C, mais on possède de nombreux fragments plus anciens. Ensuite ces manuscrits sont beaucoup plus nombreux : on en compte plus de 5000.

Pour obtenir la copie exacte d’un original on peut recourir aujourd’hui à la photocopie. Mais les meilleurs copistes humains sont inévitablement sujets à des défaillances : l’attention la plus soutenue finit par se relâcher. Malgré un travail remarquablement soigné les copistes anciens n’ont pu éviter les fautes. Or chacune d’elles était enregistrée par le copiste suivant. On ne saurait donc s’étonner que les nombreux manuscrits bibliques présentent des différences. » [1]

Il faut ajouter à ces difficultés l’ignorance quant à l’origine de ces textes ainsi qu’à leurs auteurs.

Le Pentateuque attribué à Moïse n’est pas de Moïse selon les dires des savants. Dans l’introduction au Pentateuque (Bible de Jérusalem), il est écrit : « Le Pentateuque serait la compilation de quatre documents, différents par l’âge et le milieu d’origine mais tous très postérieurs à Moïse. »

Il en va de même pour les autres livres de l’Ancien Testament de Josué jusqu’à Malachie. Nous n’avons aucune certitude sur l’identité de leurs auteurs ni sur la date de leur composition.

Les savants affirment que plusieurs étapes ont précédé la fixation par écrit des textes de la Bible, mais qu’il n’y a pas de données sûres sur lesdites étapes.

Le Docteur Robert Kehl écrit dans Die Religion des modernen Menschen (La Religion des Hommes Modernes) :

« La plupart des partisans de la Bible ont le credo naïf que la Bible existait toujours sous la forme sous laquelle ils la lisent aujourd’hui. Ils croient que la Bible contenait toujours toutes les sections qui sont trouvées dans leur copie personnelle de la Bible. Ils ne savent pas - et la plupart d’entre eux ne veulent pas savoir - que pendant environ 200 ans les premiers Chrétiens n’avaient aucune ’Ecriture sainte’ sauf l’Ancien Testament et que même le canon de l’Ancien Testament n’avait certainement pas été établi dans les jours des premiers Chrétiens, que les versions écrites du Nouveau Testament ont seulement surgi tout à fait lentement, que pendant une longue période de temps personne n’a rêvé de considérer ces écrits du Nouveau Testament comme l’Ecriture Sainte, qu’avec le passage du temps la tradition est apparue de lire ces écritures aux congrégations, mais que même alors personne n’a rêvé de traitement d’elles comme des Ecritures Saintes avec le même statut que l’Ancien Testament, que cette idée est d’abord arrivée aux gens quand les différentes factions dans le christianisme se battaient l’une contre l’autre et ils ont senti le besoin d’être capables de se conforter avec quelque chose d’imposé, que de cette façon les gens ont seulement commencé à considérer ces écrits comme l’Ecriture Sainte environ en 200 ap. J.-C. » [2]

En ce qui concerne les évangiles canoniques, le plus ancien témoignage existant sur leur composition est celui de Papias, évêque de Hiérapolis, en Phrygie, qui composa vers 130 une « Interprétation (exégèse) des oracles du Seigneur », en cinq livres. Cet ouvrage est perdu depuis longtemps, mais l’historien Eusèbe de Césarée en a rapporté les deux passages suivants : « Et l’Ancien disait : Marc, qui fut l’interprète de Pierre, a soigneusement mis par écrit tout ce dont il se souvenait, sans toutefois respecter l’ordre de ce qui fut dit ou accompli par le Seigneur. En effet, ce n’est pas le Seigneur qu’il avait entendu ou accompagné, mais Pierre, plus tard, comme je l’ai dit. Celui-ci agissait selon ce qu’exigeait son enseignement et non comme s’il voulait donner l’ordonnance des oracles du Seigneur. »

Selon Papias, Matthieu aurait écrit son évangile en Hébreu, puis son œuvre aurait été traduite en grec. Il faut souligner que la formule trinitaire n’existe pas dans l’original hébreu de l’évangile de Matthieu alors qu’elle y est sur la copie grecque (Mt 28.19). [3]

Une chose est sûre : les textes de la Bible ont été plusieurs fois remaniés. Il n’existe aucun évangile qui soit rédigé par un apôtre ou un témoin oculaire de la vie de Jésus. Le ouie dire est la seule information de base ayant servi à la rédaction des écrits baptisés « Evangiles ».

Les plus anciens manuscrits utilisés actuellement sont le Sinaïticus, en provenance du monastère Sainte-catherine du Sinaï et le Vaticanus. Datés du milieu du IVe siècle, les deux documents sont truffés d’erreurs. On y a dénombré plus de « 16 000 corrections manuelles attribuées à sept copieurs-traducteurs différents. Certains passages ont même été, au fil du temps, changés trois fois pour être en fin de compte, remplacés par des textes complètement différents. » Mr. Friedrich Delitzsch, auteur d’un dictionnaire d’ancien hébreu, et éminent spécialiste de la Bible a détecté plus de 3 000 erreurs graves dans ces textes appartenant pourtant au canon de l’Eglise Catholique.

St Jérôme, au IVe siècle, se plaignait encore de la falsification et du mélange des Écritures. Le pape le chargera au demeurant de les " harmoniser " dans une version latine.

Dans son célèbre ouvrage : "Foi en la résurrection, résurrection de la foi" (1974), le Père Kannengiesser écrit : « il ne faut pas prendre au pied de la lettre les faits concernant Jésus rapportés par les Evangiles qui ne sont que des œuvres de circonstance ou de combats [dont les rédacteurs ...] consignent par écrit les traditions de leurs communautés concernant Jésus ».

Robert Kehl de l’université de Zurich écrit encore  : « Fréquemment le même passage a été ’corrigé’ par un correcteur dans un sens et ’recorrigé’ immédiatement dans le sens opposé par un autre, en fonction des vues dogmatiques de telle ou telle école théologique. En tout cas, un texte complètement chaotique et une confusion irrémédiable ont déjà surgi par suite des corrections individuelles’, mais même plus par des corrections délibérées. »

Le Père Jean Schorer, conseiller spirituel pendant plusieurs années à la Cathédrale Saint-Pierre de Genève, a conclu que la théorie de l’inspiration divine de la Bible est « en une telle contradiction avec la base de connaissance la plus basique, élémentaire de la raison humaine normale et est si évidemment réfutée par la Bible elle-même, que seulement des personnes ignorantes la défendraient, tandis que seulement les gens complètement exempts de n’importe quelle sorte de culture la croiraient. »

Les savants de la Bible ont étudié la Bible de long en large et sous plusieurs aspects : littéraire, historique, scientifique, archéologique. Dans tous les cas, ils ont tiré des conclusions mettant gravement en cause la crédibilité de la Bible. A ce sujet, l’encyclopédie britannique dit :

« Il est devenu clair que ces livres ne contiennent pas toutes les vérités ; et celles que ces livres contiennent ne sont pas toutes réelles. » [4]

Ce qui est grave est le fait que les chrétiens n’accordent aucune importance à l’authenticité ; pour eux les Ecritures sont inspirées de Dieu quelles que soient les manipulations dont ils firent l’objet. Ce qui signifie au final que même les falsifications seraient inclues dans l’œuvre de l’inspiration divine.

Ils refusent d’admettre que la Bible soit entachée d’une quelconque erreur, assurant que « la Bible, tout entière, est un livre inspiré...La Bible, c’est la Parole de Dieu adressée aux hommes, c’est le Verbe écrit de Dieu...L’Ecriture dans la mesure même où elle devenait ainsi la Parole de Dieu était « préservée de toute erreur ».  [5]

La commission biblique, dans une décision du 18 juin 1915, a conclu : « Ce que l’auteur sacré affirme, énonce, insinue, doit être regardé comme affirmé, énoncé, insinué par l’Esprit Saint. »

Si les Ecritures étaient inspirées par Dieu comme prétendent les chrétiens, il n’y aurait pas autant d’erreurs et de contradictions. Dans les Ecritures, il y a certes la Parole de Dieu directement révélée ou inspirée ; cette parole est disséminée dans la Bible, mais il y a aussi la parole des hommes sans inspiration ou sous l’inspiration de Satan. N’est-il pas écrit dans 1 Chroniques 21.1 que Satan excita David à faire le dénombrement d’Israël. Apparemment, Satan semble avoir pris part, par insinuation ou par d’autres moyens, à l’élaboration de la Bible. En effet, la Bible renferme trois catégories de paroles : une Parole divine dictée ou inspirée de Dieu, une parole humaine sans inspiration et une parole d’inspiration satanique. Pour illustrer notre propos, nous donnons des exemples concernant les trois catégories de paroles, mais seulement quelques exemples limités à certains versets, donc non exhaustifs. Il est à noter que nous considérons comme Parole divine l’inspiration par l’Esprit Saint.

3.1 Exemples de Parole divine dictée ou inspirée par Dieu dans la Bible :

« Qu’ai-je affaire de la multitude de vos sacrifices ? dit l’Eternel, je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux ; je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs. Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de souiller mes parvis ? Cessez d’apporter de vaines offrandes [...] Vos mains sont pleines de sang, lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions ; cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l’opprimé ; faites droit à l’orphelin, défendez la veuve » Esaïe 1.11-17

« Tu ne tueras point. Tu ne commettras point d’adultère, Tu ne déroberas point, Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain. » Dt 5.17-20

« Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain » Ex 20.17

« Tu n’opprimeras point ton prochain » Lv 19.13

« Au bout de trois ans, tu sortiras toute la dîme de tes produits pendant la troisième année, et tu la déposeras dans tes portes. Alors viendront le Lévite, qui n’a ni part ni héritage avec toi, l’étranger, l’orphelin et la veuve, qui seront dans tes portes, et ils mangeront et se rassasieront, afin que l’Éternel, ton Dieu, te bénisse dans tous les travaux que tu entreprendras de tes mains. » Dt 14.28, 29

« S’il y a chez toi quelque indigent d’entre tes frères, dans l’une de tes portes, au pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu n’endurciras point ton coeur et tu ne fermeras point ta main devant ton frère indigent. Mais tu lui ouvriras ta main, et tu lui prêteras de quoi pourvoir à ses besoins. Garde-toi d’être assez méchant pour dire en ton coeur : La septième année, l’année du relâche, approche ! Garde-toi d’avoir un oeil sans pitié pour ton frère indigent et de lui faire un refus. Il crierait à l’Éternel contre toi, et tu te chargerais d’un péché. Donne-lui, et que ton coeur ne lui donne point à regret ; car, à cause de cela, l’Éternel, ton Dieu, te bénira dans tous tes travaux et dans toutes tes entreprises. Il y aura toujours des indigents dans le pays ; c’est pourquoi je te donne ce commandement : Tu ouvriras ta main à ton frère, au pauvre et à l’indigent dans ton pays. » Dt 15.7-11

« Tu ne boiras ni vin, ni boisson enivrante, toi et tes fils avec toi, lorsque vous entrerez dans la tente d’assignation, de peur que vous ne mouriez : ce sera une loi perpétuelle parmi vos descendants, afin que vous puissiez distinguer ce qui est saint de ce qui est profane, ce qui est impur de ce qui est pur. » Lévitique 10.9

« L’Eternel parla à Moïse et dit : Parle aux enfants d’Israël, et tu leur diras : Lorsqu’un homme ou une femme se séparera des autres en faisant voeu de naziréat, pour se consacrer à l’Eternel, il s’abstiendra de vin et de boisson enivrante » Nombres 6.1-3

« La prostitution, le vin et le moût, font perdre le sens. » Osée 4.11

« Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. » Mt 5.44

« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force...Tu aimeras ton prochain comme toi-même » Mc 12.30,31

« Mon bon maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? Il lui répondit ; Pourquoi m’appelles-tu bon ? Il n’y a qu’un seul bon : c’est Dieu. Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements. Lesquels ? lui dit-il. Et Jésus répondit : Tu ne tueras point ; tu ne commettras point d’adultère ; tu ne déroberas point, tu ne diras point de faux témoignage ; honore ton père et ta mère ; et : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Le jeune homme lui dit : J’ai observé toutes ces choses ; que me manque-t-il encore ? Jésus lui dit : Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens, et suis-moi » Matthieu 19.16-21 ; Luc 18.18-22

3.2 Exemples de parole humaine sans inspiration :

En commençant son évangile par ‘‘ Très honorable Théophile’’, Luc admet qu’il n’écrivait pas sous l’inspiration de l’esprit saint, mais seulement pour des motifs personnels, comme il disait : « puisque beaucoup ont entrepris de composer un récit des événements [...] Il m’a paru bon, à moi aussi, après m’être soigneusement informé de tout à partir des origines, d’en écrire pour toi un récit ordonné, très honorable Théophile. »

Il en est de même pour les passages suivants :

« Viens au plus tôt vers moi ; car Démas m’a abandonné...Salue Prisca et Aquilas, et la famille d’Onésiphore. Eraste est resté à Corinthe, et j’ai laissé Trophime malade à Milet. Tâche de venir avant l’hiver. Eubulus, Pudens, Linus, Claudia, et tous les frères te saluent. » 2Timothée 4.9,19-21

« Lorsque je t’enverrai Artémas ou Tychique, hâte-toi de venir me rejoindre à Nicopolis ; car c’est là que j’ai résolu de passer l’hiver. » Tite 3.12

« Timothée, mon compagnon d’oeuvre vous salue, ainsi que Lucius, Jason et Sosipater, mes parents- Je vous salue dans le seigneur, moi Tertius qui ai écrit cette lettre- » Romains 16.21-22

« Quand tu viendras, apporte le manteau que j’ai laissé à Troas chez Carpus, et les livres, surtout les parchemins. Alexandre, le forgeron m’a fait beaucoup de mal. » 2Timothée 4.13,14

« Ne continue pas à ne boire que de l’eau ; mais fais usage d’un peu de vin à cause de ton estomac et de tes fréquentes indispositions » 1Timothée 5.23

3.3 Exemples de parole d’inspiration satanique :

« Le roi ne demande point de dot ; mais il désire cent prépuces de Philistins, pour être vengé de ses ennemis. » 1 Samuel 18.25

Cette exigence cruelle et humiliante ne saurait émaner de Dieu le Clément, le Miséricordieux.

Il en est de même des ordres de destruction et de massacres

« Maudit soit celui qui éloigne son épée du carnage ! » Jérémie 48.10

« Alors tu frapperas du tranchant de l’épée les habitants de cette ville, tu la dévoueras par interdit avec tout ce qui s’y trouvera, et tu en passeras le bétail au fil de l’épée » Deutéronome 13.15

« Tu en feras passer tous les mâles au fil de l’épée...Tu ne laisseras la vie à rien qui respire... » Deutéronome 20.13-16

« Ils brûlèrent la ville et tout ce qui s’y trouvait » Josué 6.24

« Et ils dévouèrent par interdit, au fil de l’épée, tout ce qui était dans la ville, hommes et femmes, enfants et vieillards, jusqu’aux boeufs, aux brebis et aux ânes. » Josué 6.21

« Heureux qui saisit tes enfants et les écrase sur le roc » Psaume 137.9

« Tuez, détruisez les vieillards, les jeunes hommes, les vierges, les enfants et les femmes » Ezéchiel 9.6

« Et tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, bœufs et brebis, chameaux et ânes »1Samuel 15.3

« Vous frapperez toutes les villes fortes et toutes les villes d’élite, vous abattrez tous les bons arbres, vous boucherez toutes les sources d’eau, et vous ruinerez avec des pierres tous les meilleurs champs. » 2Rois 3.19

« Il (David) fit sortir les habitants, et les mit en pièces avec des scies, des herses de fer et des haches ; il traita de même toutes les villes des fils d’Ammon » 1Chroniques 20.3

« Leurs petits enfants seront écrasés, et l’on fendra le ventre de leurs femmes » Osée 13.16

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » Matthieu 28.19

« Il prit ensuite une coupe ; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous » Marc 14.23

Ces propos ne sauraient être inspirés par Dieu pour la simple raison que d’une part, Dieu n’aime pas la destruction et les massacres ; Il n’ordonne pas une chose et son contraire.

Il a dit : « Tu ne tueras point » Dt 5.17

Et Il a dit : « Sauf pour une juste raison, ne tuez point la vie que Dieu a rendu sacrée » Coran, s17 v33

D’autre part, Dieu a ordonné qu’on célèbre Son unicité, par exemple : Ecoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l’unique Seigneur (Mc 12.29). Par conséquent, toute parole consistant à Lui associer le Fils et le Saint Esprit ne saurait émaner de Lui. Il en est de même pour ce qui concerne les boissons enivrantes.

Il est difficile d’admettre que Jésus buvait du vin et le tolérait, alors que le vin, comme on vient de le voir, est interdit aux prêtres, aux évêques, aux sacrificateurs et à plus forte raison aux Prophètes. (Lv 10.9 ; Nb 6.1-3)

Lorsque l’ange annonça à Zacharie la naissance de Jean Baptiste, il mentionna comme qualité de l’enfant, entre autres, le fait "qu’il ne boira ni vin ni liqueur enivrante" Luc 1.15

Or, comment se fait-il que Jean Baptiste s’interdit de boire le vin et Jésus se permettrait d’en boire ? Non, Jésus ne buvait pas du vin !

Il en résulte que la Bible est une mosaïque de textes d’époques, d’inspirations et d’origines diverses, mêlant la parole de Dieu à celle d’historiens, de poètes, de juges, de rois, de prophètes, d’apôtres ; on y trouve aussi des récits légendaires, des traditions tribales, des chansons publiques, « la sagesse des anciens, leurs paroles, leurs œuvres, leurs conduites et les événements historiques importants » (Cf. Encyclopédie américaine).

En revanche, le Coran est tout à fait différent. Le Coran est la Parole exclusive de Dieu dictée au Prophète Mohammed par l’Ange Gabriel. Au fur et à mesure de la révélation des versets coraniques qui s’est échelonnée sur une période de 23 ans, le Prophète les apprenait par cœur et chargeait ceux de ses compagnons lettrés de les noter par écrit. Ils les notaient tout en les apprenant par cœur. Le prophète récitait le Coran chaque ramadan devant l’Ange Gabriel dont il vérifiait l’intégrité. En plus, le Coran était récité au cours des cinq prières quotidiennes et des prières nocturnes du Ramadan. Tous ces facteurs ont permis sa conservation, tant dans les mémoires que sur des supports matériels. De là, on comprend la promesse de Dieu concernant la protection du Coran :

« En vérité, c’est Nous qui avons révélé le Coran et c’est Nous qui en assurons l’intégrité » (s15 v9)

Il convient de noter que les hadiths (propos et actes du Prophète) dont la codification n’était officiellement entamée qu’après la mort du prophète représentent une œuvre tout à fait distincte du Coran.

Il existe un mur infranchissable entre le Coran et les hadiths. Il n’y a rien du Coran qui ressemble aux hadiths de même qu’il n’y a rien des hadiths qui ressemble au Coran.

Aussi, est-il permis d’affirmer que le Coran est incomparable en terme d’authenticité. On peut tenter une comparaison entre les évangiles et les hadiths du prophète. Néanmoins, là aussi, on va trouver des particularités propres aux hadiths les différenciant nettement des évangiles. Il s’agit des efforts des savants musulmans ayant consisté à séparer les faux des vrais hadiths ; En principe, le hadith fait autorité car le Prophète était inspiré par Dieu : « et il ne prononce rien sous l’effet de la passion ; ce n’est rien d’autre qu’une révélation inspirée » s53 v3,4

Il est de ce fait la deuxième source de droit après le Coran.

Il se trouve néanmoins que des gens malintentionnés ont forgé des faux hadiths en les attribuant au Prophète (Paix et salut sur lui). Ainsi, des milliers de faux hadiths ont été recensés. D’autres hadiths, bien qu’authentiques à l’origine, ont été déformés plus ou moins inconsciemment par les narrateurs. C’est la raison pour laquelle les savants de l’islam se sont mobilisés pour expurger les hadiths. Ils ont déployé des efforts gigantesques pour purifier les propos du Prophète et les débarrasser des faussetés et des additions qui s’y étaient greffées. Ils ont mis plusieurs siècles à faire ce travail de séparation entre le vrai hadith authentique et le faux hadith ou le hadith douteux et apocryphe. Pour ce faire, une science appropriée a été mise en place avec des principes, des méthodes et des procédés extrêmement efficaces. Il s’agit de méthodes d’analyse, de vérification, de comparaison de textes des hadiths, des chaînes des narrateurs, du premier narrateur -qui est en principe un compagnon du Prophète- jusqu’au dernier. L’histoire n’a jamais connu une entreprise aussi laborieuse et d’une aussi grande précision que celle des spécialistes des hadiths, dits ‘‘mouhaddiths’’. Il fallait étudier pour chaque hadith les versions, les rapporteurs, les dates de transmission, le niveau d’instruction des rapporteurs, leurs maîtres, leurs disciples, leur conduite, leur âge, il fallait comparer les hadiths, chercher la moindre faille, le moindre défaut ; la moindre différence avec le style du Prophète (p) ou avec un autre hadith ou avec un précepte du Coran, peut invalider le hadith. Ce travail d’épuration et de tri n’a pas eu lieu chez les juifs et les chrétiens. Il ne suffit pas de déclarer apocryphe un écrit ou un document. D’ailleurs, il est absurde d’écarter un évangile entier sous prétexte du seul doute à propos d’une information ou d’un enseignement. Il se peut que cet écrit ou cet évangile déclaré apocryphe contient des vérités qui n’existent pas dans les évangiles canoniques. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé en écartant des évangiles contenant beaucoup de vérités sur le message de Jésus et les événements qu’il a vécus. L’épuration doit s’effectuer à l’intérieur de chaque évangile, de chaque écrit et de chaque épître, en vérifiant par collation les versets, les expressions et même les mots. Les musulmans n’ont laissé aucune chance à un faux hadith de passer. La moindre contradiction d’un rapporteur, l’oubli, le comportement indécent d’un rapporteur, le mot qu’il ajoute pour une raison ou pour une autre est un motif de disqualification du hadith et de son rapporteur. Le hadith est rejeté ou considéré comme faible lorsqu’il est rapporté par une chaîne unique de narrateurs, ou lorsqu’il contredit un événement historique connu, ou s’il calomnie un des compagnons, ou s’il paraît absurde et illogique ou s’il contredit les enseignements de l’islam ou s’il rapporte un événement dont le déroulement n’aurait pas échappé à la connaissance de plusieurs, ou s’il porte sur une futilité incompatible avec le sérieux du Prophète ou si le style du hadith ne reflète pas l’éloquence du Prophète, ou s’il promet une grande récompense pour une action infime ou un grand châtiment pour une chose simple, insignifiante ou s’il attribue le châtiment et la récompense non pas à Dieu mais à des prophètes et des messagers.

Ainsi, les savants du hadith ont posé les normes définissant les conditions d’acceptation du hadith. Ces normes ont constitué et demeurent les meilleurs outils si l’on peut dire épistémologiques que l’humanité n’ait jamais connus.


Notes

[1] Bible TOB : Introduction à la Bible

[2] Laura Knight-Jadczyk : Vérité ou mensonge. Source en ligne : http://quantumfuture.net/fr/truth_o...

[3] The Jewish Roman World of Jesus, Dr James, Dr Tabor 1999 Christian origins and the new testament

[4] Encyclopédie britannique 1960, Vol.2, p.501, cité par Ahmad abdel-wahab, in Dialogue transtextuel entre le christianisme et l’islam, Centre Abaâd, Paris 1987, p.56

[5] Ligue catholique de l’Evangile : Introduction générale (Bible)

9 Messages de forum

  • Bonjour,

    « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit » Matthieu 28.19

    Pourriez vous nous donner la version hébraïque de ce passage ci.., ? merci

    • > 3. Authenticité des Livres saints 29 mai 2008 02:57, par Maître Simozrag

      Bonjour,

      Matthieu 28.19 n’existe pas en hébreu classique. Il n’existe qu’en hébreu moderne dont voici la traduction :

      לכו ועשו לתלמידים את כל הגוים וטבלתם אתם לשם האב והבן ורוח הקדש׃

      Il faut rappeler que ce passage a été ajouté ultérieurement. Il n’a jamais existé dans l’Evangile de Matthieu écrit initialement en hébreu et traduit en grec.

      • Bonjour,

        Pardonnez moi d’insister mais je n’ai pas bien saisi : Mat 28.19 n’existe pas ou existe mais ds la forme que vous nous donnez(en hébreu) ? dans ce cas quelle est sa traduction en Français classique svp ? merci.

        • > 3. Authenticité des Livres saints 29 mai 2008 17:30, par Maître Simozrag

          Bonjour,

          Vous m’avez demandé la version en hébreu de Matthieu 28.19, la voici :

          Matthew 28:19 Hebrew Bible לכו ועשו לתלמידים את כל הגוים וטבלתם אתם לשם האב והבן ורוח הקדש׃

          La traduction en français est la même que celle qui figure dans toutes les Bibles en Matthieu 28.19.

          • Il est souhaitable qu’une personne parmi les utilisateurs du forum nous indique ce que dit exactement le passage de Matthieu 28.19 en hébreu.

      • > 3. Authenticité des Livres saints 9 novembre 2009 06:13

        DE NATAN QORIQ : bonjour maître Simôzrag. Pouvez vous me dire précisément d’où vient la tradition de l’apôtre Serges crucifié à la place de Jésus. Merci

        • > 3. Authenticité des Livres saints 9 novembre 2009 07:51, par Maître Simozrag

          Bonjour Natan, Cette tradition est citée par Ibn Kathir dans son livre ’’Tafsir al Qur’an’’, commentaire du verset 157 de la Surate 4 (les Femmes) d’après Ibn Ishac, ainsi que par At-Tabari, toujours d’après Ibn Ishac, dans son commentaire du même verset.

          En voici le lien pour l’édition électronique de (Tabari) : http://quran.al-islam.com/Tafseer/D...

          Concernant Ibn Kathir, l’édition électronique ne semble pas complète. Par contre, dans l’édition papier, on trouve ce nom de Serges (en arabe Sergess) dans la page 545 du 1er Tome, 1ère édition arabophone Dar Al Injil, Beyrout 1991.

  • Authenticité des Livres saints 17 juin 2012 23:03, par DAVID

    Bonjour, Je suis Chretien catholique et ce que vous dites en Matthieu 28.19 qui n’existe pas en hébreu classique est tres interessant ou puis je trouver ou verifier cette information ?

    • Authenticité des Livres saints 18 juin 2012 04:34, par Maître Simozrag

      Bonjour,

      Je vous invite à consulter les ouvrages suivants :

      The Jewish Roman World of Jesus, Dr James, Dr Tabor 1999 Christian origins and the new testament