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Les écoles juridiques et leur philosophie(1)

Publication en ligne : dimanche 18 septembre 2011, par Maître Simozrag

Introduction

Les écoles juridiques sont le reflet de la richesse du droit islamique et la preuve de sa souplesse, de sa flexibilité.

Rappelons que le droit islamique est l’ensemble des lois et des règles destinées à régir les rapports des hommes entre eux et leurs rapports avec Dieu.

Ces lois et ces règles sont édictées par Dieu dans le but d’assurer à l’homme, à tous les hommes le salut et le bien-être ici-bas et dans l’au-delà. Le droit islamique est donc essentiellement d’origine divine, même si les hommes participent à son élaboration par l’effort d’interprétation qu’on appelle l’ijtihad.(2)

Elle prend sa source du Coran et de la Sunna.(3) On ne saurait mieux connaître les écoles juridiques sans passer en revue les pratiques juridiques qui ont donné lieu à la formation de ces écoles.

1-Genèse du droit islamique

1- Époque du Prophète

Le droit islamique a pris naissance avec la mission du Prophète Mohammed (Paix et Salut sur lui).

Dès le début de la révélation du Coran, le Prophète s’est mis à l’expliquer et à appliquer ses enseignements sur tous les plans de la vie humaine.

A cette époque, les problèmes posés aux musulmans trouvaient leurs solutions soit directement dans la révélation, soit dans les actes ou les propos du Prophète (Paix et Salut sur lui).

Certains versets du Coran étaient révélés spécialement en réponse à certaines questions. Par exemple :

« Ils t’interrogent sur le vin et le jeu de hasard. Réponds-leur : Dans l’un comme dans l’autre, il y a un grave péché et quelques avantages pour les hommes, mais le péché est plus grand que les avantages qu’on peut en tirer » s2 v219

« Ils t’interrogent sur les orphelins. Réponds-leur : « Leur faire du bien est une bonne action » s2 v220

« Ils t’interrogent sur les menstrues. Réponds-leur : C’est une souillure. Tenez-vous à l’écart de vos femmes durant cette période ; n’ayez point de rapports charnels avec elles tant qu’elles ne se sont pas purifiés » s2 v222

Allah ordonne aux musulmans de suivre le Prophète et de mettre en pratique ses enseignements :

« Prenez ce que le Prophète vous donne et abstenez-vous de ce qu’il vous interdit » s59 v7

« Obéissez à Dieu et au Prophète afin de bénéficier de la grâce divine » s3 v132

« Ô vous qui croyez ! Obéissez à Dieu et à Son Prophète » s8 v20

« Obéissez à Dieu et à Son Prophète ! Ne vous disputez pas, sinon vous fléchirez et perdrez votre force » s8 v46

« Celui qui obéit au Prophète, obéit en fait à Dieu » s4 v80

Il ressort de ces versets que les propos et les actes du Prophète constituent une législation pour les musulmans. Leur obéissance à Dieu implique leur obéissance au Prophète.

En plus de l’explication par la parole, le Prophète fit usage d’autres moyens pour expliquer les dispositions et les préceptes du Coran, à savoir l’acte, le geste, l’approbation par le silence.

Le Prophète faisait lui-même l’ijtihad et l’apprenait à ses compagnons. Il montrait aux musulmans comment faire les ablutions, comment prier, comment accomplir les rites du pèlerinage, leur disant :

« Apprenez de moi vos rites »,

« Priez comme vous m’avez vu prier ».

Avant que le Prophète ne quitte ce monde, la construction de l’édifice juridique était parfaitement achevée. Le Coran en fait état dans ce verset :

« Aujourd’hui, j’ai parachevé pour vous votre religion, et accompli sur vous Mon bienfait. Et J’agrée l’islam comme religion pour vous. » s5 v3

Dans le même contexte, le Prophète a dit :

« Je vous ai légué deux choses, si vous y tenez, vous ne vous égarerez jamais : le Livre d’Allah et ma Sunna », une autre version dit :

« le Livre d’Allah et ma famille » C’est dire qu’au décès du Prophète, la religion était accomplie dans tous ses aspects.

En matière de législation, l’époque du Prophète s’est caractérisée par le Coran et la Sunna. L’ijtihad du Prophète s’inscrit dans le cadre de la Sunna, il ne pouvait constituer une source de législation séparée de la Sunna.

2- Époque des compagnons du Prophète

En dépit des difficultés énumérées ci-après, l’époque des compagnons va contribuer à l’essor de la législation islamique par l’adjonction de deux sources subsidiaires importantes, à savoir le consensus (ijma’) et l’opinion (ray).

A la mort du Prophète ( Paix et Salut sur lui), comme nous l’avons mentionné plus haut, existait un corpus juridique parfaitement accompli mais à l’état brut.

Il fallait donc un effort d’ijtihad pour en extraire les règles pouvant servir de solutions aux problèmes posés, cela d’une part.

D’autre part, une partie de la Sunna n’était pas connue de tout le monde du fait qu’elle n’était pas encore entièrement codifiée.

Il faut ajouter à ces difficultés, le fait que l’expansion de l’Islam a mis les musulmans devant des problèmes nouveaux qu’ils ne connaissaient pas auparavant.

De ce fait, ils se trouvèrent confrontés à une réalité sociale différente de la leur, ce qui les a obligés à recourir couramment à l’ijtihad. Ils n’avaient pas d’autres choix.

Signalons au passage que cette époque se caractérisait par le règne des Califes éclairés et leur contribution remarquable à l’enrichissement de la législation islamique.

Leur méthode consistait à rechercher la solution d’abord dans le Coran puis dans la Sunna.

A défaut de solution dans les deux sources, ils consultaient les compagnon pour rechercher un Hadith ou a défaut obtenir un consensus.

A défaut de consensus, ils demandaient l’avis des juristes et des savants parmi les compagnons avant d’adopter la solution idoine. D’où la naissance du consensus et de l’opinion lesquels, pour être valables, ne devaient en aucun cas contredire le Coran et la Sunna.

Dès cette époque, on va assister à l’apparition de deux grandes tendances juridiques : Ahl al-Hadith ( les gens du Hadith) au Hijaz (Arabie) et les gens de l’opinion (en Irak).

Il s’agit de deux méthodes d’interprétation des textes du Coran et de la Sunna : une méthode littérale qui consiste à s’en tenir au sens apparent du texte, cette méthode est celle des gens du Hadith.

Et une méthode consistant à rechercher l’esprit du texte afin d’en saisir le but et la finalité. Ces deux tendances vont former l’ossature de la plupart des écoles juridiques.

3- Époque des jurisconsultes

Cette époque se situe entre l’an 100 et 350 de l’Hégire, soit environ 722 et 1000 de l’ère chrétienne. Elle couvre la fin de la période du règne omeyyade et la première moitié de la période du règne abbasside.

Cette époque se caractérise par d’intenses activités juridiques et scientifiques. C’était l’âge d’or du fiqh.(4)

Les facteurs qui ont contribué au développement du droit et de la science sont notamment :

3-1 La liberté d’opinion. Le gouvernement n’était pas enfermé dans une doctrine déterminée de manière à favoriser une doctrine au détriment d’une autre ou à limiter le champ d’activité des scientifiques et des Faqih (juristes ou jurisconsultes).

3-2 L’extension de l’Etat islamique vers d’autres nations et d’autres civilisations. Cette extension a stimulé le développement de l’ijtihad à l’occasion de la recherche de solutions aux multiples problèmes posés aux Faqihs.

3-3 La richesse du patrimoine légué par l’époque des compagnons dont notamment les recueils d’exégèse et de fatwas (avis juridiques) des compagnons et de leurs disciples.

La codification de la Sunna qui a permis de faciliter la recherche dans ce domaine.

Cette période va connaître l’émergence d’une multitude d’écoles juridiques, chacune animée par la volonté de donner au précepte du Coran et de la Sunna l’interprétation la plus adéquate et la plus proche du sens : apparent selon les uns et réel ou profond selon les autres.

A l’époque des jurisconsultes, les sources de la législation étaient : le Coran, la Sunna, le consensus et l’opinion ou l’interprétation personnelle.

En effet la différence de leurs points de vue était aussi légitime qu’utile dans la mesure où elle a permis d’élargir l’éventail de solutions à certains problèmes.

D’autant plus que leurs divergences, si on peut les appeler ainsi, ne portent que sur des choses accessoires ; toutes les écoles sont d’accord sur les principes de base de la législation islamique.

Il s’agit en tous cas de simples divergences doctrinales qui n’ont aucune incidence sur l’unité et la cohésion de la communauté.

ll- Les écoles juridiques

Il existe plusieurs écoles juridiques dont les plus célèbres parmi les écoles sunnites sont l’école de Abu Hanifa, Malik, Achafei et Ahmad ibn Hanbal.

Ces écoles s’abreuvent d’une même source : le Coran et la Sunna. Elles se complètent et se rejoignent sur de nombreux points. Comme le dit le Hadith, leurs divergences, (celles des savants) est une miséricorde.

Soyouti a dit : « les divergences entre les écoles constituent un immense bienfait et une grande vertu […] Chez les anciens prophètes avant Mohammed, chacun d’eux apportait une loi religieuse et un commandement unique.

L’étroitesse de leur loi était telle qu’il n’y avait plus beaucoup de choix à propos des questions de détails lesquels sont largement prévus dans notre loi ».

1-1 Abu Hanifa : 80-150 H/ 703-767

Né à Koufa (Irak), réputé pour sa piété, sa sincérité et sa générosité. Il priait beaucoup la nuit et récitait le Coran.

On dit qu’il faisait la prière du Fajr avec les ablutions de Icha pendant quarante ans, preuve qu’il ne dormait pas la nuit.

Le Calife Marwan ibn Mohammed lui proposa le poste de ministre du Trésor, il refusa de crainte d’être complice des injustices du pouvoir. Abu Hanifa est le champion de l’opinion.

Il aimait associer ses étudiants à la réflexion et à l’analyse des textes. Il se distingue par sa méthode de déduction et d’extraction des dispositions légales. Il s’intéresse moins au sens apparent qu’à l’esprit et au sens profond des textes.

Il inventa le fiqh ‘‘taqdiri’’, hypothétique, consistant à supposer des hypothèses, des cas de figure qui ne s’étaient pas produits et imaginer des solutions.

Si cela arrive, quoi faire, s’interrogeait-il ? Sa doctrine est basée sur le Coran, la Sunna, le Consensus et l’analogie.(5)

Contrairement à Ibn Hanbal qui privilégie le Hadith faible à l’analogie (qiyas) et Achafei qui préfère le Hadith mursal(6) à l’opinion, Abu Hanifa privilégie l’analogie au Hadith même authentique quand il s’oppose à un autre Hadith.

C’est pour cela qu’il fut l’objet de vives critiques de la part des spécialistes du Hadith, arguant du fait que si l’on insiste sur la recherche d’un sens profond, on risque de devenir des législateurs, au lieu d’adorer Dieu en se conformant strictement au précepte.

La doctrine de Abu Hanifa est répandue en Irak, en Syrie, en Afghanistan, au Pakistan, en Iran, en Inde, en Turquie, en Guyane, à Trinidad, au Surinam, à l’île de la Réunion et une grande partie de l’Egypte.

1-2 Mâlik : 93-179 H / 717-801

Né à Médine et y étudia auprès des disciples des compagnons faqihs et spécialistes du Hadith. Sa qualité d’Imâm jurisconsulte et Mouhaddith (spécialiste du Hadith) est attestée par ses éminents maîtres.

Confit dans une piété ascétique, Mâlik était un homme modeste, bienveillant et plein d’amour pour le Prophète Mohammed (Paix et Salut sur lui). Il composa son célèbre ouvrage ‘‘al-mouattaa’’ à la demande du Calife Al-Mansour. On le citait comme exemple d’érudition dans une maxime qui dit : « Pas de fatwa à Médine tant que Mâlik s’y trouve ».

Le Calife Al-Mansour voulut imposer ‘‘al-mouatta’’ comme ouvrage officiel de référence, mais l’Imâm refusa.

Mâlik se distingue par son appui sur la pratique des compagnons, parfois appelés : gens de Médine.

Il pensait que la pratique des compagnons devait être annexée à la Sunna. C’est pour cela que son livre ‘‘al-mouattaa’’ contient à côté des hadiths des verdicts des compagnons.

Il y voyait une preuve solide et une branche de la Sunna. Il considère que le compagnon, soit il a appliqué un jugement qu’il tient du Messager de Dieu, soit la situation se prêtait à l’ijtihad et l’ijtihad du compagnon découle de sa clairvoyance acquise grâce à l’éducation qu’il avait reçue du Prophète (psl).

Sa doctrine est basée sur le Coran, la Sunna, la pratique des habitants de Médine, l’analogie, le consensus.

D’après Mâlik, le consensus se limite aux gens de Médine. Cette formule : ‘‘ L’opinion qui fait l’objet d’un consensus chez nous’’ revient souvent dans sa bouche. Il entend dire : ‘‘l’opinion qui fait l’unanimité à Médine sans divergence’’. Un hadith contredit par la coutume des Médinois est rejeté par Mâlik.

Sa doctrine est appliquée au Maghreb, au Mali, au Nigeria, au Tchad, au Soudan, au Koweït, au Qatar, au Bahrein et dans les zones rurales Égypte.

1-3 Achafei : 150-204 H/ 769-820

Son nom est Abdullah Mohammed ibn Idriss né Gaza en Palestine, il grandit comme orphelin de père à la Mecque.

Achafei est réputé pour avoir initié la science des fondements du Fiqh. Son œuvre ‘‘Riçala’’ où il développe les règles et les méthodes de déduction et d’interprétation ne cesse de faire l’admiration des juristes et des Faqihs à l’échelle de la planète.

Achafei était un homme d’un très bon caractère, généreux, courageux et d’une intelligence rare. Ahmad ibn Hanbal qui était l’un de ses disciples, témoigne : « Achafei était le plus faqih du monde en matière de Coran et de Sunna »

Il se distingue par sa lecture littéraliste du Coran s’il n’est pas contraint à l’interprétation.

Il admet le Hadith ahaad (à chaîne unique ou restreinte) et tient le mursal pour authentique.

Sa doctrine est basée sur le Coran, la Sunna, le consensus, l’analogie.

Pour Achafei, le consensus est celui des compagnons, puis dans les générations suivantes, le consensus des savants religieux de la communauté, ce qui, dans la pratique, est assez difficile à réaliser. Achafei écarte l’opinion (le ray).

Il a écrit un livre intitulé : ‘‘l’invalidation de l’istihsan’’ (l’istihsan est le jugement préférentiel, c’est en quelque sorte l’intime conviction). Il considère cette méthode comme étant une manière de légiférer.

A la différence de Mâlik, il ne tient pas compte de la coutume des gens de Médine. Il critique la méthode des hanafites consistant à exiger la célébrité de certains Hadiths comme condition de validité.

Achafei a élaboré deux doctrines. Une en Irak (l’ancienne) et une en Égypte où il revient sur certaines positions.

Sa doctrine est répandue en Égypte, en Afrique orientale, en Indonésie, en Malaisie, en Thaïlande, en Somalie, au Kurdistan, aux Philippines et en Amérique du Sud.

1-4 Ahmad ibn Hanbal : 164-241 H/778-855

Son nom est Abu Abdullah Ahmad ibn Mohammed ibn Hanbal Achibani.

Né à Bagdad et y poursuit ses études fondamentales. Il se spécialise dans la science du Hadith dont il apprend des milliers par cœur.

Les savants lui reconnaissent l’intégrité et l’érudition en matière de Hadith. Ibn al-Madini (le Maître de l’Imâm Bukhari) a dit : « Allah a fortifié l’Islam avec deux hommes : Abu Bakr le jour de l’apostasie et Ibn Hanbal le jour de l’épreuve ».

Achafei a dit : « J’ai quitté Bagdad et je n’y ai pas laissé de plus pieux ni de plus savant que Ibn Hanbal ».

Il a écrit plusieurs ouvrages dont le plus célèbre est ‘‘al-Mousnad’’ qui contient quarante mille Hadiths.

L’Imâm Ahmad a vécu dans le dénuement le plus complet, tournant le dos aux plaisirs de la vie mondaine, ayant refusé les biens et les privilèges des hautes fonctions. Il fut persécuté et maltraité par le pouvoir abbasside en raison de son opposition aux théories sur « la création du Coran ».

Malgré la prison et la torture, l’Imâm n’a pas cédé d’un pouce. Ibn Hanbal se distingue par sa lecture littéraliste des textes du Coran et de la Sunna.

Il se méfiait de l’opinion et de l’analogie car selon lui, ces deux méthodes avaient ouvert la porte à « l’hérésie mou’tazilite source d’innovations et de division de la communauté ».

En écartant l’opinion et l’analogie, Ibn Hanbal a été accusé de « fossiliser la jurisprudence dans l’imitation aveugle du passé de plus en plus décalé par rapport aux réalités environnementales, ce qui a fait apparaître l’Islam comme une religion plutôt socialement rétrograde alors qu’elle était à la pointe du progrès social durant la mission du Prophète ».

Sa doctrine est basée sur le Coran, la Sunna, la tradition des compagnons, même d’un seul compagnon pourvu qu’elle ne soit pas l’objet de contestation, enfin l’analogie en cas d’extrême nécessité.

Pour lui, le consensus est devenu impossible après l’époque des compagnons en raison de la dispersion des savants à travers le monde.

Sa doctrine est appliquée officiellement en Arabie Saoudite et dans certains pays du Golfe.

Il existe une multitude d’autres écoles, certaines ont disparu, d’autres existent encore. Nous n’avons pas jugé utile de les présenter par souci de concision.

1-5 Causes des divergences

Les divergences des écoles juridiques ont essentiellement pour causes :

a) La différence de compréhension de certains textes du Coran et de la Sunna par les uns et les autres.

Cette différence de compréhension est due en partie au caractère imprécis de certains textes et en partie à la richesse de la langue arabe qui offre plusieurs possibilités de compréhension de sorte qu’un même verset ou un même Hadith peuvent recevoir des interprétations différentes.

b) La différence des méthodes de raisonnement et d’interprétation des textes.

Nous l’avons déjà mentionné, certains savants s’attachent à l’esprit, d’autres à la lettre du texte.

c) La différence d’appréciation du Hadith utilisé comme preuve juridique (dalil).

Faut-il se baser sur les seuls Hadiths authentiques ? Peut-on prendre en considération les Hadiths faibles, les Hadiths mursal (détaché ou sans attache) ?

d) Dans les cas où un Hadith s’oppose à un autre, si les deux sont authentiques, on admet que l’un d’eux abroge nécessairement l’autre. Or quel est l’abrogeant et quel est l’abrogé ?

e) Il peut y avoir des différences d’appréciation entre tel acte ou telle parole du Prophète. Avaient-ils simple valeur de conseil ou bien s’agit-il d’un ordre ou d’une norme impérative ?

Les réponses à ces questions diffèrent d’une école à l’autre.

1-6 Exemples de divergences

Concernant la Zakât du bétail, le Hadith dit : « Chaque quarante moutons donner un mouton ».

Les littéralistes exigent le don d’un mouton. Par contre, les tenants de l’opinion recherchent le sens profond du précepte.

Pour eux, le but du législateur est de venir en aide aux pauvres, peu importe que ce soit un mouton ou sa valeur en argent ou autre. Ils laissent le choix au propriétaire de quarante moutons de donner, soit un mouton, soit son prix.

Concernant le délai d’attente à observer par les femmes divorcées : Le verset 228 de la Surate al-Baqara (la vache) dit :

« Et les femmes divorcées doivent observer un délai d’attente de trois « quru » Le terme « quru » a deux significations : les menstrues et/ou les périodes de pureté.

Achafei, Ibn Hanbal et Malik optent pour la signification : périodes de pureté. Abu Hanifa l’entend dans le sens des menstrues, le délai d’attente est donc moins long chez Abu Hanifa et plus long chez les trois autres.

A propos de la prière funéraire, il existe plusieurs versions d’un Hadith concernant la prière pour le mort, de sorte que certains l’admettent dans la mosquée et d’autres la rejettent.

En réalité, la prière mortuaire dans la mosquée est permise sauf si le corps est en décomposition. Le prophète lui-même a fait la prière pour Suhail ibn Baïdhâ dans la mosquée.(7)

A travers cet exposé succinct, il apparaît que le Coran et la Sunna sont les deux sources communes à toutes les écoles sauf que certaines d’entre elles, telle l’école d’Abou Hanifa, n’admet que le hadith authentique, alors que d’autres comme l’école d’Ibn Hanbal privilégie le hadith faible à l’analogie ou celle d’Achafei qui préfère le hadith mursal à l’opinion.

En ce qui concerne les autres sources, Abou Hanifa privilégie l’ijtihad en l’absence de consensus, tandis que Achafei, Mâlik et Ibn Hanbal ne recourent à l’Ijtihad qu’en cas d’extrême nécessité. C’est-à-dire en l’absence de consensus lequel est limité aux gens de Médine pour Mâlik, aux compagnon pour Achafei et Ibn Hanbal.

Quant à la raison sur laquelle s’appuient les écoles chiites, ce n’est rien d’autre que l’ijtihad et ses deux principales composantes, à savoir l’opinion et l’analogie.

III-Précisions terminologiques : les titres wahabites, sunnites, chiites, tidjanis

Y a t-il un rapport entre ces titres et les écoles juridiques ? A priori, non. Il n’ y a aucun rapport. Aucun de ces titres ne traduit le nom d’une quelconque école. Examinons ces titres un à un :

a) Qui sont les wahabites ? Ce sont les partisans du mouvement de réforme initié par Mohammed ibn AbelWahab.(8) Par extension, ce mot s’applique à l’idéologie officielle de l’Arabie Saoudite et à ses partisans à l’intérieur du pays et dans le monde.

Le wahabisme n’est pas une école juridique. Mohammed ibn Abdel Wahab est un Saoudien, de rite hanbalite qui a combattu l’hérésie qui s’est installée dans son pays au 18e siècle.

Parmi les manifestations de cette hérésie, on peut citer le maraboutisme, la sorcellerie, le culte des saints, le pèlerinage des tombeaux, des arbres et des grottes, les danses mystiques, etc.

Mohammed ibn Abdel Wahab mit sur pied un mouvement qui a renoué avec le concept du Tawhid (unicité de Dieu) et purgé la religion des fausses croyances et des pratiques hérétiques.

Les partisans de ce mouvement sont accusés de fanatiques interprétant à l’excès certains concepts de la religion, notamment celui du chirk (associationnisme). Ce qui explique les rivalités entre eux et les confréries soufies et les Chiites.

b) Sunnite est un terme désignant celui qui se conforme à la Sunna. En principe tous les musulmans sont sunnites, du fait qu’ils pratiquent leur religion conformément à la Sunna du Prophète (Paix et Salut sur lui).

La qualité de musulman est subordonnée non seulement à sa croyance en la Sunna, mais aussi à l’application de celle-ci. Celui qui ne se conforme pas à la Sunna n’est pas musulman.

Cela étant, le mot sunnite fut, par glissement de sens, l’objet d’un emploi sectaire. Il est souvent utilisé par opposition au mot ‘‘chiite’’. Ce qui lui donne une connotation conflictuelle pour ne pas dire péjorative.

Conflictuelle, parce qu’elle s’oppose à un groupe de musulmans appelés chiites en raison de leur ralliement au camp de l’Imâm Ali.

Non seulement ce ralliement était légitime, parce que l’Imâm Ali en était digne et ayant agi avec juste raison, mais encore ce ralliement ne leur ôtait point la qualité de musulmans sunnites. Je ne rentre pas dans les détails des déviations étant donné que ces déviations existent dans les deux camps : sunnite et chiite.

c) Chiite : est un terme qui désigne les partisans de l’Imâm Ali. Lors des affrontements entre Mou’awiya (Gouverneur du Cham sous le Calife Uthmane, dissident sous le règne de Ali) et l’Imâm Ali, les partisans de Ali s’appelaient ‘‘Chi’a’’ qui signifie : clan, partisans. De là vient le mot chiite.

Les chiites sont présents en majorité en Iran, Irak, Bahrein et minoritaires dans plusieurs pays musulmans.

d) Tidjani est un titre d’appartenance à la confrérie tidjanie. Ce n’est pas un rite d’école juridique (madhab) ; A mon avis, il n’est pas incompatible avec l’adhésion à une école juridique.

On peut être de rite malikite, hanbalite, chafeite, hanafite et appartenir à la Tidjania. Aussi, n’est-il pas exclusif de la qualité de musulman sunnite.

Ce n’est pas le lieu de développer le bien-fondé ou non de la philosophie de cette confrérie.

Il faut néanmoins rappeler que la Tidjania a été créée à Fès vers 1790 par un Algérien nommé Ahmad Tidjani.

La Tidjania a rendu d’énormes services à l’Islam en assurant sa défense et sa promotion durant la triste période coloniale.

C’est grâce à Dieu, puis à cette confrérie que l’Islam s’est répandu en Afrique noire. Et c’est grâce à elle qu’il a pu survivre aux attaques coloniales.

En effet, ces appellations et ces titres s’inscrivent dans la nature des choses, c’est comme la répartition de l’humanité en nations et en tribus afin que les gens puissent s’identifier et se connaître.

Demain au Burkina, si ce n’est pas aujourd’hui déjà, on parlera certainement de Cerfistes et d’ Aeembistes pour indiquer la structure d’appartenance des frères, cela n’entame nullement la cohésion et la fraternité des deux groupes.

Le problème est que les musulmans ne sont pas conscients du fait que leurs ennemis utilisent ces titres comme outils de division et de discorde. Pire, avec ces mêmes titres, ils les dressent les uns contre les autres.

Conséquences : les affrontements entre sunnites et chiites en Irak, au Pakistan et ailleurs.

Les musulmans s’entretuent et leur sang coule partout dans le monde. Alors que Dieu leur dit dans plus d’un verset : vous êtes une seule communauté. Soyez unis ! Ne vous divisez pas ! Ne vous disputez pas !

« Certes, cette communauté qui est la vôtre, est une seule et même communauté, et Je suis votre Seigneur. ADOREZ-MOI » s21 v92 ; s23 v52

« Attachez-vous tous fortement au Pacte de Dieu et ne vous divisez pas « s3 v103

« Etablissez la religion et n’en faites pas un sujet de divisions » s47 v13

« Ne suivez pas l’exemple de ceux qui, après avoir reçu les preuves, se sont divisés et se sont opposés les uns aux autres. A ceux-là est réservé un châtiment exemplaire » s3 v105

Conclusion

L’unité des musulmans est une nécessité sociale et une exigence légale. Ces titres d’appartenance à des confréries ou structures caritatives, juridiques, politiques ou autres ne doivent en aucun cas empêcher l’unité de la communauté.

Ces structures ne sont que des cadres d’activités dans le but de servir la communauté. Le meilleur service que l’on doit rendre à la communauté est de préserver sa cohésion sociale et son unité.

Or, compte tenu du fait que ces titres ont tendance à devenir des facteurs de discrimination, de discorde, voire de guerres fratricides, il vaudrait mieux les abandonner, car Dieu ne nous interroge pas sur les appellations et les étiquettes, Il nous interroge sur la foi et les comportements :

« Dieu ne regarde ni vos corps, ni votre aspect extérieur, mais Il regarde vos cœurs et vos actions » (Muslim).

Etre wahabite ou tidjani n’a aucune valeur aux yeux de Dieu, ce qui compte ce sont les bonnes oeuvres, l’union et la concorde entre les hommes :

« Il n’y a rien de bon dans la plupart de leurs conciliabules, et les propos qu’ils s’y changent sont vains, sauf lorsqu’il s’agit d’ordonner la charité, le bien ou la concorde entre les hommes » s4 v114

Annexe :

1-Zaïd ibn Ali 80 -622 H/ 702-744

ZaIn ibn Ali ibn Husseil est le fondateur de l’école zaïdite. Celle-ci est une école chiite(9) mais très proche des écoles sunnites, notamment l’école hanafite. Né à Médine, Zaïd est l’un des arrière-petits-fils de l’Imâm Ali ibn Abi Talib.

Zaïd fut l’un des savants les plus renommés du Hadith. Un homme pieux, généreux et très courageux. Il fut assigné à résidence à Médine au temps des omeyyades.

Il s’est révolté contre le Calife omeyyade Hicham b. Abdul Malik et fut tué avec quatre cents de ses soldats lors d’une bataille qui l’opposa au Calife.

Sa doctrine est basée sur le Coran, la Sunna, les paroles de Ali, le consensus des compagnons, l’analogie, la raison, c’est-à-dire l’emploi de la raison par le savant dans la recherche de la preuve légale.

Les jugements et les déclarations de Ali ibn Abi Talib, qui ne sont pas seulement ses opinions personnelles sont considérés par l’Imâm Zaïd comme une partie de la Sunna.

Bien que Zaïd ne soit pas d’accord sur la Califat de Abu Bakr, Umar et Uthman, il le considère (le Califat) comme légitime car issu d’un consensus.

La doctrine zaïdite interdit l’imitation aveugle, obligeant toute personne compétente à l’Ijtihad afin d’extraire de la source islamique l’avis ou le jugement recherché.

En matière de dogme, la doctrine zaïdite ressemble à la doctrine mou’tazilite, mais elle s’oppose à cette dernière au sujet de l’imamat.

Pour les mou’tazilites, le successeur du Prophète (psl) est Abu Bakr et pour les Zaïdites Ali ibn Abi Talib.

La raison humaine est considérée par les mou’tazilites et certaines écoles chiites comme une source de droit islamique dans le cas où aucune source de celles susmentionnées n’est applicable.

Rappelons que Zaïd étudia avec Wassel ibn Ataa, le fondateur de l’école mou’tazilite où la raison occupe une place de choix.

La doctrine zaïdite est répandue en Irak et au Yémen.

2-Dja’far Assadik 80-148 H/700-768

Dja’far Assadek, un arrière-petit-fils de l’Imâm Ali, est le fondateur de l’école Dja’farite appelée aussi imâmite, Celle-ci est l’une des grandes écoles chiites.

Né à Médine, Dja’far Assadek est un grand savant et un homme de piété et de vertu. Parmi ses disciples, figuraient l’Imâm Abu Hanifa, l’Imâm Malik, l’Imâm Sofiane Ath-thawri, Sofiane ibn Uyayna et d’autres.

Sa doctrine est basée sur le Coran, la Sunna, le consensus (des Imâms) et la raison. Elle est répandue en Iran, au Pakistan, en Afghanistan, en Inde, en Irak, au Bahrein, en Arabie Saoudite.

La doctrine Dja’farite a de nombreux points communs avec les doctrines sunnites.


1- Résumé de la conférence organisée par le CERFI le dimanche 15/4/2007

2- L’Ijtihad signifie 1) littéralement : fournir un effort pour accomplir une chose difficile, 2) conventionnellement : fournir un effort pour comprendre une disposition légale et en déduire une solution à un problème juridique. C’est un procédé de réflexion, d’analyse et de comparaison en vue d’extraire d’un texte juridique une règle ou une solution à un problème posé.

3- tradition du Prophète : ses dires, ses actes et ses approbations

4- Doctrine, jurisprudence islamique

5- Il y a d’autres sources telles que l’Istihsân (le jugement préférentiel), l’Istislâh (l’intérêt général), le ‘Urf (la coutume) que je n’ai pas jugé utile de citer, ce serait entrer dans les détails du Fiqh.

6- Le Hadith mursal est le Hadith où il manque le maillon du compagnon dans la chaîne de transmission. Le Hadith est rapporté par un successeur. L’absence du compagnon met en doute la fiabilité du Hadith.

7- Fiqh Assunna Sayyid Sabiq, T1, 5° édition arabophone 1982, p 450

8- 1115-1206 H/1703-1795

9-Chiite est un mot qui désigne les partisans de l’Imâm Ali. Lors des affrontements entre Mou’awiya et l’Imâm Ali, les partisans de Ali s’appelaient ‘‘Chia’’ qui signifie : clan, partisans. De là vient le mot chiite.


5 Messages de forum

  • Salam alaykum, Que Dieu vous benisse ! Pouvez - vous m’eclairer sur les differences entre fiqh sunnite et fiqh chiite

    • Les écoles juridiques et leur philosophie(1) 26 septembre 2011 15:25, par Maître Simozrag

      wa alaikum assalam wa rahmatullah,

      La réponse à votre question peut faire l’objet d’un livre. La différence entre le fiqh sunnite et le fiqh chiite résulte de leurs divergences sur le sens de certains textes du Coran et de la Sunna, notamment :

      1-La succession du Prophète

      a)D’après les Chiites, la succession du Prophète (Paix et Salut sur lui) revient de droit à Ali ibn Abi Taleb (r), et les Sunnites l’auraient usurpé en désignant Abu Bakr (r) comme Calife.

      Les Chiites s’appuient sur certaines traditions, notamment le hadith du Prophète, connu sous le nom de Ghadir Khom (un lieudit entre la Mecque et Médine), qui dit : « celui dont je suis le maître, Ali sera son maître. Ô Mon Dieu, Sois l’Ami de celui qui lui vouera son amitié et l’Ennemi de celui qui lui déclarera son inimitié. Porte secours à celui qui lui porte secours et abandonne celui qui l’abandonne. »

      b)Les Sunnites, quant à eux, pour la plupart disent que le Prophète n’a désigné personne pour sa succession. Le Califat dépend exclusivement du choix de la communauté musulmane. C’est une question de consensus, abstraction faite des nombreux hadiths sur les vertus et les mérites des trois autres compagnons Abu Bakr, Umar et Uthmane, tout comme Ali d’ailleurs.

      Au sujet du hadith de Ghadir Khom susmentionné, les Sunnites contestent tant les circonstances que la formule et le sens du hadith.

      Ce désaccord a donné lieu à deux fiqh, le fiqh du texte pour les Chiites (fiqh annass) et le fiqh du choix pour les Sunnites (fiqh al ikhtiyar).

      2-L’infaillibilité des Imams

      Les Chiites considèrent comme infaillibles les douze imams descendants de la famille du Prophète, Fatima et Ali. Celui-ci étant le premier des douze imams infaillibles.

      Les Chiites s’appuient sur différents hadiths et versets du Coran pour justifier cette croyance, notamment le verset appelé ‘’ verset du tat-hir’’ (verset de purification) et le hadith dit du manteau ou de couverture :

      « Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô Gens de la Maison (du Prophète) et vous purifier totalement. » (Coran, s33 v33)

      Les divergences portent essentiellement sur deux points : a)-Qui sont Ahlu l’beit ? b)-Que signifie : tat-hir ou purification ?

      a)Les Chiites estiment que les gens de la Maison sont limités à cinq personnes : Le Prophète, Ali, Fatima, Hassan et Hussein.

      Les Sunnites considèrent que le verset (s33 v33) inclut les épouses du prophète. Selon eux, le contexte le prouve. Les versets avant et après le verset en question s’adressent aux épouses du prophète ; les chiites disent que le verset est révélé hors du contexte des versets parlant des épouses du Prophète, car linguistiquement le verset ne s’adresse pas aux seules femmes auquel cas il aurait employé le pluriel féminin, à savoir ‘’youtahirkounna’’.

      Les Sunnites disent que le hadith rapporté par Aïcha est le seul hadith authentique.

      b) Aussi, le sens du mot ‘’purification’’ n’est pas perçu de la même façon par les deux écoles. Pour les Sunnites, la purification n’est pas synonyme de perfection et n’entraîne pas l’infaillibilité.

      Ces derniers reconnaissent aux membres de la Famille du Prophète (Paix et Salut sur eux) leurs vertus et leur piété. Mais cela ne les empêchait pas de commettre, disent-ils, quelques fautes légères propres à la nature humaine à laquelle personne ne fait exception. Ils invoquent comme preuves les textes suivants du Coran et du hadith :

      « Tout les fils d’Adam commettent des erreurs mais les meilleurs d’entre eux sont ceux qui se repentent. » (Hadith rapporté par At-Tirmidhi, Ibn Madjah, Ad-Darimi)

      Les Prophètes, assurent-ils, ne sont infaillibles que dans ce qu’ils transmettent de la part de leur Seigneur. Puisque plusieurs fois, Allah, Gloire à Lui, a corrigé Ses Prophètes :

      Il existe des divergences sur le mariage temporaire ou le mariage de jouissance. Les Chiites autorisent cette forme de mariage et les Sunnites l’interdisent.

      Il s’agit d’un mariage convenu entre un homme et une femme pour une période déterminée, deux mois, six mois, quinze jours, parfois moins de 24 heures.

      L’époux verse une dot symbolique, et la femme se libère à la fin de la période. Il n’y a pas d’héritage entre les deux époux, les enfants issus de cette union seront rattachés au père.

      Ce type de mariage fut autorisé lors de la Conquête de La Mecque pendant trois jours. Puis il fut interdit jusqu’au jour de la Résurrection, d’après un hadith cité par Muslim.

      Les Chiites imputent à Omar ibn al-Khattab l’interdiction du mariage en question, prétendant que le Prophète ne l’avait pas interdit. Alors que Omar n’a fait que remettre en vigueur une décision déjà prise par le Messager d’Allah.

      Le Prophète (Paix et salut sur lui) avait interdit cette pratique le jour de la bataille de Khaybar, à la suite de la révélation du verset : « et qui préservent leurs sexes (de tout rapport), si ce n’est avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent. » (Coran, s23 v5, 6)

      Il existe des divergences sur l’adhane (l’appel à la prière) l’iqama ; les chiites y incluent une formule : Je témoigne que Ali est waliyyou Allah, etc.

      Ces divergences sont dues aux différences de compréhension et d’interprétation des textes du Coran et de la Sunna.

      Parfois les divergences entre les Chiites eux-mêmes sont plus importantes que leurs divergences avec les Sunnites.

      • Bonjour . C’est Almamyo. J’ai lu et je ne pense pas que ceci correspond tout a fait à la vérité. Vous cachez certaines choses Maître. Il y’a eu de grands palabres entre les califes, Ali avait un coran différent de celui que nous possédons aujourd’hui. Allez en Irak, en Iran ou au Bahrein et renseignez vous. Les chiites ne considèrent pas Aïche comme la mère des croyantes car dirent ils qu’elle voulait tuer le prophète et plein d’autres choses... On parle de coran de Fatima cachée en IRAK.

        • Les écoles juridiques et leur philosophie(1) 13 août 2013 09:38, par Maître Simozrag

          Il y a des sectes chiites hérétiques, égarées. Un bon musulman ne doit pas les prendre pour référence.

          Il n’y a eu aucune palabre entre les Califes. Ali n’avait pas un Coran différent de celui que nous possédons aujourd’hui.

          Il y a un seul Coran, protégé par Allah et adopté par les millions de savants à travers des milliers de générations pendant quatorze siècles.

          Les Chiites qui ne considèrent pas Aïcha comme la mère des croyants, c’est leur problème, ils seront interrogés sur leur forfait et en subiront les conséquences.

        • Le coran qui est la parole intacte d’Allah appelle a raisonner ; s’il y’avait eu au départ plusieurs variétés de corans il y aurait aujourd’hui plusieurs variétés de corans comme c’est le cas de la Bible ,nul ne pouvait imposer un seul coran au monde entier si ce n’est le propriétaire du coran "Allah". Et puis ne lisez pas ou ne prenez pas systématiquement en compte ce que vous trouvez dans les poubelles trouvez le bon canal pour avoir la bonne information. c’est mieux pour votre esprit.