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Marie selon la Bible et le Coran

Brochure n°05 Mai-Juin 2015

Publication en ligne : jeudi 23 avril 2015, par Maître Simozrag

Vérités à bien connaitre

Marie selon la Bible et le Coran

Marie est née d’un père nommé Joachim et d’une mère nommée Anne, les deux originaires de la tribu de Juda, de la descendance de David. Anne était stérile. Elle en pleurait et priait beaucoup. Elle a fait le vœu que si Dieu lui donnait un enfant elle le mettrait au service du temple. La Bible ne dit rien sur les parents de Marie ; ce n’est que dans les textes apocryphes, notamment l’évangile de Jacques, que nous trouvons ces informations.

Le récit biblique sur Marie n’est pas seulement incomplet, il ne permet pas au lecteur d’avoir la conviction sur la naissance miraculeuse de Jésus et sur la virginité de sa mère. Marie y est rarement mentionnée sans la compagnie de Joseph comme fiancé ou comme époux.

Le lecteur non averti pourrait même comprendre que Jésus est le fils de Joseph le charpentier.

Dès le début du récit, le nom de Joseph apparaît. L’annonce de la conception miraculeuse de Jésus n’est pas faite avec l’emphase que mérite un aussi grand évènement.

Matthieu dit : « voici de quelle manière arrive la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte, par la vertu du Saint Esprit, avant qu’ils eussent habité ensemble. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint Esprit ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus ; c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » (Matthieu 1.18-21)

Le même Joseph est cité dans l’évangile de Luc qui rapporte que Dieu a envoyé l’ange Gabriel vers une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. « Le nom de la vierge était Marie. L’ange entra chez elle et dit : Je te salue, toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, Marie se demandait ce que pouvait signifier une telle salutation. L’ange lui dit : Ne crains point, Marie ; car tu as trouvé grâce devant Dieu. Et voici tu deviendras enceinte, et tu enfanteras un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père…Marie dit à l’ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? L’Ange lui répondit : le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très Haut te couvrira de son ombre" Luc 1.35 C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé le Fils de Dieu." (Luc 1.26-35)

Contrairement au récit coranique, la Bible ne souffle mot sur l’accusation de Marie par les siens au moment où elle donna naissance à l’enfant. Le scandale provoqué par cet évènement est complètement ignoré ou occulté par les rédacteurs de la Bible.

Nous nous abstenons de discuter la date de naissance de Jésus qui mérite à elle seule un article à part entière. En tous cas, il n’est pas né le 25 décembre. Cette date qui correspondait à la fête romaine du "soleil invaincu" (Sol invictus en latin), un culte païen destiné à célébrer le solstice d’hiver, est fixée par le pape Libère aux environs de l’an 354.

Jésus bébé, enfant ou adulte, la paternité de Joseph lui collait à la peau. Jésus semblait vouloir s’en débarrasser mais en vain. Sa mère la lui rappelle à chaque discussion, ce qui explique, sans doute, son relatif manque de respect envers elle.

Quand on dit à Jésus que sa mère et ses frères voulaient lui parler, il répondit que sa mère et ses frères sont ses disciples, ceux qui écoutent la parole de Dieu, qui font la volonté de Dieu. (Matthieu 12.46-50 ; Marc 3. 31-35, Luc 8.19-21)

Enfant, Jésus était appelé tantôt le fils du charpentier (Matthieu 13. 55), tantôt le fils de Joseph (Luc 4. 22 et Jean 1. 45).

« Ils y allèrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche. » (Luc 2.16)

« Celui-ci n’est-il pas le fils du charpentier ? Sa mère ne s’appelle-t-elle pas Marie ? et ses frères, Jacques, et José, et Simon, et Jude ? (Matthieu 13 verset 55 ; Marc 6 verset 3 ; Jean 6 verset 42)

A la lecture de la Bible, on peut, par moments, relever une confusion de pères : Marie parlait à Jésus de son père Joseph, Jésus parlait d’un autre Père !

« Voici, ton père et moi, nous te cherchions avec angoisse. Il leur dit : pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ? Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait. » (Luc 2.48-50)

Chaque fois qu’on parle de Jésus, on fait référence à Joseph : « D’où lui vient cela et quelle est cette sagesse qui lui est départie ? Et comment de si grands miracles s’accomplissent-ils par ses mains ? N’est-ce pas le charpentier, le fils de Marie et le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon ? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? » (Marc 6. 2-3) « C’est bien le fils du Charpentier. Marie n’est-elle pas sa mère ? Jacques, José, Simon et Jude ne sont-ils pas ses frères ? Toutes ses sœurs vivent parmi nous...D’où lui vient donc tout cela ? » (Matthieu 13.55-56)

N’est-ce pas cet amalgame, ce père fictif qui a rendu Jésus peu courtois envers sa mère ? Il s’adresse à elle comme à une étrangère, parfois avec insolence, toujours en colère contre elle.

Il l’apostrophe, la repousse. Lors des noces de Cana, Jésus lance à Marie : « Femme, qu’y a-t-il entre moi et toi ? » (Jean 2.4)

« Femme, je ne te connais pas » (Luc 22.57). Jésus aurait-il ignoré le commandement biblique : « Honore ton père et ta mère » (Ex 20.12) ? Ou bien s’agit-il de mensonges tout simplement puisque Jésus lui-même a déclaré que Dieu lui a recommandé la bonté envers sa mère ? (Coran, s19 v32)

Et ces frères et sœurs, s’agit-il de frères de sang de Jésus ? Y a-t-il eu mariage entre Marie et Joseph d’où seraient nés ces enfants ? La Bible n’en donne pas une réponse satisfaisante et les Chrétiens sont partagés.

Certains pensent qu’il s’agit de cousins, d’autres disent demi-frères. Les orthodoxes affirment que les frères de Jésus sont des demi-frères que Joseph a eus avec une autre femme avant d’épouser Marie. Pour les catholiques, ce sont des cousins germains de Jésus, fils d’une demi-sœur de Marie appelée Marie Jacobé et d’un demi-frère de Joseph, appelé Clopas. Les catholiques parlent de la virginité perpétuelle de Marie ; les protestants confirment le mariage de Marie avec Joseph d’où sont issus les frères et sœurs de Jésus.

Et la virginité de Marie ? Selon la Bible, la virginité de Marie n’a existé que jusqu’à la naissance de Jésus. Après l’accouchement, sa virginité aurait cessé d’exister.

Heureusement que le Coran a mis fin à ces incohérences. Non seulement, le Coran innocente Marie, mais il fait d’elle la meilleure femme des mondes.

Clair comme l’eau de roche, le discours coranique sur Marie est sans ambages. Le Coran informe que Marie fut vouée au Seigneur depuis le sein de sa mère (Anne) la femme de Imrane.

« Quand la femme d’Imran dit : « Seigneur, je T’ai voué en toute exclusivité l’enfant que je porte en mon sein. Accepte-le donc, de moi, c’est Toi certes l’Audient et l’Omniscient.

Puis, lorsqu’elle en eut accouché, elle dit : « Seigneur, voilà que j’ai accouché d’une fille. Dieu savait mieux ce dont elle avait accouché : « Le garçon n’est pas comme la fille, dit-elle, Je l’appelle Marie, je la mets sous ta protection, elle et sa descendance, contre Satan le banni. » Coran, s3 v35-36

« Son Seigneur accueillit la petite fille en lui faisant une belle réception ; Il la fit croitre d’une belle croissance et en confia la garde à Zacharie. » Coran, s3 v37

Dès la naissance de Marie, sa mère la déposa au temple de Jérusalem comme don à Dieu. Les fidèles de ce temple se disputèrent au sujet de l’enfant ; chacun en réclamait la garde. Ils conclurent à un tirage au sort où Zacharie l’avait emporté. On lui en confia la garde ; la fille grandit dans la famille de Zacharie (Paix et Salut sur lui) et c’est ainsi qu’elle reçut une éducation dans un milieu de piété, de droiture et de hautes qualités morales.

« Quand Dieu veut une chose, Il lui dit : ‘sois !’ et elle est » Coran s36 v82

Marie tomba enceinte grâce à cette Parole, à cet ordre : Sois ! Et Jésus fut.

« Et Marie, fille de Imrane, qui avait préservé sa virginité, Nous lui avons insufflé de notre esprit » Coran, s66 v12 ; s21 v91

« Quand les Anges dirent : "Ô Marie, Allah, en vérité, t’a élue, t’a purifiée et t’a préférée à toutes les femmes de l’Univers.

Jésus fut conçu dans le sein de sa mère par la Parole de Dieu accompagné de son souffle.

Mentionne Marie, dans le Livre. Elle quitta sa famille et se retira en un lieu vers l’Orient. Elle plaça un voile entre elle et les siens. Nous lui envoyâmes Notre Esprit (Gabriel), qui se présenta à elle sous la forme d’un homme parfait. Elle dit : « Je cherche une protection contre toi, auprès du Miséricordieux. Si tu es pieux, [ne m’approche point]. Il dit : « Je suis en fait un Messager de ton Seigneur pour te faire don d’un fils pur ». Elle dit : « Comment aurais-je un fils, quand aucun homme ne m’a touchée, et je ne suis pas prostituée ? » Il dit : « Ainsi sera-t-il ! Cela M’est facile, a dit ton Seigneur ! Et Nous ferons de lui un signe pour les gens, et une miséricorde de Notre part. C’est une affaire déjà décidée »

Elle devient donc enceinte [de l’enfant], et elle se retira avec lui en un lieu éloigné. Puis les douleurs de l’enfantement l’amenèrent au tronc du palmier, et elle dit : « Malheur à moi ! Que je fusse morte avant cet instant ! Et que je fusse totalement oubliée ! »

Alors, il l’appela d’au-dessous d’elle , [lui disant : ] « Ne t’afflige pas. Ton Seigneur a placé à tes pieds une source. Secoue vers toi le tronc du palmier : il fera tomber sur toi des dattes fraîches et mûres. Mange donc et bois et que ton œil se réjouisse ! Si tu vois quelqu’un d’entre les humains, dis [lui : ] « Assurément, j’ai voué un jeûne au Tout Miséricordieux : je ne parlerai donc aujourd’hui à aucun être humain ». Puis elle vint auprès des siens en le portant [le bébé]. Ils dirent : « Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse ! Sœur de Haroun , ton père n’était pas un homme de mal et ta mère n’était pas une prostituée ». Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : « Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ? »

Mais [le bébé] dit : « Je suis vraiment le serviteur d’Allah. Il m’a donné le Livre et m’a désigné Prophète. Où que je sois, Il m’a rendu béni ; et Il m’a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat ; et la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait ni violent ni malheureux. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant ». Coran, s19 v16-33

Marie était vierge, aucun homme ne l’avait approchée, sa chasteté est attestée par Dieu. Elle reçut la visite de l’ange Gabriel qui lui annonça la bonne nouvelle de la naissance d’un enfant par la grâce de Dieu. Il est une autre version de l’évènement qui, à notre avis, mérite d’être mentionnée :

« Quand les anges dirent : "Ô Marie, voilà qu’Allah t’annonce une parole de sa part. Son nom sera Al Massih, Issa (Jésus), fils de Marie, illustre dans ce bas monde comme dans l’Au-delà, et l’un des rapprochés d’Allah. Il parlera aux gens dans le berceau et en âge mûr et il sera du nombre des vertueux." Elle dit : "Seigneur ! Comment aurais-je un enfant alors qu’aucun homme ne m’a touchée ? "C’est ainsi dit-il. Allah crée ce qu’Il veut. Lorsqu’Il a décrété une chose, Il lui dit "sois !" et elle est. » Coran, s3 v45-47 « Dieu lui enseignera l’Ecriture, la sagesse, la Thora et l’Evangile. ‘Et il sera messager aux fils d’Israël’. » Coran, s3 v48 " Ô Marie, obéis à Ton Seigneur, prosterne-toi, et incline-toi avec ceux qui s’inclinent"..

Ce sont là des nouvelles de l’Inconnaissable que Nous te révélons. Car tu n’étais pas là lorsqu’ils jetaient leurs calames pour décider qui se chargerait de Marie ! Tu n’étais pas là non plus lorsqu’ils se disputaient. » Coran, s42 v44

Marie était prise de panique quand elle accoucha de l’enfant, elle ne savait quoi dire à sa famille pour expliquer cet événement déshonorant. Elle s’abstient de répondre à leurs injures, se contentant de faire signe à l’enfant.

Tabari, le célèbre ’exégète du Coran, écrit : « les détracteurs prétendent que l’ange Gabriel n’est pas intervenu dans cet événement, mais c’est Joseph le charpentier qui a eu commerce avec Marie, et que Jésus est un enfant illégitime.

Dieu a purifié Marie de tout soupçon, l’a louée et a rendu témoignage de son innocence. Il est dit dans le Coran : « Et Marie, fille de ‘Imrân, qui garda sa virginité. Nous lui avons insufflé de notre Esprit ; elle déclara véridique les paroles de son Seigneur ainsi que ses Livres : Elle fut des nombres des dévoués. » (Sourate 66, Verset 12).

« Puis elle vint auprès des siens en portant le bébé. Ils dirent : "Ô Marie, tu as fait une chose monstrueuse ! Sœur de Haroun, ton père n’était pas un homme dépravé et ta mère n’était pas une prostituée." » Coran, s19 v27-28 D’aucuns ont critiqué Dieu, pensant qu’Il s’est trompé d’époque historique. ‘‘Comment, s’interrogent-ils, Marie, la mère du Christ, peut être la fille d’Imran et la sœur d’Aaron et de Moïse alors qu’il y a 1 500 ans entre la Vierge Marie et l’époque d’Aaron ?’’

En fait, Imran ici est bien Joachim le père de Marie et non Imran le père de Moïse. Quant à l’expression ‘‘sœur de Haroun’’, cela indique l’appartenance de Marie à la tribu de Haroun.

Les mots « Frère et sœur » en langues sémitiques s’emploient pour désigner des personnes apparentées, même de façon lointaine. On trouve beaucoup d’exemples dans le Coran : ‘‘aux A’d leur frère Houd’’, ‘‘ Aux thamoud leur frère Salih’’, etc.

Hamza Boubakeur écrit : « Certains non musulmans ont longtemps cru qu’il y avait dans le Coran une confusion entre le premier et le second ‘Imrân et par conséquent (…) entre Marie [sœur de Moïse] et la Vierge.

Pourtant nulle part dans le Texte sacré et ses commentaires on ne trouve trace de cette prétendue confusion… Ibn Khaldûn, qui s’étend longuement sur la généalogie de la Vierge, dit : « Il est dit dans la révélation coranique : « Marie fille d’Imrân ». Mais qu’on sache que le mot ‘Imrân a comme sens en hébreu yû’aquim (joachim) (le Coran, traduction et commentaire, tome 1).

« Elle fit alors un signe vers lui [le bébé]. Ils dirent : "Comment parlerions-nous à un bébé au berceau ?" Mais (le bébé) dit : "Je suis vraiment le serviteur d’Allah. Il m’a donné le Livre et m’a désigné prophète. Où que je sois, Il m’a rendu béni ; et Il m’a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la Zakat ; et la bonté envers ma mère. Il ne m’a fait ni violent ni malheureux. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai, et le jour où je serai ressuscité vivant." » Coran, s19 v29-33

Le Coran reproduit ces paroles de Jésus dans le berceau, puis Allah ajoute : « Celui-ci est Jésus, fils de Marie, parole de vérité dont ils doutent encore. ‘Il ne convient pas à Allah de s’attribuer un fils. Gloire et pureté à Lui. Quand Il décide d’une chose, Il dit seulement : ‘Sois ! et elle est.’’ » Coran 19.34-35

D’autres versets coraniques rapportent la déclaration de Jésus aux fils d’Israël : « Me voici, leur dit-il, confirmant ce qui existait avant moi de la Thora et je vous rend licite une partie de ce qui vous était interdit. Je suis venu à vous avec un signe de votre Seigneur. Craignez Allah donc et obéissez-moi. Allah est mon Seigneur et votre Seigneur. Adorez-le donc : C’est là le droit chemin. » Coran, s3 v50-51

« Et quand Jésus fils de Marie dit : "Ô fils d’Israël, je suis en vérité le prophète de Dieu, envoyé à vous pour confirmer la Thora, pour vous annoncer la bonne nouvelle d’un messager qui viendra après moi et dont le nom sera : Ahmad. Mais lorsque celui-ci leur présente des preuves évidentes ils dirent : "c’est là une sorcellerie manifeste." » Coran, s61 v6-7 Une des questions importantes dans cet évènement concerne la virginité de Marie.

Est-ce que Marie est restée vierge après l’accouchement ? La réponse est certainement : Oui !

La virginité de Marie n’a subi aucune atteinte lors de la naissance de Jésus, elle est demeurée intacte.

La naissance de Jésus était miraculeuse, elle n’a pas modifié les organes génitaux de sa mère.

En d’autres termes, Jésus était né sans ouvrir le sein de sa mère, et c’est ainsi qu’il aurait laissé intacte sa virginité. « Cette naissance n’a comporté aucune souillure, elle a eu lieu dans une pureté intégrale : pureté de Jésus, pureté du sein de Marie, pureté de la manière dont le sein a été ouvert. »

Lorsque le Coran parle de la virginité de Marie, il s’agit de sa virginité avant et après la naissance de Jésus.

Il n’y a aucun texte en Islam évoquant le prétendu mariage de Marie avec cet homme nommé Joseph. Il s’agit d’une contrevérité historique visant à semer le doute quant à la conception et à la naissance miraculeuses de Jésus.

Ils voulaient attribuer à Jésus un père en accusant en même temps Marie de fornication. Il est inconcevable qu’une vierge, vouée au service de Dieu depuis le ventre de sa mère et ayant reçu le souffle de Dieu par le Saint Esprit se soit mariée après avoir été purifiée par cette conception miraculeuse.

Il est certain que Marie a voué sa virginité à Dieu ; de ce fait elle n’a jamais pensé au mariage ni avant ni après la naissance de Jésus. Si elle n’a pas pensé au mariage avant la conception miraculeuse, à plus forte raison elle ne saurait penser au mariage après qu’elle eût été purifiée et sanctifiée en ayant mis au monde un enfant comme Jésus : l’Esprit de Dieu, le Verbe de Dieu, le Messager de Dieu.

Les historiens et les exégètes musulmans n’ont jamais fait état d’un tel mariage.

Ibn Kathir, dans les récits des prophètes, rapporte les propos d’un homme pieux israélite nommé Joseph fils de Jacob le charpentier. Il était son cousin et fut le premier à avoir remarqué sa grossesse. Il s’en étonna fortement, connaissant sa piété, sa probité et sa dévotion. "Un jour, il lui dit : Ô Marie, est-il possible une culture sans semence ? Elle dit : Oui, qui a créé la première culture ? Puis, il dit : Est-il possible un enfant sans mâle ? Elle dit : Oui, Allah a créé Adam sans mâle et sans femelle ! Il lui dit : raconte-moi ce qui se passe ! Elle dit : "Allah m’a fait l’heureuse annonce d’un Verbe de Sa part qui aura pour nom le Messie, Jésus, fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l’au-delà, et l’un des rapprochés d’Allah. Il parlera aux gens dans le berceau et quand il sera adulte, et il sera parmi les justes" On rapporte, toujours selon Ibn Kathir, que les mêmes questions lui ont été posées par Zacharie et elle lui donna la même réponse.

Dans le Coran, Marie est appelée "Celle qui est restée vierge" (s21 v91), "Celle qui a préservé sa virginité" (s66 v12).

Le Prophète (Paix et Salut sur lui) a dit : « Marie est la reine de toutes les femmes au Paradis » (Musnad de l’Imam Ahmad ibn Hanabl)

Il est impensable que ce sanctuaire réservé à Dieu, selon les termes de l’Ancien Testament (Ezéchiel 44:2), ce saint des saints, cette porte fermée qui ne s’ouvrira à personne, soit ouverte, profanée, souillée par un homme quel que soit son rang.

En conclusion, on peut affirmer sans risque d’erreur que Marie ne s’est jamais mariée ni avec Joseph ni avec personne d’autre. Cela relève de la pure calomnie comme la calomnie dont elle fut l’objet à l’occasion de la grossesse.

Sinon, comment une personne consacrée au Seigneur peut-elle se marier ? Et comment Dieu consent en la laissant se marier ?

La confrontation des textes biblique et coranique concernant Jésus et sa mère permet de faire ressortir deux éléments essentiels :

Dans la Bible, les faits sont relatés de manière approximative par des hommes qui ne sont pas sûrs de ce qu’ils disent parce qu’ils n’ont pas été témoins des évènements. Marie semble méconnaitre la mission divine de son fils, elle ne s’intéresse que peu à sa prédication ou ne comprend pas ce qu’il dit. Lui, Jésus, on l’a entendu, sa vraie mère et ses vrais frères et sœurs, dit-il, sont ses disciples qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique (Luc 8.21) ; cela veut-il dire que sa mère et ses frères et sœurs n’écoutent pas la Parole de Dieu et ne la mettent pas en pratique ?

Le Coran, au contraire, relate les faits de manière exacte ; il rétablit la vérité sur Marie, dissipe le doute et les fausses accusations, met en évidence ses mérites en terme de dignité et de respect.

C’est la raison pour laquelle, le Négus, roi d’Abyssinie, fut très ému après avoir entendu la lecture de la Sourate Maryam par Dja’far ibn Abi Taleb. Ce qui l’amena à accorder asile aux premiers émigrés de l’Islam malgré l’opposition des Mecquois avec lesquels il entretenait de bonnes relations.

Le but de cet article est de rappeler le statut et la place de Marie en Islam. La preuve, toute une Sourate du Coran porte son nom (Sourate 19 - Maryam). Il est important de prendre connaissance de cette Sourate.


12 Messages de forum

  • Marie selon la Bible et le Coran 26 juillet 2015 14:31, par Georges

    Les textes bibliques sur l’enfance de Jésus sont certes laconiques, mais ils sont plutôt sobres, jouissent d’’une proximité relative par rapport aux faits qu’ils relatent, et d’une antériorité écrasante par rapport au Coran, écrit 600 ans plus tard. En cela, ils sont historiquement plus crédibles.

    Le Coran ne fait que reprendre des fables issues d’évangiles de l’enfance, notamment le protoévangile de Jacques (IIe siècle après J.-C), livres considérés comme apocryphes, moins pour la doctrine qu’ils enseignent que pour les motivations de leur auteur et leur date tardive de rédaction, qui font qu’ils ne peuvent véhiculer des récits historiquement fiables.

    Rappelons quelle est la nature exacte des évangiles de l’enfance, ouvrages qui « visaient à satisfaire la curiosité populaire quand aux périodes de la vie du Christ dont le Nouveau Testament parle relativement peu, telles les « années cachées » entre sa naissance et le début de son ministère, où la période qui s’étend entre la résurrection et l’ascension. Ils relatent des incidents purement légendaires afin de magnifier la personne de Jésus, incidents souvent invraisemblables ou même de goût assez douteux, tels une série de miracles accomplis par Jésus encore enfant » (Joshua R. Porter, ’Origines et histoires de la Bible’, Larousse Bordas, 1997, page 149).

    L’histoire des oiseaux créés à partir de glaise provient de l’évangile de l’enfance selon Thomas (Entre le IIe et le IIIe siècle après J.-C).

    Également, l’idée selon laquelle Jésus aurait parlé au berceau provient d’un apocryphe nommé « l’évangile arabe de l’enfance », composé entre le Ve et le Vie siècle après J.-C, qui était semble-t-il très populaire chez les arabes chrétiens, d’où le fait que cette histoire soit reprise dans le Coran, livre qu’on ne saurait détacher du fond culturel arabe préislamique.

    En fait, nous savons comment Mohammed a connu toutes ces histoires, grâce à la Sirâ d’Ibn Ishâq. Les chrétiens de Najrân sont venus à Médine discuter de Jésus avec Mohammed, et pour prouver le bien-fondé de leur croyance en la divinité du Christ, ils arguèrent ainsi :

    [Ceux qui s’entretinrent avec le Messager d’Allah, paix sur lui, furent Abû Haritha Ibn `Alqama, Al-`Aqib `Abdul-Masih et Al-Ayham al-Sa`id.] Ils étaient chrétiens selon la foi du roi avec des divergences entre eux ; ils dirent : Il est Allah, et dirent : Il est le fils d’Allah, et dirent : Il est le troisième de trois et ceci est la doctrine du Christianisme. [Ils utilisent comme preuves comme quoi il est Allah l’argument comme quoi] il ressuscitait les morts, soignait les maladies, crée des oiseaux à partir d’argile puis soufflait dessus et leur insufflait la vie. Tout ceci n’eut lieu qu’avec la permission d’Allah, le digne de louanges, l’Exalté pour l’appuyer avec des signes pour les hommes (Maryam:21). (Abu Muhammad `Abd al-Malik Ibn Hisham al-Ma`afiri, Al-Sirah Al-Nabawiyyah, 1998, Volume II, Dar al-Hadith : Cairo (Egypt), pp. 181-182. Aussi available sur le web. Voir aussi, A. Guillaume, The Life Of Muhammad : A Translation Of Ishaq’s Sirat Rasul Allah, 1998 (13th impression), Oxford University Press : Karachi (Pakistan), pp. 271-272.)

    On n’est donc pas étonné de trouver ces légendes dans le Coran puisque celui-ci a été composé dans un environnement où ses galéjades étaient répandues et considérées comme parole d’évangile. Les chrétiens de Najrân ont présenté ces éléments à Mohammed comme preuves de la divinité de Jésus et celui-ci a pris ces histoires pour argent comptant, n’en contestant que l’interprétation (à savoir que Jésus serait Dieu en vertu de ces miracles) et non l’authenticité. Une erreur de taille.

    • Marie selon la Bible et le Coran 26 juillet 2015 17:49, par Maître Simozrag

      Non, le Coran est la Parole d’Allah dictée au Prophète Mohammed par l’Ange Gabriel. Ce ne sont pas des galéjades, mais des récits authentiques : "C’est ainsi que Nous te racontons les récoits de ce qui s’est passé. C’est bien un rappel de Notre part que Nous t’avons apporté." (s20 v99)

      "Ce sont là des nouvelles de l’inconnu que Nous te révélons. Car tu n’étais pas parmi eux lordqu’ils tiraient au sort pour décider qui se chargerait de Marie ! Tu n’étais pas parmi eux non plus lorsqu’ils se disputaient." (s3 v44)

      Mohammed (paix et salut sur lui) n’était pas en mesure ni intellectuellement ni matériellement de connaître l’histoire des Prophètes avant lui tels que Nouh, Chouaïb, Houd, Salih, Abraham, Moïse, Haroun, Jonas, Lot, Job,David, Salomon, Zacharie, Jean baptiste, Marie, Jésus..." (Voir Sourate Al-Anbiya n°21). Des récits dont les détails ne figuraient nulle part ni dans la Bible ni dans les livres d’histoire.

  • Marie selon la Bible et le Coran 27 juillet 2015 14:51, par Georges

    Bonsoir,

    Je rebondis notamment sur votre assertion comme quoi ni la Bible, ni les d’histoires ne parlaient des événements retranscrits dans le Coran.

    En réalité, il y a très peu d’éléments - anecdotes historiques ou enseignements éthiques - qui soient novateurs et propres au Coran. La plupart ont peu ou prou leur pendant dans des traditions et écritures antérieures. Après tout, cela n’a rien d’étonnant, le Coran lui-même précise qu’il n’est qu’un rappel (sourate 6.90), que son contenu est similaire à celui des écritures précédentes (sourate 42 :12 et 26.196-197, 46 :10).

    Certes, certains énoncés coraniques sont inexistants dans la Bible canonique, mais on en décèle l’origine dans une vaste littérature extra-biblique : le Talmud [Régis Blachère a relevé un certain nombre de cas dans sa traduction du Coran], les commentaires rabbiniques, les écrits apocryphes de l’Ancien et du Nouveau Testament. On peut citer pêle-mêle quelques exemples :

    Hichem Djaït, historien tunisien donne des exemples d’allusions du Coran à des sources apocryphes judéo-chrétiennes :

    « Autre exemple : la repentance d’Adam après le péché originel, inexistante dans l’Ancien Testament mais que l’on retrouve dans le Talmud (Erouvim, 18 b) ainsi que dans La vie d’Adam et Eve, dans l’Apocalypse de Moïse et dans le Livre d’Henoch (32). Les concordances entre le Qu’rân et ce dernier texte sont particulièrement fréquentes. » (Hichem Djaït, La vie de Muhammad II La prédication prophétique à La Mecque, chapitre V. Le problème des influences chrétiennes, Fayard, 2008, page 287)

    La raison du refus orgueilleux de Satan de se prosterner devant Adam (Coran, 7.12), est fournie dans un autre apocryphe chrétien, antérieur à l’Islam :

    "Dans l’ordre chronologique, le second apocryphe évoqué dans le Coran est les "Questions de Barthélémy". Il est daté d’entre le IIe et le IVe siècle. Le premier thème est celui d’un refus d’Iblis de se prosterner devant Adam parce que celui-ci avait été crée d’argile, alors que lui-même provenait du feu (Barth 4,55-56 et Coran 7,12-13). (’Dictionnaire du Coran’, sous la direction de Mohammad Ali Amir-Moezzi, article « Apocryphes », Paris, éditions Robert Laffont, 2007)

    Le récit d’Abraham jeté dans la fournaise pour son combat contre l’idolâtrie et qui en est ressorti indemne (Coran 21.68-70) est une très vielle histoire, dont la trace la plus ancienne remonte aux « Antiquités Bibliques », également nommés « Pseudo-Philon » (Ier siècle avant J.-C), puis à l’apocalypse d’Abraham (Ier siècle après J.-C), et enfin dans le Talmud (Pessahim (118a) L’origine probable de cette anecdote provient d’une confusion autour des mots « C’est moi, le Seigneur, qui t’ai fait sortir d’Ur en Chaldée » (Genèse 15, 7) ; jouant sur le double sens du mot ‘Our’, qui peut signifier aussi « feu » en hébreu, les exégètes juifs ont forgé l’idée qu’Abraham avait réchappé du feu miraculeusement.

    « 482. Tg du Pseudo-Jonathan sur Gn 11, 27-28 La légende, ancienne, de la fournaise repose sur le nom de la ville d’où sortit Abraham (voir Gn 15, 7) : Our est interprété au sens de « flamme, feu ». (Hugues Cousin, Jean-Pierre Lémonon, Jean Massonet, Philippe Abadie, "Le monde où vivait Jésus", les Éd. du Cerf, 2004, page 638)

    L’orientaliste, feu Alfred-Louis Prémare, notait concernant la source de la sourate 96 et le « verset du trône » :

    « On retrouve dans ce texte, ramassés et synthétisés en cinq versets, plusieurs expressions ou thèmes issus de la Bible et des pseudépigraphes juifs : le « proclame » du prophète Isaïe (qera) et le « appeler le nom » de Dieu des Psaumes (qera be shem) ; la « goutte » infime à partir de laquelle se développe l’embryon humain, thème des traditions rabbiniques ; « le calame » d’Hénoch écrivant les livres sacrés sous la dictée d’un ange pour « faire connaître à l’homme ce qu’il ignorait »806 […] C’est encore Ubayy que Muhammad serait venu consulter pour lui demander quel était « le vers et le plus important du livre de Dieu qu’il avait avec lui ». À quoi Ubayy aurait répondu qu’à son avis c’était : « Allah, pas de divinité excepté Lui le Vivant, le Subsistant. ». La formule « pas de divinité excepté Lui » est courante dans différents livres de la Bible810. La formule « Lui le Vivant, le Subsistant » se trouve en araméen dans le livre biblique de Daniel, et dans les traductions araméennes paraphrasées du Pentateuque : huwa êlâhâ Hayya w Qayyâm811... Cette phrase se retrouvera dans le Coran sous la forme huwa al-Hayy al-Qayyûm ... 806. Sur « appeler/proclamer le nom de Dieu », dont la construction syntaxique est hébraïque et non arabe, voir Psaumes 80, 9 ; 116,4, et U. Rubin, « Iqra’ » (1993). Sur la « goutte », Avot, 3, 1, et ailleurs. Sur le calame, cf. 2’ Livre d’Hénoch 22, 8-23 ; « faire connaître à l’homme ce qu’il ignorait » grâce aux livres transmis par Hénoch : Livre des Jubilés 21, 10. .. 810. Par exemple Deutéronome 32, 39 ; Isaïe 44, 6 et passim. 811. Daniel araméen, 6, 27 ; Targum du Pentateuque, I, Genèse, trad. p. 177 et n. 12 ; p. 239. Cf. Prémare, « Les textes musulmans » (2000), p. 405-406.

    Source : Alfred de Prémare, "Les fondations de l’Islam : entre écriture et histoire", Éd. du Seuil, 2002, pages 311-312

    Hichem Djaït note en comparant les homélies et les sermons d’Ephrem de Nisibe, dit le Syrien et ce que le Coran dit de l’au-delà :

    « Ce père de l’Eglise nous a légué des écrits en grec et en syriaque. Dans ses prêches au petit peuple (homélies), chrétiens et païens réunis, il y a quantité d’opinions dont on retrouve des échos dans le texte coranique. Les ressemblances sont telles que l’historien peut difficilement les considérer comme fortuites… Car il ne s’agit pas de similitudes uniquement dans les idées, mais également dans l’expression, le style et de registre métaphorique. Chez Ephrem aussi, les signes annonciateurs de la fin des temps sont apocalyptiques : retournement des cieux, chute des étoiles, éclipse du Soleil, fusion des Montagnes…Les premières sourates du Qur’ân, on le sait racontent les mêmes scènes dans un expressionnisme d’une grande éloquence […] S’il est vrai que la représentation coranique du paradis comportait une part d’hédonisme, la même représentation existait dans le christianisme à la même époque, qu’il soit syrien ou arabe … Au-delà du christianisme populaire, les Pères de l’Eglise eux-mêmes ont imaginé un paradis fait de plaisirs éternels, identiques à celui de la tradition juive. On retrouve cette image chez Iréné ou chez Papias lorsqu’ils décrivent les vignes géantes offertes aux fidèles qui ont mérité le paradis. » (Vie de Muhammad, ouvrage déjà cité)

    Et tout ceci n’est pas exhaustif. Les réminiscences de références judéo-chrétiennes, qu’elles soient bibliques, talmudiques ou apocryphes sont plus que légions dans le Coran, qui ne contient finalement que très peu de caractères originaux. Il faudrait écrire un livre entier pour toutes les recenser. Abraham Geiger avait d’ailleurs écrit au XIXe siècle un ouvrage détaillé sur la question des emprunts coraniques.

    Du reste, la phraséologie coranique (« rappelle leur l’histoire de … », « Ils t’interrogent sur… ») et le caractère souvent elliptique des récits, suggèrent assez nettement que ces discours et ces histoires coraniques devaient plus ou moins êtres connus de ces auditeurs. De même que la manière d’évoquer les feuillets de Moïse et d’Abraham (Sourate 53.36-37) laisse penser que l’auditoire auquel Mohammed s’adresse est censé ne rien ignorer de ses textes, être à même de les consulter, et serait inexcusable de ne pas en tenir compte.

    « On a insisté souvent en Europe — parfois avec malveillance et lourdeur — sur l’ennui que suscitent ces légendes des prophètes Houd, Noé, Moïse, Abraham, sans cesse répétées sans modifications. C’est qu’on n’a pas tenté de se replacer dans le milieu mekkois, à l’époque du Prophète. TOUS CES RECITS ETAIENT CONNUS et les adversaires du Prophète avaient beau jeu de s’exclamer ironiquement en les entendant : « Ce sont là les histoires ancêtres ! » L’important était de considérer l’usage nouveau qu’en faisait le Coran. » (Régis Blachère, "Introduction au Coran" : 2e édition..., G.-P. Maisonneuve, 1959, pages 180-181)

    Également, le cheikh Si Hamza Boubakeur faisait remarquer dans sa traduction au sujet de l’histoire des messagers que narre la sourate 36 :

    « La rapidité du récit, les faits omis et les suspensions indiquent comme le fait remarquer Râz. (XXVI, 54), que CE RECIT ETAIT FORT CONNU A L’EPOQUE DU PROPHETE EN ARABIE, DU MOINS DANS LE HIJAZ. » (Le Coran, traduction française et commentaire par le cheikh Si Hamza Boubakeur, Paris, Maisonneuve et Larose, 1995, page 1385)

    La tradition musulmane elle-même nous rapporte un cas de figure concret où Mohammed s’informe directement, auprès d’un interlocuteur, d’une figure évoquée dans le Coran, celle du sage Luqmân :

    "Lorsque Suwayd ibn Çâmit, homme sage et poète, vint à La Mecque pour visiter en privé le Sanctuaire, le Prophète alla à sa rencontre. Il lui présenta l’islam et l’invita à la foi en Dieu. Suwayd lui dit : – Ton islam est peut-être comparable à ma croyance ? – Et quelle est ta croyance ? – La sagesse de Luqmân. – Veux-tu m’en faire l’exposé ? Suwayd lui parla de la sagesse de Luqmân. – C’est une belle doctrine, dit le Prophète. Mais la mienne est encore plus belle. C’est un Coran que Dieu m’a révélé : il est plein de sagesse et de lumières. (Ibn Hichâm, "La Vie du prophète Mahomet", édition établie, traduite de l’arabe et annotée par Wahib Atallah, Paris, Fayard, 2004, pages 155-156)

    Mohammed avait donc incontestablement les moyens matériels et intellectuels de se familiariser avec cette culture biblique et extra-biblique, même sans avoir forcément un accès direct aux manuscrits – ne serait ce qu’oralement, puisqu’il y avait des Juifs et des chrétiens au sein de son environnement immédiat. Cette simple possibilité suffit à questionner l’origine divine du Coran. D’autant que la vie de Mohammed est loin d’être établie et connue avec exactitude, du fait de la rédaction tardive (c’est un peu comme si la première biographie qu’on possédait de Napoléon datait de 1940, sur la base d’un texte perdu) et du caractère unilatéral de ses sources (histoire écrite par des auteurs musulmans présentant uniquement le point de vue et les attentes des musulmans), de la tonalité souvent hagiographique et légendaires des textes de la Sirâ et des hadiths : de fait, on ne sait pas exactement ce que Mohammed a fait ou non avant le début de sa prédication (et même après).

    • Marie selon la Bible et le Coran 28 juillet 2015 09:35, par Maître Simozrag

      Je divise la réponse en six partie : 1ère partie Le Coran ne s’est pas contenté de rapporter les récits des événements passés, il a donné des informations sur l’avenir, sur des événements futurs et là vous ne pouvez pas me dire que la Bible et les livres d’histoire ont rapporté ces événements. Exemple : La victoire de l’Islam et des Musulmans : "Allah a promis à ceux d’entre vous qui ont cru et fait les bonnes oeuvres qu’Il leur donnera la succession sur terre comme Il l’a donnée à ceux qui les ont précédés. Il donnerait force et suprématie à leur religion qu’Il a agréée pour eux. Il changerait leur ancienne peur en sécurité." s224 v55 "Vous entrerez dans la Mecque sacrée incha Allah en toute sécurité, ayant rasé vos têtes ou coupé vos cheveux, sans aucune crainte. Il a placé en deça de cela (la trève de Houdaibiya) une victoire proche.C’est Lui qui a envoyé Son Messager avec la guidée et la religion de vérité pour la faire triompher sur toute autre religion. Allah suffit comme témoin." s48 v27,28 Qui, en dehors d’Allah, connaissait l’histoire du Prophète Chouaïb et la réponse de son peuple ? Récit rapporté dans le Coran, Sourate 11 versets 84-95 !

      Du point de vue littéraire, n’importe qui lit le Coran, s’aperçoit qu’il s’agit d’une parole surhumaine, qui ne peut être celle d’un homme quelle que soit son érudition. Des savants non musulmans ont reconnu que celui qui parle dans le Coran n’est pas Mohammed. Plus étrange encore est le fait que le Coran, à certains endroits, réprouve l’acte voire même la pensée de Mohammed, comme ce fut le cas de l’aveugle Ibn Umm Maktûm dont il s’est détourné pour s’intéresser aux gens de Quraïch (80.1-4)

      Parfois, le Coran s’en prend sévèrement au Prophète, exprimant le désaveu de tel propos ou de tel agissement, concernant par exemple les captifs lors de la bataille de Badre :

      « Il n’appartient pas à un prophète de faire des captifs avant d’avoir vaincu les mécréants sur la terre. » 8.67

      Parfois, c’est la pensée même que le Coran dévoile :

      « Si nous ne t’avions pas raffermi, tu aurais failli t’incliner quelque peu vers eux. » 17.74

      « ...et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, et c’est Allah que tu dois craindre. » 33.37

      Il est des cas où le Coran oblige Mohammed d’agir contre son gré ou de dire à ses fidèles ce qu’il ne pourrait pas dire s’il avait le choix :

      « Dis : Je ne vous dis pas que je détiens les trésors d’Allah ni que je connais le mystère. » 6.50 ;11.31

      « Dis : je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce qu’Allah veut. Et si je connaissais le mystère, j’aurais eu des biens en abondance, et aucun mal ne m’aurait touché. » 7.188

      « Dis : Mon Seigneur connaît mieux leur nombre... Et ne dis jamais à propos d’une chose : ‘‘Je la ferai sûrement demain’’ sans ajouter : Si Allah le veut. » 18.22-24

      « Et ils t’interrogent au sujet de l’âme. Dis : ‘‘l’âme relève de l’Ordre de mon Seigneur’’. » 17.85

      « Dis : Allah sait mieux combien de temps ils demeurèrent là. » 18.26

      « Dis : Je ne suis pas un innovateur parmi les Prophètes. J’ignore ce que l’on fera de moi et de vous. » 46.9

      Absence d’empreinte de la personnalité de Mohammed :

      Il n’y a dans le Coran aucune empreinte de la personnalité de Mohammed. Sa volonté, ses opinions, ses sentiments n’y existent nulle part. La pensée d’un auteur doit nécessairement ressortir dans son oeuvre ; en effet, toute production artistique ou littéraire reflète la mentalité, l’état d’esprit de son auteur.

      Il y a une grande différence de style entre le Coran et la parole de Mohammed :

      Le Coran a une structure particulière, un mode d’expression particulier, une terminologie particulière ; il contient des idées inconnues à cette époque, et des mots qui ne figurent pas dans le vocabulaire des hadiths (propos) du Prophète. Chaque Sourate diffère des autres par son propre caractère, sa propre harmonie.

      Comparez par exemple la Sourate 12 avec la Sourate 18 ; la Sourate 19 et la Sourate 30. Demandez l’avis d’un expert et voir ce qu’il vous dira. On y trouve des subtilités grammaticales et sémantiques que seuls les spécialistes de la linguistique peuvent déceler.

      Il ne suffit pas de comprendre la langue arabe pour percevoir tous les aspects miraculeux de ce Livre. Certains termes coraniques ont plusieurs significations, mais chaque signification peut s’adapter au sens du verset qui contient le terme. De même que l’existence de multiples variantes dialectales et les différents modes de lecture ne modifient guère le sens du verset.

      Plus on y réfléchit, plus on découvre l’extrême finesse de cette parole. La parole de Mohammed ne revêt aucun caractère particulier, susceptible de la rendre inimitable. D’où l’invention de faux hadiths qui ont été mélangés aux vrais hadiths dont le triage, l’assainissement a nécessité un travail épistémologique considérable. On aurait pu faire autant pour le Coran si cela était possible. J’aimerais vous donner quelques exemples, mais je crains d’être incompris car la méconnaissance de la langue arabe est l’une des causes majeures du défaut et des erreurs d’appréciation du Coran.

      • Marie selon la Bible et le Coran 28 juillet 2015 09:44, par Maître Simozrag

        2ème partie

        La plupart des mots et des concepts employés dans le Coran n’apparaissent pas dans les hadiths du Prophète et vice versa, exemple :

        al-watine= l’aorte (69.46), habl al-Warid = veine jugulaire (50.16), comme synonyme de ces deux termes, on trouve dans les hadiths le mot Irq pl.urûq, mot qui n’existe pas dans le Coran ; tagachaha = couvrir : ce terme désigne les rapports sexuels du couple, chaque élément du couple est considéré comme un vêtement pour l’autre, d’où le mot couvrir, vêtir (7.189) qui n’a jamais été employé dans ce sens par le prophète ;

        de même que le verbe jâmaa du mot jimâ’, qui revient souvent dans les hadiths pour désigner le coït, n’existe pas dans le Coran. Dans ce sens, on trouve des termes communs au Coran et aux hadiths tels : bâchara, lâmaça, mais on ne trouve pas dans le Coran des synonymes employés dans les hadiths comme wataa, wâqaa ; de même qu’on ne trouve pas dans les hadiths des termes employés dans le Coran désignant le même fait comme : rafath (2.187,197) ;

        « zaïm » = garant (12.72 ;68.40), l’équivalent dans les hadiths est : « dhamin », cependant ce vocable n’existe pas dans le Coran ; le verbe tagammada = envelopper, fourrer qui revient souvent dans les hadiths parlant de miséricorde, n’est pas cité une seule fois dans le Coran ; on y trouve, lié à miséricorde : apporte-nous, fais-nous entrer dans, etc.. Falak = orbite (21.33 ;36.40), muhl = lave (18.29 ;44.45 ;70.8) ; manûn= la mort (52.30), Istanbata = déduire (4.83), al-qitr = cuivre, airain(34.12) ; kiçafan = par fragments (17.92) ; ko-wirat = s’obscurcir ou enrouler ou décrocher (81.1) ; inkadarat = s’obscurcir, se ternir (81.2) ; mandhud = (pierres)disposées par masses, entassées les unes au-dessus des autres (11.82 ;56.29) ;

        yahra’oun = se précipitèrent en courant (11.70 ;37.70) ; laddha = brasier (70.15) ; chawâ = peau du crâne ou membres (70.16) ; ya’ruchûn = ils construisaient (7.137) ; hashaça = (la vérité) s’est manifestée (12.51) ; lam yataçannah = ne s’est pas gâté (2.259) ; lujjatan = eau profonde, glace (27.44) ; muhti’in = suppliant, craintifs (14.43) ; af’idatuhum hawa = leurs coeurs vides (14.43) ; al-him = chameaux assoiffés (56.55) ;

        dihâne = cuir rouge ou l’huile enflammée (55.37) ; mudhâmmatâne = assombris à force de verdure (55.64) ; ijtarahû = ils ont commis (péchés) (45.21) ; yuçighuhu = avaler (14.17) ; mathabatan = un lieu de visite, où l’on revient souvent (2.125) ; Falaq = l’aube (113.1) ;al-khannas = qui se dérobe furtivement (114.4) ; halû’an = versatile, instable (70.19) ; assâl = après-midi (7.205) ; azifet al-âzifa = l’imminente s’approche (53.57) ; attâmatu = le grand cataclysme (79.34) ; al-hâqqatu = l’Inévitable, Celle qui doit venir (69.1) ; al-qâriatu = le Fracas (101.1) ; masgabah = famine (90.14) ; matrabah = dénuement (90.16) ; mûçadah = refermé, bouclé, muré, condamné (90.20 ;104.8) ; tudlû = corrompre, laisser tomber dans la main de quelqu’un (2.188) ;abâbil = bandes, volées (105.3) al’ihn al’manfûch = laine cardée 101.5) ; waçaqa = envelopper (84.17) ; ittaçaqa = s’arrondir, devient pleine-lune (84.18) ; ghisline = pus (69.36) ; al’âdyat = coursiers (100.1), assafinât al’jyyâd = magnifiques chevaux de course (38.31) ; arim = barrage (34.16) ; idhine = en pièces (15.91) ; sâmidun = insensibles, indifférents (53.61) ; taladdha = flamber (92.14) ; lubadan = beaucoup (90.6) ; dhi hijr = doué d’intelligence (89.5) ; turath = héritage, patrimoine (89.19) ; yahûra = retourner vers Dieu, ressusciter (84.14) ; infatarat = se rompre (82.1) ; kuchitat = écorché (81.11) ; Kunnas = qui glissent et disparaissent (81.16) ; as’aça = s’étendre, survenir (81.17) ; abban = pâturages (80.31) ; assâkhatu = Fracas, apocalypse (80.33) ; qatarah = ténèbres (80.41) ; wâjifah = terrifiés (79.8) ; sâhirah = lieu du rassemblement le jour dernier (79.14) ; samkaha = sa voûte (79.28) ; agtacha = assombrir (28.29) ; dahâha = donner (à la terre) la forme d’un oeuf (79.30) ; mu’çirât = nuées (78.14) ; gassâqan = glaciale ou fétide (78.25 ;38.57) ; dihâqan = débordantes (78.34) ; tarâqi = clavicules (75.26) ; ratqan = compact, dense (21.30) ; fataqnahuma = (Nous les avons) séparés, dessoudés, désintégrés, ce terme implique l’idée de fission ; jimâlâtun sûfrun = chameaux jaunes (77.33) ; amchâj = sperme mélangé -aux composantes diverses- (76.2) ; kawafir = mécréantes (60.10) ; fâqirah = terrible châtiment (75.25) ; naqur = clairon (74.8) ; qaçwarah = lion, prédateur (74.51) ; cathiban mahilan = dune de sable dispersée (73.14) ; mûçâfihât = livrées à la débauche (4.25) ; akhdâne = amants clandestins (4.25) ; hafyun = habitué, familier, averti (7.187) ; dayyâran = habitant (71.26) ; chatatan = extravagance, transgression, dépassement (18.14 ;38.22 ;72.4) ; mawâkhira = fendre les vagues avec bruit (16.14) ; thânya ‘itfihi = rebroussant chemin, affichant une attitude orgueilleuse (22.9) ;

        Cette liste n’est pas exhaustive, il y a encore d’innombrables termes coraniques qui ne se trouvent pas dans les hadiths.

        Comment se fait-il qu’un homme puisse avoir, dans la même langue, deux langages -oui, il s’agit de deux langages- totalement différents : un langage habituel, commun et un langage extraordinaire, distingué ?

        On peut admettre qu’un écrivain ou un orateur pourrait enrichir son discours de quelques emprunts, mais là, ce n’est pas du tout le cas ; nous sommes en présence d’un langage tout à fait nouveau et étrange par comparaison aux hadiths, et cette nouveauté ne se limite pas à quelques mots ni à quelques phrases, elle concerne la totalité du texte coranique, y compris les mots, les idées, l’expression, le style, la syntaxe.

        Il n’y a aucune espèce d’interférence entre les deux langages. D’où l’interrogation : pourquoi le langage coranique n’a pas influencé ni amélioré le langage habituel du Prophète lequel est demeuré inchangé pendant vingt trois ans ? Non ! Mohammed était à l’évidence incapable d’inventer un livre de telle dimension et de telle valeur. Prétendre qu’il s’est inspiré de la Bible, cela est impossible car, d’une part la disproportion, comme on le verra plus loin, est trop grande entre les deux livres et d’autre part, Mohammed ne connaissait ni le syriaque ni l’hébreu, langues des Ecritures à cette époque ; il n’y avait pas de Bible en arabe et quoi qu’il en soit, Mohammed ne savait ni lire ni écrire l’arabe.

        - mode d’expression et structure des phrases :

        Le Coran se distingue par un mode d’expression particulièrement étrange. Les phrases sont, pour la plupart, courtes et significatives, elles se caractérisent notamment par l’abondance des noms-adjectifs, des adverbes et des participes, l’usage du pronom personnel ‘Nous’, l’emploi du passé pour des événements futurs, l’inversion du sujet. Les termes sont extrêmement riches, à la fois instructifs et expressifs ; de ce fait, irremplaçables. La règle en langue arabe veut que la phrase doit commencer par le verbe ;

        il est rare et exceptionnel de trouver une phrase qui commence par le sujet. Or, le Coran renverse la structure du langage habituelle en introduisant une exception à l’exception, c’est-à-dire des phrases qui commencent par le complément, exemple :

        « fa fariqan caddabtum wa fariqan taqtulûn » (litt.« une partie vous traitez d’imposteurs et une partie vous tuez » 2.87 ; 5.70) « fariqan hada wa fariqan haqqa alaïhim addalâlatu » (litt.« une partie, Il a guidée et une partie a mérité l’égarement » 7.30)

        « qul : â dacaraïni harrama am al-unthayayni am ichtamalat alayhi arhâmu l’unthayayni » (litt. « Dis : Est-ce les deux mâles qu’Il a interdits ou les deux femelles, ou ce qui est dans les matrices des deux femelles ?. » 6.143)

        « Iyyâka na’budu wa iyyaka nasta’inu » « C’est Toi que nous adorons et c’est Toi dont nous implorons secours. » (1.5-6)

        « wa bilhaqqi anzalnâhu wa bilhaqqi nazala = et c’est en toute vérité que Nous l’avons fait descendre et avec la vérité il est descendu » 17.105

        La fréquence des mots à finale ‘an’ employés sous forme de substantif, d’adverbe, d’adjectif verbal ou de participe présent, est une caractéristique du style coranique, qui le différencie nettement des Hadiths : Tous les versets des Sourates 72, 71, 65, 48, 33, 25, 18, 17 et 19 ( à l’exception de 7 versets [34-40] de cette dernière) se terminent par ‘an’, exemple :

        « khafyyan = secrètement ; chaïban = cheveux blancs ; chaqyyan = désespérément ; walyyan = descendant, héritier, allié ; radhyyan = agréable ; samyyan = nom ; ityyan = inexorablement ou inflexiblement. » 19.3-8

        « baqian wa adwan » (litt. « hostilement et injustement ou transgresseur et belliqueux ») 10.90

        « dhabhan..qadhan...sûbhan..naq’an..jam’an » (litt. « haletant..faisant jaillir des étincelles..attaquant matinalement.. faisant voler la poussière... pénétrant ou (couvrant avec) un groupe » 100.1-5

        « marahan = orgueilleusement » 17.37 ;31.18 « ûmyan, bûkman, summan = aveugles, muets et sourds = 17.97 « hamûlatan wa farchan = transport et laine » 6.142

        Le Coran s’exprime de manière étrange ; Vous n’avez qu’à méditer les versets suivants pour vous rendre compte de sa remarquable singularité ; il est impossible que le prophète pût s’exprimer ainsi ; nous connaissons son style à travers les hadiths :

        « fa darabna ala adhanihim = litt. Nous avons frappé (sur) leurs oreilles » 18.11 (Nous avons assourdi leurs oreilles) « wa rabatna ala qulûbihim = litt. Nous avons attaché (sur) leurs coeurs » 18.14 (Nous avons fortifié leurs coeurs) « ichtaala rra’çou chaiban = litt. la tête s’est enflammée de blanc » 19.4 (Ma tête a blanchi) « ma kaddaba l’fûadu ma raa = litt. le coeur (l’intérieur) n’a pas démenti ce qu’il a vu » 53.11 « wa nûqallibou af’idatahum wa absarahum = litt. Nous tournons leurs coeurs (intérieurs..) et leurs yeux » 6.110 (Nous détournons...).

        « wa asbaha fuadu ummi Moussa fâriqan = litt. l’intérieur de la mère de Moïse devint vide » 28.10 (le coeur de la mère de Moïse se vida) « ayatuha l’iru innacum laçariqûn = litt. Ô Chameaux ! Vous êtes des voleurs. » 12.70 (Caravaniers ! Vous êtes des voleurs)

        « waç’al il qariati lati kunna fiha wal ir allati aqbalna fiha = litt. Et interroge la ville où nous étions et les chameaux sur lesquels nous sommes venus. » 12.82 (Et interroge la ville où nous étions et la caravane dans laquelle nous sommes arrivés).

        - La concision :

        La concision et la précision du style coranique dépassent les compétences humaines. Si nous prenons par exemple les droits de succession (l’héritage), nous pouvons constater que le Coran les expose en trois versets (4.11,12,176), alors que les hommes ont écrit des ouvrages sur ce thème, pour ne rien dire de plus ni de mieux en fin de compte.

        - L’emploi du pronom personnel ‘‘Nous’’ :

        Le Coran se distingue du Hadith par l’emploi du pronom personnel ‘Nous’ ainsi que par la confusion des temps, passé et futur :

        Le ‘Nous’ dans le Coran n’est pas un pluriel de nombre, mais un pluriel de respect et de majesté. Les rois parlent au pluriel, par fierté ou par modestie ; il est normal que le Roi des rois fasse de même. Il y a une autre explication à cela, mais je préfère en laisser parler l’auteur cité ci-après.

        Quant à l’emploi du passé pour annoncer des événements futurs, cela s’explique par le fait que Dieu se situe au-dessus du temps et de l’espace. Dans sa science, le futur relève du passé. En effet, le temps est une mesure utilisée par l’homme ; il est déterminé par la rotation de la terre ; si l’homme se détache de la terre pour s’élever ne serait-ce qu’au niveau de l’exosphère, il ne sera plus concerné par le temps et il en perdra la notion.

        Or, Dieu qui contient et embrasse tout, agit sur le temps, Il ne le subit pas. Le passé, le présent et le futur sont pour Lui une actualité permanente. Il a une parfaite connaissance de ce qui va se produire, et cette connaissance, ce savoir lui permet de considérer le futur comme étant déjà passé. D’où l’emploi du passé à propos de nombreux événements concernant le futur :

        « La corruption est apparue(dhahara) sur la terre et dans la Mer... » 30.41

        « Et il a été soufflé (nufikha) dans la trompette et Nous les avons tous rassemblés. Et ce jour-là, Nous avons présenté de près l’Enfer aux mécréants. » 18.99-100

        « Et il a été soufflé (nufikha) dans la trompette et les voilà, de leurs tombes, se précipitant vers leur Seigneur. » 36.51

        « Ils furent présentés en rangs devant ton Seigneur.et le livre fut déposé. » 18.48-49

        « Et il a été décidé(qudhya) entre eux en toute équité et ils ne sont point lésés » 10.54 ; 39.69

        « Et lorsque Dieu a dit (qâla) : « Ô Jésus, fils de Marie, est-ce toi qui as dit aux hommes : « Prenez-moi ainsi que ma mère, pour deux divinités en dehors d’Allah ? » Il a dit (qâla) : « Gloire et Pureté à Toi ! Il ne m’appartient pas de déclarer ce que je n’ai pas le droit de dire ! Si je l’avais dit, Tu l’aurais su, certes. Tu sais ce qu’il y a en moi, et je ne sais pas ce qu’il y a en Toi. Tu es, en vérité, le grand connaisseur de tout ce qui est inconnu. » 5.116

        « Et furent conduits (çiqa) par groupes au Paradis ceux qui avaient craint leur Seigneur... Et ils dirent : ‘‘Louange à Allah qui nous a tenu Sa promesse.. » 39.73-74

        Parfois, certains versets parlent de deux temps différents, au point où ils semblent contradictoires, exemple :

        « L’ordre de Dieu est arrivé (atâ). Ne le hâtez donc pas. » 16.1

        Dans la Science de Dieu, l’ordre est déjà arrivé. Cependant, Dieu demande aux hommes de ne pas hâter sa venue. Ce qui s’inscrit dans le futur pour les hommes, il s’est déjà produit dans la science divine.

        Tous les faits qui sont inconnus des hommes, Dieu les connaît parfaitement. L’emploi des deux temps trouve son explication dans l’asymétrie des deux visions et des deux sciences humaines et divines.

        Le Docteur Moustafâ Mahmoud qui est l’une des grandes figures de la littérature arabe contemporaine, écrit :

        « Un examen attentif du mode d’expression coranique nous révèle que celui-ci est nouveau et unique en son genre. Dans sa cohésion, sa composition et sa structure, il n’a pas son semblable dans la littérature arabe, qu’elle soit antérieure ou postérieure au Coran.... Nous nous trouvons face à un langage qui a sa trame propre, sans être de la prose ni de la poésie. La musicalité de la poésie est due à la cadence et à la rime... C’est une musicalité externe, alors que celle du Coran est interne « Wa d-duha wa l-layli idhâ sajâ » (« Par la clarté du jour !... Par la nuit, quand elle s’étend ! » (93.1-2) Aucune césure, aucune rime dans cette simple expression. Et pourtant la musique filtre à travers elle... Elle provient de l’intérieur même de la phrase...

        Lorsque les versets prennent le ton de la menace, la phrase semble construite et sculptée dans le roc. Tel un cliquetis de cuivres qui s’entrechoquent, le rythme devient irritant pour l’oreille... Lorsque les versets coraniques viennent donner une nouvelle fabuleuse, comme la fin du déluge, le style devient haché. On dirait des signaux en morse et les versets entiers deviennent comme des messages télégraphiques très concis dont l’effet est impressionnant...

        Poursuivant notre analyse, nous découvrons dans le Coran une précision extrême et une étonnante exactitude...La moindre préposition est juste à la place qu’il faut, ni avant, ni après...Il est impossible de remplacer un mot par un autre, ou une préposition par une autre...Chaque vocable a été choisi parmi un million d’autres, en fonction d’un critère précis. Considérons cette très grande précision, introuvable en aucun autre écrit : « Ne dévorez pas à tort vos biens entre vous ; n’en faites pas présent (tudlû) aux juges dans le but de manger injustement une part des biens d’autrui, vous le savez parfaitement. (2.188)

        Le verset relatif au meurtre des enfants à cause de la pauvreté se présente sous deux formes :

        « Ne tuez pas vos enfants à cause de votre pauvreté ; Nous vous accorderons votre subsistance avec la leur. » (6.151)

        « Ne tuez pas vos enfants par crainte de la pauvreté. Nous leur accorderons leur subsistance avec la vôtre. » (17.31)

        La différence entre ces deux versets n’est pas due au hasard. Elle obéit à des raisons déterminées... Lorsque le meurtre est voulu « à cause de la pauvreté », cela signifie que les parents vivent actuellement dans la pauvreté. D’où l’affirmation : « Nous vous accorderons votre subsistance avec la leur ». Lorsque, par contre, le meurtre des enfants est prémédité « par crainte de la pauvreté », cela signifie que les parents prévoient la pauvreté pour l’avenir. D’où l’allusion faite par le Coran aux enfants en premier lieu : « Nous leur accorderons leur subsistance avec la vôtre ». De telles nuances ne pouvaient venir à l’esprit d’un auteur humain.

        Qu’un mot précède un autre ou qu’il vienne après, il y a toujours une sagesse sous-jacente. A propos du vol par exemple, le Coran parle de l’homme en premier lieu, et ensuite de la femme.

        A propos de la débauche, c’est l’inverse...La raison ici est évidente. Dans le vol, l’homme joue un rôle beaucoup plus actif que la femme. Dans la débauche, par contre, c’est la femme qui prend l’initiative, dès le moment où elle choisit une mini-jupe et s’installe devant son miroir pour se parfumer et se maquiller, prête à prendre au piège l’homme qu’elle attend... Les exemples de ce genre abondent...

        • Marie selon la Bible et le Coran 28 juillet 2015 09:50, par Maître Simozrag

          3ème partie

          Nous remarquons ensuite, dans la grammaire coranique, une précision qui tient à des nuances très fines. Par exemple, dans le verset :

          « Wa in tâ’ifatâni min al-mu’minina qtatalû fa slihû bayna-humâ » (« Si deux groupes de croyants se combattent rétablissez la paix entre eux. ») (49.9) Dans un cas, l’accord avec le mot « tâ’ifatâni » (« deux groupes ») est fait au pluriel : « qtatalû » (« se combattent ») ; dans l’autre, il est fait au duel : « fa-(i) slihû bayna-humâ » (« rétablissez la paix entre eux (deux) »)... Le motif de cette variante est très subtil : durant le combat, les deux groupes s’affrontent et deviennent une collection (un « pluriel ») de bras qui s’entre-battent. Au moment de la trêve, ils se séparent à nouveau en « deux » groupes, chacun envoyant son délégué.

          D’où la formulation de notre verset... A propos de l’emploi des pronoms personnels « Je » et « Nous », Dieu parle en utilisant le « Nous » lorsqu’est exprimée une action divine où sont associés tous les Attributs divins comme la Création, la Révélation, la préservation du Coran, etc.

          « Nous avons fait descendre le Rappel ; nous en sommes le gardien. » (15.9)

          « C’est nous qui vous avons créés.
          - Si seulement vous déclarez la vérité ! » (56.57)

          « Oui, Nous l’avons fait descendre durant la nuit du Décret. » (97.1)

          « Ne voyez-vous pas comment vous engendrez ? Est-ce vous qui créez cela, ou bien en sommes-nous le Créateur ? » (56-58-59)

          « Nous les avons créés ; nous avons fixé solidement leurs jointures ; mais lorsque nous le voudrons, nous les remplacerons par des êtres semblables à eux. » (76.28)

          Dans les cas précités, le « Nous » traduit un ensemble d’attributs divins qui sont tous à l’oeuvre dans une initiative grandiose, comme celle de la Création par exemple. Mais lorsque le verset relate un entretien entre Dieu et l’un de ses serviteurs (Moïse par exemple), c’est le pronom personnel singulier qui est employé :

          « Moi, en vérité, je suis Dieu ! Il n’y a de Dieu que moi. Adore-moi donc ! Observe la prière en invoquant mon Nom ! » (20.14)

          Dieu dit « Je », car c’est le Moi divin qui parle ici et l’attention est attirée sur le fait et la proclamation, dans le culte, de l’Unicité divine. C’est dans le même sens que Dieu dit à une certaine élite : « ô vous, les hommes doués d’intelligence ! Craignez-moi » (2.197) et qu’il avertit le commun des mortels de cette façon : « Craignez le Feu qui a pour aliment les hommes et les pierres ! » 2.24

          Ces derniers, en effet, ne comprennent que le langage du feu : il les effraie. Les hommes doués d’intelligence ont par contre le privilège de comprendre que Dieu est plus Puissant que le feu et qu’Il peut faire de celui-ci, un havre de fraîcheur et de paix...Une scrupuleuse exactitude dans l’expression, le choix des mots et l’emploi des prépositions (aucune n’est trop... aucune ne manque...nulle ne précède ou suit la place qui lui revient, sinon pour une raison et un critère déterminés)...

          Ce sont là des qualités, illustrées par nos exemples, qui n’existent en aucun ouvrage écrit par un auteur humain. Nous ne les rencontrons que dans le Coran. » [20]

          Un autre spécialiste du Coran, affirme : « Le style du Coran est unique par sa précision et sa concision ; Il faut être parfaitement averti des finesses de la langue arabe pour déceler de telles perfections qu’on ne trouve nulle part ailleurs...

          En lisant les chapitres du Coran, nous trouvons à chacun d’eux son propre style, son rythme particulier et je dirais même sa musique...

          On est frappé par ce mouvement de la mer qu’on croit apercevoir en lisant les versets parlant de l’évolution des bateaux à travers les vagues. Lisons par exemple le verset 14 du chapitre XVI pour sentir le balancement des navires au mouvement des flots : ‘‘Tu vois les bateaux fendre ses eaux et afin que vous alliez à la recherche des dons de Sa générosité et peut-être rendrez-vous grâce’’ (16/14)...

          Dans la précision extrême des mots, on sent aisément que ce n’est pas un berger illettré du 7ème siècle qui pouvait d’une façon improvisée dicter un discours aux termes aussi élaborés. C’est ainsi que dans le chapitre XII (Joseph), verset 110, il est dit : ‘‘Jusqu’à ce que les Messagers faillirent perdre espoir’’.

          On constate qu’il est dit istay’asa et non ya’isa car le premier mot veut dire ‘‘faillirent perdre espoir’’ tandis que le second veut dire ‘‘désespérèrent’’. Or il s’agit en l’occurrence de Messagers de Dieu à qui il ne convient pas de perdre espoir en Dieu quelles que soient les circonstances.

          De même dans le chapitre 37, verset 14, il est dit : ‘‘Quand ils voient un miracle ils font semblant de s’en moquer’’.

          On emploie en effet la forme dérivée yastaskhirun et non la forme primaire yaskharun car cette dernière veut dire ‘‘se moquent’’ et l’autre veut dire ‘‘font semblant de se moquer’’. Un miracle ne peut que frapper et convaincre les esprits les plus sceptiques, mais, bien que convaincus dans leur for-intérieur, leur jalousie et leur orgueil les poussent à faire semblant de s’en moquer...

          Tout le long du Coran, nous trouvons des formules succinctes et lapidaires qui étonnent par leur concision... Donc voilà un homme illettré, d’une nation rustique et primitive, le voilà dictant au fur et à mesure des versets n’appartenant pas tous au même chapitre, puis ordonnant de mémoire de maître chacun de ces versets à une place exacte de façon à arriver à des chapitres cohérents et portant chacun sa marque particulière et son cachet personnel.

          Qui donc peut écrire un livre de plus de mille pages sans qu’il y ait la moindre contradiction et la moindre erreur ? » [21]

          L’art de la prose et de la poésie était au sommet de la perfection à l’époque de la révélation du Coran ; cela n’a cependant pas empêché les grands poètes et les orateurs d’être fascinés par la beauté de ce nouveau langage qui n’était ni de la prose ni de la poésie. Ils ont reconnu d’emblée la suprématie du style coranique et ils furent incapables de l’imiter, malgré les multiples et vaines tentatives.

          Les mécréants n’ont pas fait mystère de leur admiration devant le charme et l’exquisité du verbe coranique ; ils prirent l’habitude d’aller écouter la lecture du Coran, la nuit, en se cachant derrière la maison du Prophète. Abou Jahl, chef de file de l’opposition Quraichite, demanda à Al Walid ibn al Mughira son avis sur le Coran. Il lui répondit :

          « Par Dieu, personne parmi vous n’a la même compétence que la mienne en poésie arabe. De même, personne ne peut rivaliser avec moi dans le domaine de la poésie épique, de l’ode et de l’idylle. Mais j’avoue que le Coran est beaucoup plus mielleux en parole que nos plus excellentes poésies. Sa parole est plus haute en valeur. En effet, elle est au-dessus des autres ! »

          « Le livre céleste de l’Islam est un exemple miraculeux inimitable. Il n’a pas de précédent tant pour le style que pour la structure et le contenu, dans la littérature arabe. Son influence spécifique sur l’âme humaine est issue de ses particularités et de sa suprématie.

          Comment se peut-il qu’un livre soit l’oeuvre de Mohammad, alors que celui-ci était un arabe illettré ? On observe dans ce livre des trésors de science qui dépassent l’intellect des grands philosophes et politiciens. C’est pour cette raison aussi que le Coran ne peut être l’oeuvre d’une personne éduquée. » [22]Comment se fait-il que le défi de produire un discours semblable au Coran ne soit pas relevé jusqu’à nos jours ?

          Mon étonnement est d’autant plus grand que le défi porte sur un domaine où les Arabes étaient les mieux qualifiés.

          « Eh bien, qu’ils fassent venir un récit pareil à celui-ci, s’ils sont véridiques. » 52.34

          Ce verset s’adresse non seulement aux contemporains du Prophète, mais à toute l’humanité et à chaque époque, les invitant à imiter le Coran. Puis, le défi se ramène à dix sourates seulement :

          « Diront-ils : ‘‘il l’a inventé, ce Coran’’. Réponds-leur : apportez donc dix Sourates pareilles, inventées et appelez pour vous y aider tous ceux que vous pourrez, hormis Dieu, si vous êtes véridiques. » 11.13

          Ils furent incapables de le faire après de nombreux essais et de ce fait, Allah leur accorda davantage de facilités pour n’apporter qu’une seule Sourate. Ils y furent appelés à deux reprises : Il leur demanda d’apporter, à défaut d’une Sourate pareille, au moins une Sourate de ce genre, c’est-à-dire semblable : « Ou bien ils disent : ‘‘c’est lui (Mohammed) qui l’a inventé ?’’. Dis : apportez donc une Sourate pareille et appelez y tous ceux que vous pourrez, autre que Dieu, si vous êtes véridiques. » 10.38

          « Si vous avez des doutes sur ce que nous avons fait descendre sur Notre serviteur, faites un chapitre au moins semblable et appelez, en dehors de Dieu, vos témoins si vous êtes véridiques. » 2.22

          Tout le monde sait que le Coran ne manquait pas d’adversaires parmi les Arabes. Ces derniers étaient conscients du fait que le Coran les attaquait ouvertement et menaçait de faire disparaître leurs privilèges, leurs coutumes et leurs croyances.

          Pourtant, personne n’a pu l’affronter ; personne n’a répondu au défi alors qu’ils pouvaient, pour ce faire, demander le concours des rhétoriciens et des spécialistes de l’éloquence qui n’étaient pas rares à l’époque.

          • Marie selon la Bible et le Coran 28 juillet 2015 09:55, par Maître Simozrag

            4ème partie

            - Structure numérique :

            Le Coran obéit miraculeusement à une structure numérique liée au chiffre 19. Le nombre de ses Sourates, ses versets, ses mots, ses lettres et ses chiffres correspond au nombre 19 ou un multiple de 19. [23] Par exemple :

            • le verset d’ouverture ‘‘ Bismillehi arrahmâni arrahimi’’ comprend exactement 19 lettres.

            • le nombre des sourates composant le Coran est égal à 114, et la sourate n° 114 ‘‘les Hommes’’ contient 6 versets, donc 114 divisé par 6 = 19

            • la sourate ‘‘le caillot de sang’’ situé au n° 19 de l’ordre inverse, contient elle-même 19 versets.

            • Cette même sourate ‘‘ le caillot de sang’’ comprend au total 285 lettres, soit un multiple de 19 (15 x 19 = 285)

            • Chacun des mots composant le verset d’ouverture (basmala) se répète dans le Coran un nombre de fois égal à 19 ou un multiple de 19. Ainsi le mot ‘‘ISM’’ se répète 19 fois dans le Coran ; le mot ‘‘Allah’’ se répète 2698 fois, soit 19 x 142 ; le mot ‘‘RAHMAN’’ se répète 57 fois, soit 19 x 3 ; le mot ‘‘RAHIM’’ se répète 115 fois. Si on déduit le mot ‘‘rahim’’ employé à la sourate du ‘‘Repentir’’ sous forme de substantif désignant le prophète Mohammed (s9, v128), il reste le nom ‘‘ RAHIM’’ se rapportant à Dieu, mentionné 114 fois, donc 19 x 6.

            • Le chiffre 19 est cité dans le Coran au verset 30 de la sourate 74 : « Ils sont dix-neuf à y veiller »

            • Le Coran contient 329.156 lettres, soit 19 x 17.324

            • Si nous faisons l’addition des nombres exprimés dans le Coran, nous trouvons un total de 174.591, soit 19 x 9189

            • Le groupe de versets révélés en premier contient 19 mots : de l’impératif : ‘‘Lis’’ (jusqu’à) ‘‘ Il a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas’’. s96, v1-5

            • Le deuxième groupe de versets révélés immédiatement après contient 38 mots (19 x 2). Il s’agit des neuf premiers versets de la sourate ‘‘Le Calame’’jusqu’au mot ‘‘ils complaisent’’. s68, v1-9 Et ainsi les exemples se multiplient à l’infini. Il est matériellement impossible que le Coran soit l’oeuvre d’un homme quelque génial soit-il.

            « Dis : « Même si les hommes et les Djinns s’unissaient pour produire quelque chose de semblable à ce Coran, ils ne sauraient produire rien de semblable, même s’ils s’aidaient les uns les autres. » 17.88

            - Aspects scientifiques :

            Lorsque nous examinons les aspects scientifiques du Coran, nous nous trouvons en présence de certains énoncés au-dessus de nos capacités intellectuelles et dont on ne peut contester l’origine divine.

            A l’époque où ces versets furent révélés, les sciences atomiques et anatomiques, la cosmologie, la biologie, l’astronomie n’étaient pas encore connues. Bien plus, le Coran contient des vérités scientifiques qui échappent même à des savants contemporains. Comment un illettré du moyen âge put y accéder et les expliquer avec autant de facilités ?

            « On ne peut pas concevoir que beaucoup d’énoncés coraniques qui ont un aspect scientifique aient été l’oeuvre d’un homme en raison de l’état des connaissances à l’époque de Mahomet. » [24]

            « En plus de sujets variés qu’aborde le Coran, il prédit les événements à venir, de même qu’il raconte avec une clarté impressionnante, l’histoire jadis méconnue du monde. On observe, d’ailleurs, les multitudes de versets coraniques traitant les lois de la nature et scrutant les diverses branches scientifiques.

            L’exactitude et l’absence d’erreurs dans les sujets abordés sont tels que les hommes de science, les philosophes, et les politiciens sont obligés de s’agenouiller devant le Coran. » [25]

            Comme vous, les chrétiens et les Juifs prétendent sans preuves que Mahommed a écrit ou fait écrire le Coran en imitant la Bible. Cette prise de position est aussi légère que celle qui amènerait à dire que Jésus aurait trompé lui aussi ses contemporains pour s’être inspiré de l’Ancien Testament au cours de sa prédication : tout l’Evangile de Matthieu est, on l’a vu, fondé sur cette continuité avec l’Ancien Testament. Quel exégète aurait l’idée d’enlever à Jésus son caractère d’Envoyé de Dieu pour ce motif ?

            Le Coran fournit à propos de la création et de l’organisation de l’univers des données tout à fait différentes de celles de la Bible. La Bible ne décrit pas le processus de la création tel que le Coran le décrit de manière exacte et en parfait accord avec les données de la science.

            Contrairement à La Bible qui décrit un processus scientifiquement inexact, le Coran déclare que les cieux et la terre composaient une masse unie à l’état gazeux et se sont séparés à la suite d’un processus découlant de la volonté de Dieu :

            « Il s’est ensuite adressé au ciel qui était alors une fumée gazeuse. » 41.11

            « Les mécréants n’ont-ils pas vu que les cieux et la terre formaient une masse compacte ? Ensuite Nous les avons séparés et fait de l’eau toute chose vivante. Ne croiront-ils donc pas ? » 21.30

            On sait parfaitement aujourd’hui -comme nous enseigne la science- que les cieux et la terre formaient initialement une masse gazeuse -plus exactement une fumée- et se sont séparés à la suite d’un processus qu’on peut résumer comme suit : condensation puis séparation en fragments donnant naissance à des étoiles et des planètes -dont le soleil et la terre- formant des ensembles appelés galaxies.

            La Bible déclare (Gen.2.2) que Dieu se reposa au septième jour après avoir achevé la Création. Le Coran corrige cette erreur en affirmant qu’après la création des cieux et de la terre, Dieu n’éprouva aucune fatigue. 50.15 ; 50.38

            A La différence de la Bible, le Coran précise que les météores sont des projectiles lancés contre les démons rebelles : 67.5 ; 72.8-9 ; 37.10 ; 15.18 ; 41.12 Il viendra le jour où la science parviendra à constater l’exactitude de cette révélation.

            La Bible ne fait pas mention du mouvement des étoiles et des planètes. Le terme orbite n’y est jamais évoqué. On peut considérer qu’il est fait allusion à un semblant de mobilité dans certains versets, comme par exemple le songe de Joseph qui a vu le soleil, la lune et onze étoiles se prosterner devant lui (Gen.37.9) ou encore : « De leurs sentiers les étoiles combattirent contre Sisera. » Juges 5.20

            Néanmoins ces affirmations ne rendent pas compte d’un mouvement régulier, dans un ordre orbital déterminé. C’est pourquoi le 22 Juin 1632 l’astronome Galilée fut contraint à abjurer ses croyances en la mobilité de la terre, suivant les idées de Copernic, déclaré hérétique. Avant lui, en 1600 précisément, Bruno Giordano fut brûlé vif à Rome pour les mêmes opinions.

            Le Coran indique clairement que ces astres ont différentes fonctions et qu’ils sont en perpétuel mouvement :

            « Et le soleil court vers un gîte qui lui est assigné ; telle est la détermination du Tout-Puissant, de l’Omniscient. Et la lune, Nous lui avons déterminé des phases jusqu’à ce qu’elle devienne semblable à la palme desséchée. Le soleil ne peut rattraper la lune, ni la nuit devancer le jour ; et chacun vogue dans une orbite. » 36.38-40

            « Et c’est Lui qui a créé la nuit et le jour, le soleil et la lune, chacun voguant dans une orbite. » 21.33

            « Allah est Celui qui a élevé les cieux sans piliers visibles, Il s’est établi sur le Trône et a soumis le soleil et la lune, chacun poursuivant sa course vers un terme fixé. » 13.2

            « Il a mis à votre service le soleil et la lune qui gravitent avec régularité. Et Il a mis à votre service la nuit et le jour. » 14.33

            « N’as-tu pas vu qu’Allah fait pénétrer la nuit dans le jour, et qu’Il fait pénétrer le jour dans la nuit, et qu’Il a assujetti le soleil et la lune chacun poursuivant sa course jusqu’à un terme fixé ? Et Allah est parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » 31.29 ; 35.13

            « Il a créé les cieux et la terre en toute Vérité. Il enroule la nuit sur le jour et enroule le jour sur la nuit, et Il a assujetti le soleil et la lune .Chacun d’eux poursuit sa course vers un terme fixé. C’est bien Lui le Puissant, le Grand Pardonneur. » 39.5

            Le verbe ‘‘enrouler’’ utilisé dans ces deux derniers versets concernant le jour et la nuit est une allusion, entre autres, à la rotondité de la terre. Un autre verset parle du mouvement de la terre dans l’espace, de manière subtile dont la compréhension nécessite un petit effort de réflexion :

            « Tu vois les montagnes que tu croyais immobiles, passer comme des nuages. C’est une oeuvre de Dieu : Il fait bien toute chose. » 27.88

            Le phénomène du rétrécissement des continents sous l’effet de l’érosion, est aussi évoqué dans le Coran :

            « Ne voient-ils pas que Nous réduisons la terre de ses extrémités. » 13.41

            La Bible ne parle pas de l’expansion continuelle de l’univers et de la fuite des galaxies. Le Coran évoque ce phénomène sans la moindre ambiguïté :

            « Le ciel, Nous l’avons construit par Notre puissance : et c’est encore Nous qui l’élargissons. » 51.47

            Ce phénomène de l’expansion permanente de l’univers a occupé les astrophysiciens pendant longtemps et il ne fut découvert qu’au vingtième siècle. D’après les récentes études cosmologiques, des nouvelles galaxies se forment à partir des nébuleuses diffuses parvenues à un certain stade de température et de densité.

            Chaque fois qu’une galaxie naisse, une autre s’écarte et s’éloigne comme pour céder la place à la nouvelle ; ce mouvement étant régulier et perpétuel. L’univers visible contient environ cent millions de galaxies, animées par deux types de mouvements, un diffus et vacillant et l’autre régulier avec une vitesse moyenne de 1000 km/sec.

            La galaxie la plus proche de notre Voie Lactée se trouve à une distance de 750 000 année-lumière. Et la galaxie la plus éloignée de notre Voie Lactée -devenue visible depuis le développement des télescopes- se trouve à une distance égale à 1600 millions année-lumière. Chaque galaxie contient des milliards d’étoiles, des gaz et du brouillard cosmique. L’idée d’un univers en expansion permanente est née de l’éloignement à répétition des galaxies qui se manifeste par le déplacement systématique vers « le rouge de leur spectre. »

            Le phénomène de la création permanente et celui du renouvellement de la création sont cités plusieurs fois dans le Coran. Dès lors, l’on ne s’étonne pas de constater que la création entre autres de nouvelles galaxies soit à l’origine de l’expansion continuelle de l’univers.

            « Il ajoute à la création ce qu’Il veut, car Allah est Omnipotent. » 35.1

            « Ne voient-ils pas comment Allah commence la création puis la renouvelle ? Cela est facile pour Allah. » 29.19

            « C’est Allah qui commence la création, ensuite Il la renouvelle ; puis vers Lui vous serez ramenés. » 30.11

            « Il crée chaque jour quelque chose de nouveau. » 55.29

            « N’ont-ils pas médité sur le royaume des cieux et de la terre, et toute chose qu’Allah a créée, et que leur terme est peut-être [27] déjà proche. » 7.185

            • Marie selon la Bible et le Coran 28 juillet 2015 10:03, par Maître Simozrag

              5ème partie La Bible ne parle pas du rôle fécondateur du vent. Il y a près de deux siècles, la Science a découvert l’effet des vents comme facteur de fécondation en transportant le pollen jusqu’aux fleurs femelles et les faire ainsi féconder.

              Mais le phénomène de fécondation des nuages par le vent n’a été découvert que plus tardivement. Il y a des nuages à charge électrique positive et d’autres à charge négative dont la jonction opérée par le vent produit la pluie. Selon l’Encyclopédie de Science et de Technologie :

              « Directement ou indirectement, le vent est facteur de production, de transport des nuages, de précipitation ainsi que de transport des masses d’air, froides et chaudes, d’une région à l’autre. » [28]Le Coran indique clairement que les vents ont un rôle fécondateur :

              « Allah, c’est Lui qui déchaîne les vents lesquels soulèvent des nuages ; puis Il les étend dans le ciel comme Il veut ; et Il les met en morceaux. Tu vois alors la pluie sortir de leurs profondeurs. » 30.48

              « C’est lui qui déchaîne les vents comme une annonce de sa miséricorde. Nous faisons descendre du ciel une eau pure et purifiante pour rendre la vie à une contrée morte et pour abreuver la multitude des troupeaux et des humains que nous avons créés. » 25.48-49

              « Nous envoyons les vents comme des fécondateurs et Nous fîmes alors descendre du ciel une eau dont Nous vous avons abreuvés. » 15.22

              « Là, on est en présence d’une révélation merveilleuse, à une époque obscure dont la justesse vient d’être prouvée à notre temps et cela à la lumière des études scientifiques des phénomènes atmosphériques : la météorologie. Selon les météorologistes l’existence de deux conditions, c’est-à-dire la vapeur et sa saturation, d’ailleurs essentielle, n’est pas suffisante pour la formation des nuages fertiles et par conséquent, susceptible de déclencher la pluie. Il faut un troisième facteur, à savoir : le processus de la fécondation. C’est ainsi que pour déclencher la pluie artificielle, les expériences menées, il y a quelques années, ont consisté à introduire dans les nuages, soit des noyaux de condensations hygroscopiques (sel marin ou chlorure de calcium anhydre) ou de l’eau pulvérisée, lorsque la température est positive, soit des noyaux de congélation (neige carbonique, iodure d’argent ) lorsque la température est négative. Dans le premier cas, on favorise à la fois, la condensation et la coalescence des gouttelettes, dans le second, on fait cesser la surfusion et l’on provoque la croissance de cristaux de glace qui se transforment par fusion en gouttes d’eau. Le vent, à lui-même seul, entraîne le processus déjà cité ! » [29]

              La Bible ne dit pas que les eaux souterraines proviennent des infiltrations des eaux de pluies , d’où les nombreuses théories inexactes dans ce domaine. L’idée ne put trouver son chemin qu’en 1580 avec Bernard Palissy qui a déclaré que les eaux souterraines proviennent des eaux de pluie. Le Coran évoque l’idée de conservation, d’emmagasinage des eaux de pluies dans le sol.

              « Nous envoyons les vents comme des fécondateurs. Nous faisons descendre du ciel une eau dont Nous vous abreuvons, alors que vous n’êtes pas capables de l’emmagasiner. » 15.22

              « Nous avons fait descendre du ciel une eau en quantité définie et Nous l’avons maintenue dans la terre, alors que Nous sommes bien Capable de la faire disparaître. Par elle Nous avons fait croître des jardins de palmiers et des vignes dans lesquels vous avez des fruits abondants que vous mangez. » 23.18-19

              « Dis : voyez-vous si votre eau se perdait en terre, qui vous apporterait une eau de source. » 67.30

              La Bible ne parle pas de la jonction et du non-mélange des eaux douces et des eaux salées. Ce phénomène qui fut constaté tout récemment par l’océanologue, le commandant Cousteau, a été signalé par le Coran depuis quatorze siècles :

              « Et c’est Lui qui donne libre cours aux deux mers : l’une douce, rafraîchissante, l’autre salée, amère. Et Il assigne entre les deux une zone intermédiaire et un barrage infranchissable. » 25.53

              « Les deux mers ne sont pas identiques : (l’eau de) celle-ci est potable, douce et agréable à boire, et celle-là est salée, amère. Cependant de chacune vous mangez une chair fraîche et vous extrayez un ornement que vous portez. » 35.12

              « Il a donné libre cours aux deux mers pour se rencontrer ; il y a entre elles une barrière qu’elles ne dépassent pas... De ces deux sortent la perle et le corail. » 55.19,20,22 Mohammed ne pouvait pas savoir que la perle et le corail sortaient de la mer. Il est certain que même à notre époque, beaucoup de gens ignorent encore l’origine de ces matières. A propos de la mer, il est deux versets qui parlent des volcans marins. L’un sous forme de serment et l’autre comme signe de l’approche de la fin des temps :

              « Et par la mer en ébullition » 52.6

              « Lorsque les mers seront en ébullition. » 81.6

              Ce phénomène n’était pas connu au temps du Prophète, la Bible n’en fait aucune mention, il serait insensé de ne pas reconnaître le caractère surhumain de ces révélations.

              La Bible n’indique nulle part l’origine du lait animal. Le Coran enseigne comment se forme ce liquide et d’où il provient :

              « En vérité, il y a un enseignement pour vous dans les bestiaux. De ce qui est dans leurs entrailles, parmi un aliment digéré et du sang, Nous vous abreuvons d’un lait pur, délicieux pour les buveurs. » 16.66

              Pour expliquer certains versets, il faudrait avoir recours à des spécialistes. Là, nous sommes en présence d’un problème de physio-chimie. A ce sujet, le Dr Maurice Bucaille affirme : « Les constituants du lait sont sécrétés par les glandes mammaires. Celles-ci se nourrissent, si l’on peut dire, des produits de la digestion des aliments qui leur sont apportés par le sang circulant. Le sang joue donc un rôle de collecteur et de transporteur de matériaux extraits des aliments pour apporter la nutrition aux glandes mammaires productrices de lait, comme à n’importe quel organe. Ici, tout procède au départ d’une mise en présence du contenu intestinal et du sang au niveau même de la paroi intestinale. Cette notion précise relève des acquisitions de la chimie et de la physiologie de la digestion. Elle était rigoureusement inconnue au temps du prophète Mahomet : sa connaissance remonte à la période moderne. Quant à la découverte de la circulation du sang, elle est l’oeuvre de Harvey et se situe dix siècles environ après la Révélation coranique.

              Je pense que l’existence dans le Coran du verset qui fait allusion à ces notions ne peut avoir d’explication humaine en raison de l’époque où elles ont été formulées. »

              La Bible ne parle pas du processus de reproduction humaine. Le Coran indique avec précision les différentes phases de transformation successives de l’embryon, depuis la goutte du sperme jusqu’au terme de sa formation dans l’utérus maternel :

              « Nous avons certes créé l’homme d’un extrait d’argile, Puis Nous en fimes une goutte de sperme contenue dans un réceptacle solide. Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence (un caillot de sang) et de l’adhérence Nous avons créé un embryon ; puis, de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l’avons transformé en une tout autre création. Gloire à Allah le meilleur des Créateurs. » 23.12-14

              « Qu’avez-vous à ne pas vénérer Allah comme il se doit, Alors qu’Il vous a créés par phases successives. » 71.13-14

              « L’homme pense-t-il qu’on l’abandonnera à son sort ? N’était-il pas une goutte de sperme éjaculé ? Et ensuite une adhérence. Puis (Allah) l’a créé et formé harmonieusement ; puis en a fait alors les deux éléments du couple : le mâle et la femelle ? Celui-là (Allah) n’est-Il pas capable de faire revivre les morts ? » 75.36-40 ; 82.6- 8 ; 16.4 ; 77.20 ; 76.2 ; 40.67 ; 32.9

              le Coran évoque le mal de l’espace à une époque où cette notion était totalement inconnue. La décroissance progressive de l’oxygène dans l’atmosphère fait partie des découvertes de l’astronomie moderne. C’est pourquoi, la montée de l’homme dans l’espace provoque des troubles respiratoires.

              Au-delà d’une altitude de 15000 mètres « l’aspiration normale ne peut faire entrer aucune quantité d’oxygène -même sous pression- aux poumons. » Le Coran dit : « Celui que Dieu veut mettre sur la bonne voie, Il rend sa poitrine perméable à l’Islam, et celui qu’Il veut égarer, Il rend sa poitrine étroite et oppressée comme s’il monte progressivement dans le ciel. Ainsi, Dieu inflige Sa punition à ceux qui ne croient pas. » 6.125

              A l’époque où le Coran a été révélé, Jamais homme, et à plus forte raison un illettré, ne pouvait avoir l’idée de ce phénomène, ce qui prouve encore une fois l’origine divine de ces révélations.

              « Alors que l’on trouve dans la Bible, de monumentales erreurs scientifiques, ici je n’en découvrais aucune. Ce qui m’obligeait à m’interroger : si un homme était l’auteur du Coran, comment aurait-il pu au septième siècle de l’ère chrétienne, écrire ce qui s’avère aujourd’hui conforme aux connaissances scientifiques modernes.

              Quelle explication humaine donner à cette constatation ? A mon avis, il n’en est aucune, car il n’y a pas de raison particulière de penser qu’un habitant de la Péninsule arabique pût, au temps où, en France, régnait le Roi Dagobert, posséder une culture scientifique qui aurait dû, pour certains sujets, être en avance d’une dizaine de siècles sur la nôtre.

              Ces aspects scientifiques très particuliers du Coran m’ont initialement profondément étonné, car je n’avais jamais cru possible jusqu’alors qu’on puisse découvrir dans un texte rédigé, il y a plus de treize siècles, tant d’affirmations relatives à des sujets extrêmement variés, absolument conformes aux connaissances scientifiques modernes. Je n’avais au départ aucune foi en Islam.

              J’abordais cet examen des textes avec un esprit libre de tout préjugé, avec une objectivité entière. Si une influence avait pu s’exercer sur moi, c’est celle des enseignements reçus dans ma jeunesse, où on ne parlait pas de musulmans, mais de mahométans, pour bien marquer qu’il s’agissait d’une religion fondée par un homme et qui ne pouvait, par conséquent, avoir aucune espèce de valeur vis-à-vis de Dieu.

              Comme beaucoup en Occident, j’aurais pu conserver sur l’Islam les mêmes idées fausses tellement répandues de nos jours que je suis toujours étonné de rencontrer en dehors des spécialistes, des interlocuteurs éclairés sur ces points. J’avoue donc qu’avant que m’eût été donnée une image de l’Islam différente de celle reçue en Occident, j’étais moi-même très ignorant. » [30]
              - Les récits historiques :

              S’il existe quelques ressemblances entre les récits de la Bible et les récits du Coran, cela ne veut pas dire que ces récits sont identiques, et même dans ce cas, il n’y aurait aucune raison de parler d’imitation du fait que Mohammed ne savait ni lire ni écrire. Il s’agit purement et simplement de messages provenant d’une même source divine. Cette façon de voir est absurde ; elle peut conduire à la mise en doute de tous les messages à l’exception du premier, celui de Noé ou d’Abraham. Un tel raisonnement relève d’un scepticisme exagéré, susceptible de faire basculer dans l’incroyance.

              Lorsque Jésus Christ (psl) parle de Noé, de Lot, d’Abraham, de Jacob ou de Joseph, doit-on l’accuser d’avoir copié l’Ancien Testament ?

              De même que Josué, David, Esaïe ou Osée quand ils parlent de Noé, de Jacob ou de Moïse...Comment David a-t-il su que Dieu coupa en deux la mer rouge et y précipita Pharaon et son armée (Ps.136.13-17) ? S’est-il inspiré de la Torah ?

              Comment Jésus a-t-il appris qu’Esaïe a prophétisé sur les hypocrites (Mat 8.17 ; Mc 7.6 ; Jn 12.38) ? S’est-il référé à Esaïe 29.13 ?

              Comment a-t-il su que Zacharie a été tué entre l’autel et le Temple (Mat.23.36 ; Luc 11.51) ? S’agit-il d’une inspiration divine ou bien l’a-t-il appris en lisant 2Chroniques 24.21 ?

              Comment a-t-il appris qu’Esaïe a prophétisé sur lui (Mat 12.17-21) ? S’agit-il d’une révélation divine ou bien s’est-il inspiré de la parole d’Esaïe (42.1-4) ?

              Comment a-t-il su que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson (Mat 12.40) ? L’a-t-il repris du livre de Jonas 2.2 ?

              Quand Jésus parle du serpent d’airain (Jean 3.14), l’a-t-il repris du livre des nombres 21.9 ? ou du 2R 18.4 ?

              Lorsque Josué relate , au nom de l’Eternel, (Jos 24.2-13) l’histoire de Moïse et de Aaron, les plaies de l’Egypte, le miracle de la mer rouge, la traversée du désert, la victoire des Israélites sur les Amoréens, les Pharisiens, les Cananéens, les Héthiens, les Guirgasiens, les Héviens, les Jébusiens... et j’en passe, qui furent tous livrés entre les mains des Israélites !

              Faut-il l’accuser d’avoir copié les livres du Pentateuque (Torah) ? Ou encore, faut-il le traiter d’imposteur du fait qu’il avait vécu la plupart des événements dont il attribue le récit à l’Eternel ?

              Si Dieu relate à Josué des événements déjà mentionnés dans la Torah et dont certains furent vécus par Josué lui-même, comment voulez-vous qu’Il ne les raconte pas à Son messager deux mille ans après ?

              Si l’on admet l’opportunité du rappel de ces événements à des gens qui les savaient parce qu’ils étaient proches d’eux et écrits dans leur Livre, il est encore plus logique d’admettre leur rappel à des peuples qui les ignoraient et, qui plus est, sans Livre ? Le contraire serait qualifié de désinformation. Dieu n’est pas injuste pour informer certains et laisser d’autres dans l’ignorance.

              Outre les nombreuses révélations qu’il fait dans les domaines de la création, du culte, des lois, de la morale, du destin de l’humanité, du jugement dernier, du Paradis et de l’Enfer, le Coran rapporte des récits, les uns ne sont pas mentionnés dans la Bible, les autres y figurent mais de manière incomplète ou dénaturée.

              De ce fait, Dieu, Qui est l’Auteur incontesté de ces récits, mieux informé que quiconque, a voulu les rappeler de manière exacte et authentique afin qu’il n’y ait pas de doute ni de malentendu sur l’histoire des Prophètes et des Messages. Le Coran lui-même se veut être un ‘Rappel’ et il se définit comme tel : « Ceci n’est qu’un Rappel adressé aux Mondes » 12.104 ; 3.58 ; 7.63 ; 15.6,9 ; 16.44 ; 21.50 ; 16.5 ; 36.11,69 ; 38.1 ; 38.8,49,87 ; 41.41 ; 43.44 ; 54.25 ; 68.52 ; 81.27

              Allah a fait des révélations à Son messager comme Il les a faites à d’autres messagers avant lui. Or, Il n’y a pas lieu d’en douter ni de s’étonner.

              « Nous t’avons fait une révélation comme Nous fîmes à Noé et aux prophètes après lui. Et Nous avons fait révélation à Abraham, à Ismaël, à Isaac, à Jacob, aux Tribus, à Jésus, à Job, à Jonas, à Aaron et à Salomon, et Nous avons donné le Zabour à David. Et il y a des messagers dont Nous t’avons raconté l’histoire et des messagers dont Nous ne t’avons point raconté - et Allah a parlé à Moïse de vive voix - en tant que messagers, annonciateurs et avertisseurs, afin qu’après la venue des messagers il n’y eût point d’argument devant Allah. Allah est Puissant et Sage. » 4.163-165

              • Marie selon la Bible et le Coran 28 juillet 2015 10:07, par Maître Simozrag

                6ème partie Adam :

                La Bible dit que c’était l’homme qui imposait aux animaux leurs noms (Gn 2.19-20) ; le Coran enseigne, en revanche, que c’est Dieu qui apprit à Adam les noms de tous les êtres pour affirmer sa supériorité sur les anges (2.31).

                La Bible fait endosser à la femme la responsabilité du péché originel (Gn 3.6-8) ; le Coran, au contraire, impute la faute à l’homme : « Adam désobéit à son Seigneur et il s’égara. » (20.121)

                Contrairement à la Bible, le Coran annonce que Dieu pardonna à Adam et accepta son repentir.(2.37)

                Le Déluge :

                La Bible présente le Déluge comme un cataclysme universel qui a anéanti toute vie sur la terre à l’exception des passagers de l’Arche (Genèse 7.4,21,23). Tandis que le Coran précise que le Déluge était un châtiment réservé au peuple de Noé.

                La Bible dit que les fils de Noé étaient tous sauvés (Gn 7.7), le Coran affirme que l’un de ses fils fut du nombre des noyés. 11.42,43

                Abraham et Ismaël :

                La Bible ne révèle pas que Abraham et Ismaël ont construit la Ka’ba à la Mecque, ni la formule de leur prière pendant la construction (Coran 2.127-129) . Elle ne parle pas du feu dans lequel fut jeté Abraham pour avoir détruit les idoles et qui a été transformé en fraîcheur : (Coran 21.58-70). Contrairement à la Bible (Gn18.8), les hôtes d’Abraham, qui étaient des Anges, n’avaient pas mangé du plat qu’il leur avait offert (Coran 11.70).

                Les Anges annoncèrent à Sara, femme d’Abraham, la naissance d’Isaac et après Isaac Jacob (Coran 11.71), tandis que d’après la Bible, l’annonce désigna Isaac seulement. La Bible est muette sur la discussion théologique qui eut lieu entre Abraham et Nemrod, roi de Babylone, Coran 2.257.

                Loth :

                La Bible accuse le prophète Loth d’inceste (Gn.19.30-38) Le Coran, au contraire, l’innocente, le comptant parmi les vertueux, ceux qui ont été favorisés par dessus le reste du monde. Coran 6.86 ; 21.75

                Jacob et Joseph :

                Le Coran informe que Jacob perdit la vue à cause de son chagrin pour Joseph (12.84), et il la recouvra quand on jeta la tunique de Joseph sur son visage(12.06) ;

                La Bible ne dit pas que Jacob, au moment de sa mort, fit venir ses enfants et leur posa cette question : Qu’allez-vous adorer après moi ? Ils dirent : « Nous adorons ton Dieu, le Dieu de tes pères : Abraham, Ismaël et Isaac -Dieu Unique- et nous nous soumettons à Lui. » Coran 2.133

                Le Coran précise également que Dieu fit une révélation à Joseph dans le puits lui disant, pour le rassurer, qu’il viendra le jour où il informera ses frères de leur forfait sans qu’ils s’en rendent compte (Coran 12.15). De même que la femme de son maître, qui l’avait accusé de tentative de viol, ce qui a entraîné son emprisonnement, finît par reconnaître son tort en avouant que c’était elle qui l’avait sollicité et qu’il refusa sa demande. (Coran 12.51). Ces détails importants ne sont pas mentionnées dans la Bible.

                Moïse et Haroun :

                La Bible fait état de dix plaies envoyées à l’Egypte comme châtiment divin ; le Coran en mentionne cinq ( Coran 7.133). Concernant les dix commandements donnés à Moïse (Ex 20.3-17 ; Dt 5.6-21), le Coran en mentionne neuf : « Nous donnâmes à Moïse neuf miracles évidents . » Coran 17.101

                Selon un autre verset du Coran (16.124), le sabbat n’était pas une loi divine à caractère général, donc ne faisant pas partie des commandements. Il fut institué pour les juifs en raison de leurs divergences au sujet du jour hebdomadaire de la prière solennelle.

                La Bible ne fait pas mention du repentir des sorciers qui déclarèrent leur soumission à Dieu, se prosternèrent et c’est pour cela qu’ils furent décapités par le Pharaon ( Coran 7.120-124 ; 20.70-72 ; 26.46,49) ; le Coran rapporte le cri de détresse du Pharaon, sa profession de foi et sa déclaration de soumission à Dieu quand il était sur le point d’être englouti. A la différence de la Bible, le Coran annonce que le corps du Pharaon a été sauvé pour servir de signes aux générations ultérieures :

                « Et Nous fîmes traverser la mer aux Enfants d’Israël. Pharaon et ses armées les poursuivirent par (esprit de) rébellion et d’hostilité. Puis, quand la noyade l’eut saisi, il dit : « Je crois qu’il n’y a d’autre dieu que Celui en qui ont cru les enfants d’Israël. Et je suis du nombre des soumis. »

                (Allah dit) : « Tu en es là, maintenant ? Alors que tu as désobéi, auparavant, et que tu étais du nombre des corrupteurs ! Nous allons aujourd’hui te sauver en ton corps afin que tu deviennes un signe pour ceux qui viendront après toi. Cependant, beaucoup de gens sont indifférents à Nos signes. » Coran 10.90-92

                En effet, le corps du Pharaon a été bel et bien sauvé. De nos jours, il est exposé au musée du Caire. Que le Pharaon de l’Exode soit Ramsés Il ou son successeur Mineptah, et quoi qu’en disent les historiens, les deux momies, en tout cas, sont exposées au musée du Caire.

                Comment expliquer cette différence fondamentale entre le récit biblique et le récit coranique, étant donné qu’à l’époque de la révélation du Coran, personne ne savait que les corps des Pharaons étaient conservés quelque part ? Ces derniers ne furent découverts qu’à la fin du 19° siècle dans les tombes de la Nécropole de Thèbes.

                L’histoire de la vache -rousse selon l’un et jaune selon l’autre- n’est pas racontée de la même façon par la Bible et le Coran. La Bible se borne à faire de la vache immolée un sacrifice de purification (Nb 19.1-11) ou d’expiation pour un meurtre dont l’auteur est inconnu (Dt 21.1-9). En revanche, le Coran rattache l’histoire de la vache jaune à un homicide dont l’auteur a été désigné par la victime après avoir été ressuscitée.

                Selon l’exégèse coranique, on a tué un homme riche pour hériter de sa fortune, mais les héritiers présomptifs ont nié le meurtre. Dieu leur ordonna (aux Juifs), par la bouche de Moïse, d’immoler une vache. Au début, ils ont cru à une plaisanterie, puis ils commencèrent à tergiverser sur les caractéristiques de la vache, son âge, sa couleur, jusqu’à ce que la vache, après maintes questions et réponses, leur a été désignée avec précision et ils ne s’exécutèrent qu’avec peine. Puis, il leur fut ordonné de frapper le cadavre avec un membre de la vache ; du coup, la victime recouvra la vie et désigna son meurtrier. (Coran 2.67-73)

                Le Coran rapporte aussi une histoire passionnante sur Moïse qui n’est pas relatée dans la Bible. Il s’agit de sa rencontre avec un personnage mystérieux nommé, selon la tradition musulmane, al-Khadar.

                Moïse voulut l’accompagner pour apprendre quelque sagesse. L’homme dit à Moïse : tu ne saurais supporter ma compagnie, faute de patience car tu ne comprendras pas certains de mes gestes. Moïse promet qu’il serait patient ‘‘si Dieu veut.’’. L’homme demanda à Moïse de ne l’interroger sur rien avant qu’il lui en donne l’explication. Ils embarquèrent dans un bateau. L’homme y fit une brèche, en vue de l’endommager.

                Moïse s’exclama : tu as fait cette brèche pour faire couler ses passagers ou quoi ? C’est abominable ce que tu fais ! L’homme répondit : Ne t’ai-je pas dit que tu ne saurais être patient avec moi ? Moïse présenta des excuses et ils poursuivirent leur chemin. Ils rencontrèrent un garçon. L’homme le saisit et le tua.

                Moïse s’affola : comment oses-tu tuer un innocent, qui n’a pas commis un meurtre, c’est une chose horrible ! L’homme rappela à Moïse ce qu’il lui avait dit au début concernant son incapacité à patienter.

                Moïse présenta de nouveau ses excuses et promit qu’il ne dira plus rien. Ils continuèrent leur chemin et les voilà arrivés dans un village dont les habitants refusèrent de leur donner à manger. Ils trouvèrent un mur qui menaçait de s’écrouler ; l’homme se mit au travail pour redresser ce mur. D’après la tradition, il le démolit pour le reconstruire de nouveau. Moïse fit cette objection : si tu voulais, tu aurais pu réclamer un salaire pour cela. Ce fut la fin de leur compagnie. Voilà venu le moment de notre séparation, dit l’homme, avant d’expliquer à Moïse les raisons de ses gestes :

                Le bateau, dit-il, appartenait à des pauvres qui travaillaient sur la mer, j’ai voulu l’endommager afin qu’il ne soit pas confisqué par un roi qui s’emparait de tous les bateaux en bon état. Le garçon avait pour parents deux croyants, nous avions craint qu’il ne leur rendît la vie dure avec son comportement rebelle et impie ; « nous avons voulu que leur Seigneur leur donne en échange un fils meilleur que celui-ci, plus pur et plus digne d’affection. Quant au mur : il appartenait à deux garçons orphelins, originaires de cette ville. Un trésor leur appartenant se trouvait dessous. Leur père était un homme juste et ton Seigneur a voulu qu’ils découvrent leur trésor à leur majorité. Comme une miséricorde de ton Seigneur. Tout ce que j’ai fait n’est pas de ma propre initiative : Voici l’explication que tu n’as pas eu la patience d’attendre ! » Coran 18.65-82

                La Bible incrimine Moïse et Aaron en leur imputant des fautes d’infidélité contre Dieu. Nb 20.12-13,24 ; Dt 32.51-52. Elle tient Aaron pour responsable de la fabrication du veau d’or, de la construction d’un autel en face de la statue et d’en être le prêtre. Ex 32.1-6. Le Coran déclare, au contraire, l’innocence de Aaron dans cette entreprise diabolique. Celui-ci s’y opposa fermement, mais il n’a pas été écouté. (Coran 20.90-94)

                Il y est fait mention à différents endroits du caractère irréprochable de ces deux prophètes, de leurs qualités de croyants sincères et dévoués.

                « Mentionne dans le Livre Moïse. Il était sincère et il fut un Messager et un Prophète...Nous lui avons donné par un effet de notre miséricorde son frère Aaron comme prophète. » 19.51-53

                « Nous avons comblé de faveur Moïse et Aaron. Nous les avons délivrés, tous deux, ainsi que leur peuple, d’un terrible cataclysme. Nous les avons secourus et ils furent vainqueurs. Nous leur avons donné le Livre parfaitement clair. Nous les avons guidés sur la voie droite. Paix sur Moïse et sur Aaron ! C’est ainsi que Nous récompensons ceux qui font le bien. Ils étaient tous deux du nombre de Nos serviteurs croyants. » 37.114-122

                le roi Tâlût (Saul) :

                D’après le Coran, l’arche de l’alliance -qui était prise par les Philistins (Jg 5.1)- sera ramenée par les anges en signe de la royauté de tâlût (Coran 2.248). La Bible dit que l’arche de l’alliance a été rendue par les Philistins eux-mêmes avec des bijoux en offrande.(1S 6.1-16). Toujours selon le Coran, c’était le roi Tâlût qui, par ordre de Dieu, fit interdiction à l’armée de boire de l’eau de la rivière en guise d’épreuve (Coran 2.249), contrairement à la Bible qui attribue ce fait à Gédéon (Jg 7.4-7)

                David et Salomon :

                La Bible accuse David d’avoir commis le péché d’adultère avec Bath-Schéba, la femme de son soldat Urie, et de surcroît, il monta un complot contre lui pour le faire tuer.(2S 11.4,17 ; 12.4,7,14 ) Le Coran, au contraire, déclare l’innocence de David, sans parler de ses démêlés avec Urie :

                « Mentionne Notre serviteur David, doué de force et plein de repentir...Nous avons affermi sa royauté, Nous lui avons donné la sagesse et la faculté de bien juger...Il a près de Nous une place et un beau refuge. » 38.17-25

                A propos de l’homme riche qui a pris la brebis du pauvre, la Bible dit que l’Eternel chargea le prophète Nathan de soumettre ce différend à David, sans préciser le nombre de brebis que possédait le riche.(2S 12.1-7) Le Coran précise qu’il s’agissait de deux frères dont un possédait 99 brebis et l’autre une seule, et que le litige fut porté devant David par les plaideurs eux-mêmes, qui escaladèrent le mur du sanctuaire de telle sorte que David en fut effrayé. Coran 38.21-23

                David se sentit visé par cette histoire de brebis, il demanda pardon et se prosterna.(Coran 38.24) D’après la Bible (2S 21.19) Goliath fut tué par Et Elchanan, mais d’après le Coran, c’est David qui tua Goliath.(Coran 2.251) Le Coran réfute également les accusations portées contre Salomon, taxé de polythéiste, dont le coeur était incliné vers les dieux de ses mille femmes. (1R 11.3-7)

                « Salomon n’a jamais été mécréant mais ce sont les démons qui étaient mécréants. » Coran 2.102

                « A David Nous avons donné Salomon : quel excellent serviteur ! Il est plein de repentir !... Oui, Salomon a près de Nous une place et un beau refuge. » Coran 38.30-40

                Il est important de remarquer que le Coran évoque de nombreux détails sur le règne de Salomon dont on ne trouve quasiment pas de trace ailleurs. Certes, l’histoire politique de ce royaume se trouve largement développée dans la Bible, à côté de sa grandeur, caractérisée par la stabilité, la richesse et le renforcement de l’appareil de l’Etat dont la gestion a nécessité une pléthore d’intendants et de fonctionnaires.

                En plus de la construction du Temple qui est l’une des grandes réalisations de Salomon, elle met l’accent sur les progrès accomplis dans de nombreux domaines notamment politique et diplomatique. On y relève également le développement de grands travaux de construction effectués par des hommes de corvée dont le nombre s’élève à plus de 180.000 (1R 5.14-18).

                Cependant, la Bible ne dit pas grand chose sur l’étendue des pouvoirs miraculeux conférés à Salomon. Cet aspect particulier qui fait de Salomon l’un des prophètes favoris de Dieu, est totalement occulté. Quand on compare ces récits, on est frappé par l’énorme différence qui existe entre les deux Livres. Le Coran annonce que Dieu a accordé d’innombrables faveurs à Salomon. Il avait un pouvoir étendu sur les animaux, les génies et même sur le vent ; il comprenait le langage des oiseaux et des fourmis, il dominait sur les démons et leur faisait faire de pénibles corvées ;

                Dieu a mis au service de Salomon une foule de génies et de Diables qui étaient affectés à des différentes tâches telles que l’artisanat, la peinture, la construction, voire même la plongée sous-marine. Au point de s’interroger si les bâtisseurs et les tailleurs de pierres dont parle la Bible n’étaient pas tout simplement des génies, tant il est difficile et surtout injuste de la part d’un prophète, d’astreindre à la corvée un si grand nombre d’hommes. Cela se comprendrait mieux si la corvée était exécutée par les Démons qui, d’après le Coran, étaient soumis à une accablante servitude.

                • Marie selon la Bible et le Coran 28 juillet 2015 10:15, par Maître Simozrag

                  7ème partie

                  Le Coran fait savoir que le vent était soumis à Salomon, sans préciser l’usage qu’il en fait ni le profit qu’il en tire.

                  « Et (Nous avons soumis) à Salomon le vent impétueux qui, par son ordre, se dirigea vers la terre que Nous avions bénies. Et nous savions tout. Certains démons plongeaient pour lui dans la mer et faisaient d’autres travaux encore, et Nous les surveillions Nous-mêmes. » Coran 21.81-82

                  « Et à Salomon (Nous avons assujetti) le vent, dont le parcours du matin équivaut à un mois (de marche) et le parcours du soir, un mois aussi. Et pour lui Nous avons fait couler la source de cuivre. Et parmi les djinnes il y en a qui travaillaient sous ses ordres avec la permission de son Seigneur. Quiconque d’entre eux s’écartait de Notre ordre, Nous lui faisions goûter au châtiment de la fournaise. Ils fabriquaient pour lui ce qu’il voulait : des sanctuaires, des statues, plateaux comme des bassins et de solides marmites... » Coran 34.12-13

                  « Nous lui avons soumis le vent, il soufflait doucement sur son ordre partout où il voulait. De même que les Diables, bâtisseurs et plongeurs de toutes sortes. Et d’autres encore, enchaînés deux à deux : ‘‘Voilà Notre don ; dispense-le ou garde-le sans avoir à en rendre compte’’. » Coran 38.36-39

                  Le Coran indique la manière dont Salomon entra en contact avec la Reine de Saba. Contrairement au récit de la Bible, cette dernière ne vint pas d’elle même à Jérusalem « pour l’éprouver par des énigmes » (1R.10.1-4 ; 2CH 9.1-9), elle fut convoquée par Salomon et c’était lui qui voulut l’éprouver.

                  Quand elle était en route pour Jérusalem, Salomon fit venir son trône par un djinn qui promit d’exécuter l’ordre en un clin d’oeil. La reine fut surprise de trouver son trône -supposé être sous bonne garde dans son royaume- auprès de Salomon. On la soumit à une autre épreuve, celle de la tour qui l’obligea à relever sa robe, croyant devoir traverser un plan d’eau profond (Coran 27.38-44). La reine comprit enfin que son pouvoir était moins qu’elle ne croyait ; elle se soumit (se fit musulmane) en présence de Salomon.

                  Zacharie et Marie :

                  La Bible ne dit pas que Zacharie fut désigné par le sort pour se charger de la tutelle de Marie (Coran 3.44). Elle ne précise pas combien de temps, Zacharie devait rester muet (Luc 1.20) ;

                  le Coran fixe à trois jours et trois nuits la durée de mutité de Zacharie, précisant qu’il s’agissait purement et simplement d’un signe (Coran 3.41 ; 19.10) et non d’une punition comme l’affirme la Bible (Luc 1.20). Le Coran raconte dans les détails et d’une manière hautement admirable l’histoire de Marie. Après sa conception dans le sein de sa mère Anne, la femme de Imrane, elle fut vouée au Seigneur pour le service du Temple.

                  Dès sa naissance, sa mère l’emmaillota et l’y déposa en accomplissement du voeu qu’elle a fait au Seigneur. Sa garde a été confiée à Zacharie qui fut maintes fois surpris par l’abondance de nourriture trouvée auprès d’elle et dont il ignorait la provenance.

                  Parmi les détails qui ne figurent pas dans la Bible, on peut citer le miracle de la source et du palmier dattier dont elle a bu et cueilli les fruits au moment de l’accouchement, les griefs et les accusations des gens de sa famille quand elle se rendit auprès d’eux avec le bébé dans les bras, la parole du bébé au moment même où on vilipendait sa mère, leur déclarant qu’il était le serviteur de Dieu, Qui lui a donné le Livre, l’a désigné Prophète, et qu’Il l’a béni où qu’il soit. Qu’Il lui recommanda la prière et l’aumône, ainsi que la bonté envers sa mère et qu’Il n’a fait de lui ni un tyran ni un malheureux. (Coran 19.30-32)

                  Le Coran insiste sur la virginité de Marie, qu’aucun homme n’avait approchée ; On peut déduire de certains versets que sa chasteté fut préservée jusqu’à sa mort. Tandis que la Bible considère qu’elle s’est mariée avec Joseph le Charpentier et qu’ elle a eu des enfants : (Mt.1.16-18,13.55 ; Mc 6.3).

                  Houd :

                  L’histoire du prophète Houd est racontée dans plusieurs endroits du Coran, en particulier dans les Sourates 7 et 11. Il s’agit d’un prophète Arabe qui a été envoyé à une peuplade du nom de Aad ayant vécu au sud d’Arabie.

                  A part le tombeau du prophète Houd qui, semble-t-il, existe encore de nos jours en Mahra (Yèmen), il n’existe pas encore, à ma connaissance, de documents écrits ni de données archéologiques sur l’histoire de ce peuple. Le Coran cite plusieurs fois en exemple le châtiment qui les a frappés parce qu’ils persistaient dans l’idolâtrie et qu’ils n’avaient pas écouté leur prophète ni pris au sérieux ses nombreux avertissements :

                  Les Aad ont été anéantis par un vent mugissant et impétueux que Dieu a utilisé contre eux pour tout dévaster durant sept nuits et huit jours : « Tu aurais vu alors ce peuple renversé par terre comme des troncs évidés de palmiers. En perçois-tu le moindre vestige ? » 69.6-9

                  Saleh :

                  Saleh était un prophète envoyé au peuple de Thamûd. Les Thamûdains apparurent dans l’histoire aux environs du vingtième siècle avant J.C. Ils habitaient Al-Hijr, une région située dans le nord-ouest d’Arabie.

                  Leurs cités étaient connues sous le nom de Madayen Saleh, du nom de leur Prophète. Son tombeau se trouve au Yemen près d’une mosquée érigée en souvenir de ce prophète.

                  L’historien italien Moscati écrit : « Aux environs du cinquième siècle avant J.C... des milliers d’inscriptions commençaient à apparaître sur les murs rocheux dans l’Arabie. Elles étaient écrites dans la langue du nord en caractère du sud. Les découvertes récentes assurent cette réalité, surtout l’expédition de Ryckmans.

                  Ces inscriptions diffusées au centre et au nord d’Arabie sont connues sous le nom d’inscriptions thamoudiques, attribuées aux tribus de Thamoud dont le Cor’aan parla, et comme il est mentionné dans ces inscriptions elles-mêmes. » [31]

                  Philippe Hitti affirme aussi : « Thamoud est un peuple connu dans l’histoire. Ils ont été mentionnés dans les écritures cunéiformes dans les archives du deuxième Sarjoun d’Assyrie, 715 avant J.C. Les Thamoudains étaient connus, aussi, par les écrivains grecs et romains sous le nom de Thamoudaï. Dans le cinquième siècle après J.C., un corps d’armée de cavalerie s’agrégea à l’armée byzantine. » [32]

                  Le Coran dit : « Lorsque Notre ordre vint, Nous sauvâmes de l’ignominie de ce jour, et par un effet de Notre Miséricorde, Saleh et ceux qui avaient cru avec lui. Ton seigneur est Fort, Il est le Tout-Puissant. Et le cri (Terrible) saisit alors ceux qui avaient commis l’injustice. Et les voilà foudroyés dans leurs demeures comme s’il n’y avaient jamais existé. » 11.66-68

                  « Nous lachâmes sur eux un seul cri et les voilà semblables à la paille de l’enclos. » 54.31

                  « Le cataclysme les saisit et le lendemain ils ne furent plus dans leurs demeures que des cadavres inertes. » 7.78

                  Les gens d’Ar-rass et le peuple de Tubba :

                  Le Coran évoque l’histoire de certaines peuplades qui subirent le même châtiment que les Aad et consorts. Les gens d’ar-rass (le puits), dont la localisation n’est pas établie avec certitude, étant de ceux-là. On les situe du côté d’Azerbaïjan.

                  Selon certains exégètes, il s’agit d’une peuplade qui a comploté contre son prophète, en l’enterrant vif dans un puits. Tubba est le titre générique des anciens rois du Yemen, originaires de la tribu de Himyar. Le châtiment s’abattit sur ce peuple aux environs du 2e siècle avant J.C. D’après les historiens, le roi, qui était un bon croyant, fut épargné par le cataclysme.

                  Les gens de la Cité :

                  Le récit des gens de la cité est conté dans la Sourate 36. Les habitants de cette cité étaient pervers et idolâtres. Ils reçurent deux envoyés, renforcés ensuite par un troisième des leurs pour leur indiquer le droit chemin et les avertir. Ils ont assassiné le troisième et menacé de lapider les deux autres. De ce fait, Ils ont été sévèrement châtiés 36.29

                  Il n’est pas étonnant que cette cité, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, ne soit pas désignée dans le récit ; car le Coran n’est pas un livre d’histoire pour indiquer la date et le lieu des événements. Il se borne à citer pour l’exemplarité ce que les anciens ont subi comme châtiment à cause de leur rébellion.

                  Certains exégètes pensent qu’il s’agit d’Antioche, et que les envoyés étaient les apôtresde Jésus. D’autres ont rétorqué que les habitants d’Antioche n’ont pas désobéi et n’ont pas été châtiés. On sait pourtant que la ville d’Antioche a été plusieurs fois dévastée par des tremblements de terre, mais comme elle n’est pas la seule à être frappée par des cataclysmes, on ne peut pas affirmer avec certitude que ce récit la concerne particulièrement.

                  Les gens d’al-Ukhdoud :

                  La révélation se borne à mentionner l’histoire dramatique d’un groupe de croyants qui ont été brûlés vifs dans un fossé : 85.4-8 Les historiens citent plusieurs endroits où se produisirent des événements similaires avant et après Jésus Christ. Certains auteurs soutiennent que les victimes n’étaient autres que le prophète Daniel et ses quelques fidèles qui furent brûlés vifs par les juifs.

                  D’autres disent que le drame s’est produit en Perse, lorsque des savants s’opposèrent aux excès de débauche encouragés par l’Empereur. Ce dernier ordonna qu’ils fussent brûlés vifs dans des tranchées. D’autres affirment enfin que « Ûkhdoud désigne un endroit sur la frontière du Yemen et l’Arabie Saoudite (littér.fossé long). Un roi juif du Yemen, un usurpateur, avait persécuté au 6e siècle des chrétiens de son pays, et brûlé vifs ceux qui ne voulaient pas embrasser le judaïsme.

                  Quelques-uns échappèrent à la mort et se plaignirent auprès de l’Empereur byzantin et du Négus. Ce dernier envoya une expédition punitive, et après quelques revers, tua Dhou Nuwâs, le roi juif, et annexa le Yemen à l’Abyssinie. Le Calif Omar y construisit une grande mosquée pour honorer les martyrs chrétiens ; et les voyageurs modernes, Lippens par exemple, en ont longuement parlé. Par la suite, les Abyssins envahirent également la Mecque. » [33]

                  D’après Denise Masson (Traduction du Coran), il existe un document écrit en syriaque par Siméon, Evêque monophysite de Beït Archam qui raconte comment Aretha (Harith) et ses compagnons furent mis à mort ainsi qu’un grand nombre de chrétiens du Najran, sur l’ordre de Dhou Nuwâs (appelé aussi Dimien ou Damian) en 523 ; le feu a été mis à l’église et le cadavre de l’évêque Paul brûlé.

                  Les gens de la grotte :

                  Le Coran en parle au début de la Sourate 18 sans indiquer leur nombre ni le lieu de leur sommeil. Il les désigne sous le nom des ‘‘gens de la grotte et de Raqim’’.

                  On ne sait pas encore si le mot Raqim désigne un lieu ou un écrit. Ibn Khathir rapporte que, selon Ibn Abbas, Raqim signifie écrit, et, selon Saïd ibn Joubaïr, une tablette de pierre sur laquelle on a gravé le récit de ces gens et qu’on a déposée à l’entrée de la grotte. Il s’agit d’un groupe de jeunes croyants qui décidèrent de fuir, craignant pour leur religion, le paganisme du milieu ou ils vivaient. Selon certains exégètes, ils fuirent les persécutions de l’Empereur Decius (249-251).

                  Ils se rencontrèrent dans un endroit isolé et ensemble décidèrent de se retirer dans une caverne non loin de la ville où ils habitaient. L’un d’entre eux avait un chien. Ils y dormirent et leur sommeil fut prolongé. Le Coran précise qu’ils se trouvaient dans un endroit spacieux de la caverne, que leur chien se tenait allongé à l’entrée, que le soleil effleurait la caverne vers la droite à son lever, et passait à leur gauche au moment de son coucher. « Et tu les croyais éveillés, alors qu’ils dorment. Et Nous les tournions sur le côté droit et sur le côté gauche, tandis que leur chien est à l’entrée, pattes étendues. » 18.18

                  Ibn Abbas fait observer que si on ne les tournait pas de temps en temps, leurs corps ‘‘seraient rongés par la terre’’. Après un long sommeil qui a duré 309 ans, ils furent ressuscités. Ils s’interrogèrent sur la durée de leur sommeil, croyant n’avoir dormi qu’une journée ou moins d’une journée. Ayant vu qu’ils avaient un peu d’argent de poche, ils envoyèrent quelqu’un en ville pour leur acheter de quoi manger. Il lui fut donné pour consigne de ne pas trop s’exposer, car disent-il : « Si ces gens-là vous apercevaient, ils vous lapideraient, ou bien ils vous ramèneraient à leur religion et vous ne seriez plus jamais heureux. » 18.20

                  Cependant, le coursier se fit prendre par le premier boutiquier qui fut surpris par cette étrange monnaie d’antan, croyant que son jeune client aurait mis la main sur un trésor. Cette affaire suscita la curiosité des commerçants du quartier, à telle enseigne que les autorités en furent saisies. On le raccompagna jusqu’à la grotte pour vérifier.

                  Il y avait une foule de curieux, mais nous n’avons pas de détails sur l’épilogue de cette histoire. Le Coran dit qu’il y avait une dispute à leur sujet et qu’on décida de construire une mosquée (Littéralement : lieu de prosternation) au-dessus d’eux.

                  Un verset précise que leur découverte fut décidée par Dieu afin qu’on sache que Sa promesse est vraie. Les exégètes expliquent qu’il y avait, à cette époque, une vague de scepticisme sur la réalité de la résurrection, de sorte que, soit on n’y croyait pas du tout, soit on croyait à la résurrection des âmes seulement, sans les corps. Or, Dieu a créé cet événement pour leur prouver que la résurrection est vraie et qu’elle concerne l’âme et le corps ensemble.

                  « C’est ainsi que Nous les avons fait découvrir afin qu’on sache que la Promesse de Dieu est vraie et qu’il ne subsiste aucun doute concernant l’Heure. » 18.21

                  La question se pose de savoir qui étaient ces gens-là et à quel endroit se trouve la caverne ? Est-cequ’il s’agit des sept dormants d’Ephèse ?

                  En effet, il y a encore beaucoup d’hésitations sur « la légende des sept dormants ». Celle-ci, a été recueillie, d’après D.Masson, au début du 6e siècle, par l’auteur syrien Jacques de Sarouj et par Grégoire de Tours (mort en 594) « qui considère, avec Jacques de Sarouj, ce « réveil » comme une preuve de résurrection des morts. »

                  Selon la légende chrétienne, il s’agit de sept frères qui, pour échapper à la persécution de Dèce (251 ap.JC), « pris d’un sommeil profond, ils ne se réveillèrent que 157 ans plus tard, sous le règne de Théodose II. Ils proclamèrent leur rôle de témoins du Christ. Cette légende, qui apparaît pour la première fois au V siècle dans un ouvrage syriaque chrétien, semble une version chrétienne du mythe grec d’Endymion ». [35]

                  Louis Massignon prit l’habitude d’organiser chaque année au Stiffel près de Plouaret, en Bretagne, une commémoration des sept dormants destinée à symboliser l’amitié entre chrétiens et musulmans.

                  Ibn Kathir rapporte que, selon Ibn Abbas, « on dit qu’ils étaient chrétiens, mais Dieu sait mieux. Apparemment, il s’agit d’une époque bien antérieure au Christiannisme, car autrement les Rabbins juifs ne se seraient pas occupés de la conservation de cette affaire non plus que de l’histoire de ces gens-là.

                  Il va de soi que les juifs s’opposent au Christiannisme , et nous avons déjà mentionné que ce sont... les rabbins de Médine qui avaient suggéré aux Mecquois des questions sur les gens de la grotte, sur Dhou’l-Carnaïn et sur l’Esprit. Cela implique que cette histoire était conservée dans les livres des gens de l’Ecriture (juifs), et qu’il s’agit d’une époque antérieure au Christiannisme. » [36]

                  Il existe aussi en Jordanie une caverne située à proximité d’un vieux Temple. Beaucoup de musulmans pensent que l’événement de ‘‘Ahl al Kahf’’ eut lieu dans cette caverne qui se distingue de celle d’Ephèse (Izmir) en Turquie, par l’existence d’un temple à côté.

                  Les deux récits se différencient, en tout cas, par la durée du sommeil dans la grotte. Le Coran précise que leur sommeil a duré 309 ans, tandis que « la légende » parle de 157 ans .

                  Quoi qu’il en soit, l’histoire ne manquera pas de lever, un jour, le voile de cet événement et de bien d’autres, car Allah a dit : « Nous leur montrerons Nos signes dans l’Univers et en eux-mêmes, jusqu’à ce qu’ils voient clairement que ceci (le Coran) est la Vérité. » 41.53

                  Dhou l’Carnaïn (le biscornu) :

                  D’après le récit de la Sourate 18, Dhou l’Carnaïn (littéralement : celui qui possède deux cornes) est un personnage qui avait des pouvoirs étendus et qui a parcouru la terre du Levant au Couchant.

                  Selon le même récit, ce dernier, poursuivant son périple au-delà du Levant, a sauvé une peuplade, menacée par des êtres mystérieux, appelés Yajouj et Majouj. Il les enferma dans leur site au moyen d’une barrière de métal infranchissable. Certains auteurs confondent ce personnage avec Alexandre le Grand (Iskandar). A ma connaissance, il n’y a rien de commun entre les deux hommes.

                  Les voyages d’Alexandre le Grand d’Egypte en Inde se situent tous à L’Orient (Levant). On ne lui connaît aucun voyage au Couchant. Alors que Dhoul Carnaïn a parcouru la terre de l’Orient à l’Occident. Les pays visités par Alexandre le Grand, à savoir, l’Egypte, la Perse et l’Inde connaissaient déjà une civilisation. Au III siècle avant J.C, le bouddhisme était déjà pratiqué en Inde ; tandis que parmi les peuplades visitées par Dhou l carnaïn, certaines étaient complètement incultes, donc non civilisées : « une peuplade qui ne comprenait presque aucun langage » 18.93 Dhou l’Carnaïn était probablement un homme croyant, un ambassadeur de la foi ;

                  Alexandre le Grand était un apôtre du paganisme. Dhou l’Carnaïn était un libérateur ; Alexandre le Grand était un conquérant. Je ne vois pas comment peut-on rapprocher ces deux personnages diamétralement opposés ?

                  Le Coran mentionne d’autres personnages, prophètes ou non, que l’on ne trouve pas dans la Bible. Il en est ainsi du prophète Dhou l’Kifl, cité deux fois dans le Coran (21.85 ; 38.48) ou Lukman le sage qui donna de très bons conseils à son fils, parmi lesquels il insista particulièrement sur le fait de ne rien associer à Dieu.(31.12-19)

                  • Marie selon la Bible et le Coran 28 juillet 2015 10:22, par Maître Simozrag

                    8ème partie Cet exposé a uniquement pour objet de démontrer la différence entre le Coran et la Bible, vous comprendriez pourquoi je n’ai pas voulu m’appesantir sur les détails de ces récits.

                    En outre, la manière dont le Coran décrit le Paradis et l’Enfer ainsi que les horreurs de la fin du monde, prouve une fois de plus son originalité par rapport à la Bible qui ne dit pas grand chose là-dessus. Il serait fastidieux de tout raconter dans cette réponse.

                    Si vous êtes véridique, Vous conmprendrez que Ces récits ainsi que l’exactitude scientifique du Coran sont un témoignage incontestable de son origine divine :

                    Maurice Bucaille reconnaît à juste titre que "le Coran n’est pas (…) un livre ayant pour but d’exposer certaines lois de l’univers" mais qu’il a au contraire "un but religieux essentiel", et que ce n’est qu’à "propos de descriptions de l’Omnipotence divine que des invitations à réfléchir sur les œuvres de la création sont adressées aux hommes."

                    Pourtant, démontre-t-il, les données que le Coran énumère à cette fin sont "absolument conformes aux connaissances scientifiques modernes", attendu bien sûr qu’il faille "distinguer la théorie scientifique et le fait d’observation dûment contrôlé." Le déplacement du soleil à travers la galaxie, la notion d’orbites pour la lune et le soleil, l’origine des eaux souterraines sont quelques-unes des récentes découvertes auxquelles le Coran faisait pourtant allusion depuis il y a déjà 14 siècles dans les versets 36/38, 36/40 et 39/21 respectivement.

                    Cet éminent savant conclut : "Si un homme était l’auteur du Coran, comment aurait-il pu, au viiè siècle de l’ère chrétienne, écrire ce qui s’avère aujourd’hui conforme aux connaissances scientifiques modernes ?" "Aussi est-il parfaitement légitime non seulement de considérer le Coran comme l’expression d’une révélation, mais encore de donner à la révélation coranique une place tout à fait à part en raison de la garantie d’authenticité qu’elle offre et de la présence d’énoncés scientifiques qui, examinés à notre époque, apparaissent comme un défi à l’explication humaine."

                    Propos de Bucaille extraits de son livre La Bible, le Coran et la science, Seghers, Paris, 1976. On se référera à cet ouvrage pour davantage de détails sur le sujet.)

                    • Marie selon la Bible et le Coran 28 juillet 2015 13:58, par Maître Simozrag

                      Notes : [20] Moustafa Mahmoud : ‘‘Dialogue avec un ami athée’’, traduit de l’arabe par Marc Chartier, Dar Al-Maaref 1976, pp.124-144

                      [21] Salaheddine KECHRID, dans la revue Le Musulman n° 15 du 15.6 au 15.9.91 AEIF, Paris

                      [22] Dr I.Vaceia Vagliri, Professeur à l’université de Naples, dans : ‘‘La Voix de l’Islam en Italie’’ p.31

                      [23] cf. Travaux du savant Rached Khalifa et ma conférence du 13.6.82.

                      [24] Dr Maurice Bucaille : ouvrage cité, p. 255.

                      [25] Dr I.V.Vagliri, ouvrage cité p.55

                      [26] Dr Maurice Bucaille : ouvrage cité p.150

                      [27] Le mot « peut-être » ou « sans doute » (‘aça) se rapporte à la pensée humaine, c’est-à-dire : celui qui médite ne se dit-il pas : « Mon terme est peut-être proche ? » Ne pense-t-il pas que sa fin peut être proche ? Et qu’il est bien temps de croire en ce Livre avant qu’il ne soit trop tard ? Ce verset reproduit de manière virtuelle la pensée qui doit effleurer tout individu sensé. Ce n’est pas Dieu qui dit : « peut-être », c’est le méditatif éventuel.

                      [28] Mc Graw-Hill Encyclopedia of Science & Technology,1982, vol.14,p.647

                      [29] Sayed Mujtaba MOUSSAOUI LARI dans : La dernière Mission Divine, p.78

                      [30] Dr Maurice Bucaille, ouvrage cité, p.122-23 [31] S.Moscati : The SEMITES IN ANCIENT HISTORY,pp.101

                      [32] P.Hitti : History of Arabs, Princeton university.p.39, cité par Ahmad Abdel-Wahab, ouvrage cité,p.314

                      [33] Hamidullah : Traduction du Coran, note en marge du verset 85.4

                      [34] Voir : « L.Massignon, Les sept « dormants », apocalypse de l’Islam, Mélanges Paul Peeters, tome II, Antalecta Bollandiana, tome LXVIII, 1950. ; le culte liturgique et populaire des VII dormants, Martyrs d’Ephèse (Ahl al-Kahf)..étude réunie par Y.Moubarac, d’après les travaux de L.Massignon.(On trouvera ces deux documents reproduits dans : L.Massignon, Opera Minora, tome III, 1963,pp.104-180) » cité par D.Masson : Traduction du Coran, Note Chapitre 18, verset 9, t.2

                      [35] Dictionnaire Enc. d’histoire, Michel Mourre 1978, Paris.

                      [36] Ibn Kathir,Tafsir,III p.73-74, Dar al-Jil, Beyrout 1991 14 Messages de forum