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Unité des Musulmans et rapprochement Sunnites/ Chiites

Publication en ligne : mercredi 28 septembre 2011, par Maître Simozrag

L’union fait la force. L’unité des Musulmans est un impératif politique, économique et religieux.

Elle est une nécessité impérieuse du fait qu’elle découle d’un Commandement divin :

« Attachez-vous tous à la Corde d’Allah et ne soyez pas divisés. » (Coran, s3 v103)

La division est une calamité qui ne cesse d’affaiblir la force de l’Islam et de détruire sa communauté.

L’Islam en tant que puissance politique est capable de gouverner le monde et faire régner la justice, le seul obstacle qui s’y oppose est la division des musulmans.

L’histoire nous enseigne que l’unité des Musulmans fut sous l’empire de l’Islam un facteur de grandeur et de prospérité et la division n’a engendré que déclin, décadence et asservissement.

Les divergences doctrinales ne doivent en aucun cas empêcher l’unité des Musulmans étant donné l’intérêt supérieur qu’elle représente.

Et au-delà de l’intérêt supérieur, l’unité est non seulement une réponse à l’appel de Dieu mais également à un besoin stratégique urgent.

L’Umma est confrontée à un danger imminent que seule l’unité peut lui permettre d’éviter.

Une guerre fratricide menace de détruire la communauté. Cette guerre a déjà commencé dans certains pays.

Il est affligeant de voir des musulmans s’entretuer alors qu’ils adorent le même Dieu, suivent le même Prophète, croient au même Livre, s’orientent vers la même Qibla et prient cinq fois par jour.

Il est triste que la communauté qui se distingue par les caractéristiques du juste milieu et du témoignage, et en particulier par la confiance que Dieu a placée en elle, soit aussi démembrée, aussi déchirées par les luttes fratricides.

Alors que le Coran et la Sunna regorgent d’enseignements et de directives sur les impératifs de l’unité, la fraternité, la concorde, la solidarité, l’entraide entre les musulmans, le devoir de se porter secours les uns les autres.

Et par la même occasion, ces enseignements les mettent en garde contre la discorde, la division, les disputes, l’hostilité, la haine, précisant que ce sont ces défauts que le Diable utilise comme instruments pour les détruire.

Les dégâts causés par l’éclatement de la communauté musulmane, le sang qui coule à flots entre les musulmans sont la conséquence de leur éloignement de la religion, de l’inapplication des règles de l’Islam ; plus grave, c’est le prix de notre désobéissance à Allah et à Son Messager.

Le conflit sunnite, chiite est la douloureuse illustration de cet éclatement.

Il y a certes des divergences entre les deux écoles, les deux doctrines, mais ces divergences ne devraient pas engendrer des conséquences aussi désastreuses telles que les hostilités et les guerres.

A-Quelles sont ces divergences ?

Je me borne à citer les plus importantes sans entrer dans les détails et sans tenir compte des propos extrémistes des deux bords :

1-La succession du Prophète

a)D’après les Chiites, la succession du Prophète (Paix et Salut sur lui) revient de droit à Ali ibn Abi Taleb (r), mais les Sunnites l’auraient usurpé en désignant Abu Bakr (r) comme Calife.

Les Chiites s’appuient sur certaines traditions, notamment le hadith du Prophète, connu sous le nom de Ghadir Khom (un lieudit entre la Mecque et Médine), qui dit :

« celui dont je suis le maître, Ali sera son maître. Ô Mon Dieu, Sois l’Ami de celui qui lui vouera son amitié et l’Ennemi de celui qui lui déclarera son inimitié. Porte secours à celui qui lui porte secours et abandonne celui qui l’abandonne. »

b)Les Sunnites, quant à eux, pour la plupart disent que le Prophète n’a désigné personne pour sa succession. Le Califat dépend exclusivement du choix de la communauté musulmane.

C’est une question de consensus, abstraction faite des nombreux hadiths sur les vertus et les mérites des trois autres compagnons Abu Bakr, Umar et Uthmane, tout comme Ali d’ailleurs.

Au sujet du hadith de Ghadir Khom susmentionné, les Sunnites contestent tant les circonstances que la formule et le sens du hadith.

En ce qui concerne les circonstances, les Sunnites assurent que ce hadith a été prononcé par le Prophète à la suite d’une plainte contre Ali. Selon eux, un chef militaire avait distribué des habits aux soldats ; Ali, n’étant pas d’accord, avait ordonné au chef de reprendre les habits qu’il avait distribués.

Les soldats se plaignirent au Prophète qui prit la défense d’Ali, en disant : « Celui dont je suis le maître, Ali est son maître. »

C’est la seule version authentique du hadith, affirment les Sunnites. Il n’y avait pas d’invocations dans le hadith, telle que :

« Ô Mon Dieu, Sois l’Ami de celui qui lui vouera son amitié et l’Ennemi de celui qui lui déclarera son inimitié. Porte secours à celui qui lui porte secours et abandonne celui qui l’abandonne. » Les termes de cette prière ont été ajoutés, selon les Sunnites.

Pour ce qui est du sens du mot ‘’ wala’’ autour duquel s’article le hadith, les Sunnites font état de l’ambigüité de ce mot qui a plusieurs significations, entre autres : ami, allié, patron, protecteur, héritier, etc.

Les Sunnites soutiennent que lorsque le Coran nous interdit ‘’la mouwalat’’ (l’alliance, l’amitié) des mécréants (s3 v28 ; s4 v144) ou lorsqu’il nous informe que les croyants et les croyantes sont des alliés (awliyyas) les uns les autres (s9 v72), cela veut dire l’alliance et l’assistance, loin de la responsabilité et du pouvoir politique.

Lorsque Zacharie, argumentent les Sunnites, dit dans sa prière :

« Accorde-moi, de Ta part, un descendant qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob » s19 v5,6, cela signifie un descendant et non pas un maître ou un chef d’État.

Ils invoquent aussi le verset 15 de la Surate 57 « l’Enfer sera votre maître », c’est-à-dire votre asile, votre séjour,

Or, le Prophète (psl), en recommandant ‘’mouwalat’’ Ali, il voulut exhorter les croyants à aimer Ali (r), à être ses alliés, ses secoureurs.

2-L’infaillibilité des Imams

Les Chiites considèrent comme infaillibles les douze imams descendants de la famille du Prophète, Fatima et Ali. Celui-ci étant le premier des douze imams infaillibles.

Les Chiites s’appuient sur différents hadiths et versets du Coran pour justifier cette croyance, notamment le verset appelé ‘’ verset du tat-hir’’ (verset de purification) et le hadith dit du manteau ou de couverture :

« Allah ne veut que vous débarrasser de toute souillure, ô Gens de la Maison (du Prophète) et vous purifier totalement. » (Coran, s33 v33)

Certains disent que ce verset a été révélé chez Oum Salama (r), l’épouse du Prophète (psl).

Celle-ci rapporte qu’après la révélation de ce verset, le Prophète appela Fatima, al-Hassan, al-Hussein et Ali. Il les plaça derrière son dos, les couvrit d’un manteau et dit : “O Allah ! Ce sont les Gens de ma Maison (Ahl-ul Bayt), éloigne d’eux la souillure et purifie-les totalement”.

Oum Salama demanda alors : « Et moi, suis-je avec eux, O Messager d’Allah ? » Il lui répondit : « Tu as ta place, et tu es dans le bien ».

D’autres font référence aux propos de Aïcha (r) selon laquelle le messager de Dieu est sorti un matin avec un manteau à rayures fait de la laine d’un chameau noir lorsque Hasan ben `Alî arriva.

Il l’enveloppa dans son manteau, alors Husayn arriva, Il l’enveloppa dans son manteau avec l’autre. Alors Fatima arriva et il l’a mise sous son manteau, enfin `Alî arriva et il le prit aussi sous son manteau. Il dit alors « Allah ne désire que vous tenir à l’écart de toute souillure, Ô “Gens de la maison”, et de vous purifier totalement. »

Les divergences portent essentiellement sur deux points :

a)-Qui sont Ahlu l’beit ?

b)-Que signifie : tat-hir ou purification ?

a)Les Chiites estiment que les gens de la Maison sont limités à cinq personnes : Le Prophète, Ali, Fatima, Hassan et Hussein.

Les Sunnites considèrent que le verset (s33 v33) inclut les épouses du prophète.

Selon eux, le contexte le prouve. Les versets avant et après le verset en question s’adressent aux épouses du prophète ;

les chiites disent que le verset est révélé hors du contexte des versets parlant des épouses du Prophète, car linguistiquement le verset ne s’adresse pas aux seules femmes auquel cas il aurait employé le pluriel féminin, à savoir ‘’youtahirkounna’’.

Ils opposent également la parole de Oum Salama qui, après avoir demandé à être couverte par le manteau du Prophète en même temps que les quatre autres, le Prophète lui aurait répondu, comme rappelé ci-dessus, que c’était réservé aux gens de la maison.

Les chiites considèrent ce hadith comme une preuve que les épouses du prophète n’ont pas été purifiées.

En ce qui concerne, le verset du Coran susmentionné, les Sunnites leur rétorquent, qu’après s’être adressé particulièrement aux épouses du Prophète, le discours a changé de mode en abordant la question de la purification du fait qu’il a englobé le Prophète, ses épouses et les hommes de sa famille, et c’est pourquoi il emploie le pluriel masculin.

Comme si on rentre dans un lieu où il y a des femmes et des hommes, on dit : assalam alaikum et non assalam alaikunna.

Pour ce qui est du hadith, les Sunnites ne reconnaissent que la version d’Aïcha (r).

Ainsi, chaque école développe ses preuves et ses arguments dans des dizaines d’ouvrages, analysant les textes sous tous les aspects, linguistique, grammatical, et pour les hadiths l’authenticité, la crédibilité des narrateurs (le matn ou l’énoncé du hadith), (le Sanad, ou le support, la chaîne), etc.

Les Sunnites disent que le hadith rapporté par Aïcha est le seul hadith authentique.

Les efforts consacrés pour alimenter cette controverse auraient été plus utiles s’ils étaient investis dans d’autres domaines en particulier scientifiques au lieu de nourrir une polémique aussi stérile à l’aide de centaines et de centaines de volumes.

b) Aussi, le sens du mot ‘’purification’’ n’est pas perçu de la même façon par les deux écoles.

Pour les Sunnites, la purification n’est pas synonyme de perfection et n’entraîne pas l’infaillibilité.

Ces derniers reconnaissent aux membres de la Famille du Prophète (Paix et Salut sur eux) leurs vertus et leur piété.

Mais cela ne les empêchait pas de commettre, disent-ils, quelques fautes légères propres à la nature humaine à laquelle personne ne fait exception. Ils invoquent comme preuves les textes suivants du Coran et du hadith :

« Tout les fils d’Adam commettent des erreurs mais les meilleurs d’entre eux sont ceux qui se repentent. » (Hadith rapporté par At-Tirmidhi, Ibn Madjah, Ad-Darimi)

Les Prophètes, assurent-ils, ne sont infaillibles que dans ce qu’ils transmettent de la part de leur Seigneur. Puisque plusieurs fois, Allah, Gloire à Lui, a corrigé Ses Prophètes :

1- Le Prophète Ibrahim (‘Aleyhi salam) a dit : « Et c’est de lui que je convoite le pardon de mes fautes le jour de la Rétribution. » (Coran, s26 v 82)

2- Le Prophète Nouh (‘Aleyhi salam) a dit : « Seigneur, je cherche Ta protection contre toute demande de ce dont je n’ai aucune connaissance. Et si Tu ne me pardonnes pas et ne me fais pas miséricorde, je serai au nombre des perdants. » (Coran, s11 v47)

3- « Et Dhun-Nun (Jonas) quand il partit, irrité. Il pensa que Nous N’allions pas l’éprouver. Puis il fit, dans les ténèbres, l’appel que voici : Pas de divinité à part Toi ! Pureté à Toi ! J’ai été vraiment du nombre des injustes » (Coran, s21 v87)

4- « Invoque ton Seigneur quand tu oublies. » (Coran, s18 v24)

5- « Ô Messager, transmets ce qui t’a été descendu de la part de ton Seigneur. Si tu ne le faisais pas, alors tu n’aurais pas communiqué Son message. Et Allah te protégera des gens. Certes, Allah ne guide pas les gens mécréants. » (Coran, s5 v67)

6- « Nous te ferons réciter (le Coran), de sorte que tu n’oublieras que ce qu’Allah veut. Car, Il connaît ce qui paraît au grand jour ainsi que ce qui est caché. » (Coran, s87 v6 et 7)

7- « N’aie (Ô Muhhamad) aucun chagrin pour ceux qui se jettent rapidement dans la mécréance. » (Coran, s3 v176)

8- « Ne t’afflige pas à leur sujet et abaisse ton aile pour les croyants » (Coran, s15 v88)

9- « Un Prophète ne devrait pas faire de prisonniers avant d’avoir prévalu (mis les mécréants hors de combat) sur terre. » (Coran, s8 v67)

10- « Qu’Allah te pardonne ! Pourquoi leur as-tu donné permission avant que tu ne puisses distinguer ceux qui disent vrai et reconnaître les menteurs ? » (Coran, s9 v43)

11- « Il n’appartient pas au Prophète et aux croyants d’implorer le Pardon en faveur des Associateurs, fussent-ils des parents alors qu’il leur est apparu clairement que ce sont les gens de l’Enfer. » (Coran, s9 v113)

12- « Quand tu disais à celui qu’Allah avait comblé de bienfait, tout comme toi-même l’avais comblé : « Garde pour toi ton épouse et crains Allah », et tu cachais en ton âme ce qu’Allah allait rendre public. Tu craignais les gens, et c’est Allah qui est plus digne de ta crainte. » (Coran, s33 v37)

13- « Ô Prophète ! Pourquoi, en recherchant l’agrément de tes femmes, t’interdis-tu ce qu’Allah t’a rendu licite ? Et Allah est Pardonneur, Très Miséricordieux. » (Coran, s66 v1)

14- « Il s’est renfrogné et il s’est détourné parce que l’aveugle est venu à lui. Qui te dis : Peut-être (cherche)-t-il à se purifier ? Où à se rappeler en sorte que le rappel lui profite ? Quant à celui qui se complaît dans sa suffisance (pour sa richesse) tu vas avec empressement à sa rencontre. Or, que t’importe qu’il ne se purifie pas. Et quand à celui qui vient à toi avec empressement tout en ayant la crainte, tu ne t’en soucies pas. N’agis plus ainsi ! Vraiment ceci est un Rappel. » (Coran, s80 v1 à 11)

15- « Dis : « Je suis en fait un être humain comme vous. Il m’a été révélé que votre Dieu est un Dieu unique ! » (Coran, s18 v110)

Chaque fois, Le Messager d’Allah (Paix et Salut sur lui) tenait à affirmer qu’il n’était qu’un être humain qui ne possédait ni le pouvoir de se faire du Bien pour lui-même, ni de repousser le mal qui pourrait l’atteindre. Il se conformait à cet Ordre d’Allah :

16-« Dis : « Je ne détiens pour moi-même ni profit ni dommage, sauf ce qu’Allah veut. Et si je connaissais le mystère, j’aurais eu des biens en abondance, et aucun mal ne m’aurait touché. Je ne suis qu’un avertisseur et un annonciateur pour les gens qui croient. » (Coran, s7 v188)

17- « Dis : « Je ne détiens pour moi rien qui puisse me nuire ou me profiter » (Coran, s10 v49)

18-« Et ne dis jamais, à propos d’une chose : « Je la ferais sûrement demain, sans ajouter : « Si Allah le veut. » (Coran, s18 v23, 24)

19 « Tâ. Hâ. Nous n’avons point fait descendre sur toi le Coran pour que tu sois malheureux. » (Coran, s20, v1 et 2)

Or, si le meilleur des messagers n’est pas infaillible, comment quelqu’un d’autre pourrait-il l’être ?

Qui plus est, Ali (r) n’a jamais prétendu être infaillible. Bien au contraire, il reconnut qu’il pouvait être sujet à l’erreur : فَإِنِّي لَسْتُ فِي نَفْسِي بِفَوْقِ أَنْ أُخْطِىءَ، وَلاَ آمَنُ ذلِكَ مِنْ فِعْلِي،نهج البلاغة ص 531

"Je ne suis pas exempt de me tromper et je ne suis pas confiant en mes actes" (Nahj al-Balagha, la voie de l’éloquence, p.531)

De même qu’il n’ jamais revendiqué le droit à l’imamat et il ne s’est jamais opposé aux trois Califes qui l’ont précédé.

Il vivait en parfaite harmonie avec ces derniers avec lesquels il collaborait très étroitement et fraternellement ; il avait attendu calmement son tour pour devenir le quatrième calife.

S’il était agacé ou mécontent, il n’aurait jamais accepté le califat.

Bien au contraire, il aimait si bien ses frères aînés que d’une part il maria sa fille Oum Kelthoum à Umar ibn al-Khattab et d’autre part, il attribua à ses trois derniers enfants les noms d’Abu Bakr, Umar et Uthmane.

Y a-t-il une marque de sympathie et d’affection plus importante que celle d’immortaliser le souvenir de quelqu’un par l’attribution de son nom à son enfant ?

Par malheur, les problèmes ont commencé avec l’entrée en scène de Abdullah ibn Sabaâ qui fomenta des troubles ayant débouché sur l’assassinat de Uthmane et partant, la division des musulmans.

Cet événement tragique a servi d’alibi à la dissidence de Mouawiyya qui a mis le feu aux poudres.

Dès lors, la communauté, jadis unique et unie, fut divisée en factions et en sectes qui s’entredéchirent, insensibles aux appels, avertissements et mises en garde d’Allah et de Son Messager.

3-Le mariage de jouissance

Le mariage de jouissance ou le mariage temporaire constitue un sujet de divergence entre les Sunnites et les Chiites. Ces derniers autorisent cette forme de mariage et les Sunnites l’interdisent.

Il s’agit d’un mariage convenu entre un homme et une femme pour une période déterminée, deux mois, six mois, quinze jours, parfois moins de 24 heures.

L’époux verse une dot symbolique, et la femme se libère à la fin de la période. Il n’y a pas d’héritage entre les deux époux, les enfants issus de cette union ont droit à l’héritage.

Ce type de mariage fut autorisé lors de la Conquête de La Mecque pendant trois jours. Puis il fut interdit jusqu’au jour de la Résurrection, d’après un hadith cité par Muslim.

Les Chiites imputent à Omar ibn al-Khattab l’interdiction du mariage en question, prétendant que le Prophète ne l’avait pas interdit. Alors que Omar n’a fait que remettre en vigueur une décision déjà prise par le Messager d’Allah.

Le Prophète (Paix et salut sur lui) avait interdit cette pratique le jour de la bataille de Khaybar, à la suite de la révélation du verset : « et qui préservent leurs sexes (de tout rapport), si ce n’est avec leurs épouses ou les esclaves qu’ils possèdent. » (Coran, s23 v5, 6)

Sabura Ibn Ma‘bad al-Juhaniy dit « qu’il était en compagnie du Messager d’Allah lorsque celui-ci dit : O les hommes ! Je vous avais autorisé le mariage temporaire et Allah a désormais interdit cela jusqu’au Jour de la Résurrection. Quiconque détient une femme sur cette base, qu’il la libère et ne prenez rien de ce que vous leur avez donné. » (Rapporté par Muslim n°1406)

L’argument chiite selon lequel le mariage temporaire fut interdit par le seul fait d’Umar Ibn al-Khattab est battu en brèche puisque Ali (Qu’Allah soit Satisfait de lui) a confirmé l’interdiction pendant son califat et n’a pas contesté les compagnons à ce sujet.

Les Chiites se servent également du verset 24 de la Surate ‘’les femmes’’, interprétant de manière inappropriée l’expression « de même que vous jouissez d’elles, donnez-leur leur salaire comme une chose due ». Les termes ‘’jouissance’’ et ‘’salaire’’ ont été mal interprétés par les Chiites.

Les Sunnites leur ont répondu avec des preuves à l’appui qu’il s’agit du mariage légal, permanent et que le terme salaire est synonyme de dot (mahr) comme dans la Surate ‘’les Coalisés’’ (s33 v50) où Dieu parle de salaires dans le sens de mahr (dot) donnés par le Prophète à ses épouses.

Il me semble inutile d’aller plus loin dans les détails de cette controverse.

En effet, la majorité des Sunnites s’oppose à cette pratique craignant qu’elle favorise la prostitution et la corruption des mœurs.

Quand on sait que la gravité des peines de l’adultère n’a pas empêché la prolifération de ce fléau ; l’on se demande qu’advient-il si cette pratique était autorisée ?

Nous venons de voir que les divergences sont dues aux différences de compréhension et d’interprétation des textes du Coran et de la Sunna. D’une part, ces divergences peuvent être surmontées pour le besoin de l’unité.

D’autre part, quelle que soit la nature des divergences, elles ne devraient pas provoquer cette haine, ces injures et ces attaques entre des frères croyants, membres d’une seule et même communauté.

D’autant plus que l’essentiel de ces divergences relève du passé, comme le dit si bien le Coran :

« Cette génération est bel et bien révolue. A elle ce qu’elle a acquis et à vous ce que vous avez acquis. On ne vous demandera pas compte de ce qu’ils faisaient. » (Coran, s2 v134)

B-Attaques et injures entre Sunnites et Chiites

L’anathème ou takfir (qualification de mécréant) est quasiment une constante chez les deux frères ennemis. Chaque groupe accuse l’autre de mécréant. Et ce n’est pas tout !

Si les uns se contentent de cette injure, les autres n’hésitent pas à insulter, calomnier, accabler d’invectives les compagnons et les épouses du prophète, alors que le Coran nous apprend que ces dernières sont les mères des croyants :

« Le Prophète a plus de droit sur les croyants qu’ils n’en ont sur eux-mêmes, et ses épouses sont leurs mères. » (Cora, s33 v6)

Est-il raisonnable d’insulter sa mère ?

Et comment ose-t-on insulter les compagnons dont les mérites et les sacrifices sont maintes fois mentionnés dans le Coran et les hadiths, à savoir :

« Les tout premiers (compagnons) parmi les Émigrés et les Auxiliaires et ceux qui les ont suivis dans un élan sincère, Allah est Satisfait d’eux comme ils sont satisfaits de Ses faveurs, car Il a préparé pour eux des jardins sous lesquels coulent les ruisseaux où ils demeureront éternellement. Voilà l’énorme succès. » (Coran, s9 v100)

« Mohammed est le Messager d’Allah. Et ceux qui sont avec lui sont durs envers les mécréants, miséricordieux entre eux. Tu les vois inclinés, prosternés, recherchant d’Allah grâce et agrément.

On les reconnaît à l’empreinte laissée sur leurs fronts par leurs prosternations dans la prière. Telle est leur image dans la Thora. Et l’image que l’on donne d’eux dans l’Evangile est celle d’une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s’épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, faisant l’admiration des semeurs et soulevant le courroux des infidèles. Allah promet à ceux d’entre eux qui croient et font des bonnes œuvres, un pardon et une énorme récompense. » (Coran, s48 v29)

« Aux émigrés besogneux qui ont été expulsés de leurs demeures et de leurs biens, tandis qu’ils recherchaient une grâce et un agrément d’Allah, et qu’ils portaient secours à (la cause d’) Allah et à Son Messager. Ceux-là sont les véridiques. A ceux qui, avant eux, se sont installés dans le pays et dans la foi, qui aiment ceux qui émigrent vers eux, et ne ressentent dans leurs cœurs aucune envie pour ce que (ces émigrés) ont reçu, et qui (les) préfèrent à eux-mêmes, même s’il y a pénurie chez eux.

Quiconque se prémunit contre sa propre avarice, ceux-là sont ceux qui réussissent. Et à ceux qui sont venus après eux en disant : « Seigneur, pardonne-nous, ainsi qu’à nos frères qui nous ont précédés dans la foi ; et ne mets dans nos cœurs aucune rancœur pour ceux qui ont cru. Seigneur, Tu es Compatissant et Très Miséricordieux. » (Coran, s59 v8, 9,10)

« Ceux donc qui ont émigré, qui ont été expulsés de leurs demeures, qui ont souffert pour Ma cause, qui ont combattu, qui ont été tués, à ceux-là Je pardonnerai toutes leurs fautes, et Je les ferai entrer dans les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, à titre de récompense de la part d’Allah, car c’est Allah qui distribue les meilleures récompenses. » (Coran, s3 v159)

« Et ceux qui ont cru, émigré et lutté dans le sentier d’Allah, ainsi que ceux qui leur ont donné refuge et porté secours, ceux-là sont les vrais croyants auxquels le pardon de leurs péchés et une généreuse récompense seront accordés. » (Coran, s8 v74

« Et ceux qui pour la cause d’Allah ont émigré après avoir subi des injustices, Nous les installerons dans une situation agréable dans la vie d’ici-bas. Et le salaire de la vie dernière sera plus grand encore s’ils savaient ! » (Coran, s16 v41

En plus des versets susmentionnés, il existe de nombreux hadiths sur les mérites de chacun des compagnons du Prophète ; citons entre autres les exemples ci-après :

« Quand on mentionne mes compagnons, dit le Prophète, abstenez-vous (de dire du mal d’eux). » (Hadith rapporté par At-Tabarani avec une chaîne authentique).

Et il a dit : « N’insultez pas mes compagnons ! Par celui qui détient mon âme dans Sa Main, si l’un de vous dépensait une quantité d’or équivalente à la montagne d’Ohoud, certes il n’atteindrait pas une poignée donnée en aumône par l’un d’entre eux ni même sa moitié. » (Hadith rapporté par Boukhari et Muslim). Il a dit aussi : « Tout prophète aura un compagnon au Paradis, et mon compagnon au Paradis sera ’Othmân. » (Rapporté par TIRMIDHI)

Il (le Prophète) dit un jour à Umar :

« Par Celui qui tient mon âme entre Ses Mains (je suis sûr que) si le diable te croisait sur son chemin, il changerait de direction et prendrait une autre route que la tienne. »

« S’il m’avait été permis d’avoir pour ami quelqu’un d’autre que Dieu, j’aurais pris Abû Bakr comme ami. Seulement, il est mon frère et mon compagnon. » Et il a dit :"Quiconque insulte mes compagnons, la malédiction d’Allah est sur lui, ainsi que celle des anges et des gens." (Hadith rapporté par Sahih, At-Tabarani).

Ils sont la crème de la meilleure génération qu’a connue la communauté musulmane : « Les meilleurs de ma communauté sont ma génération puis ceux qui viennent après eux puis ceux qui viennent après eux, puis viendront des gens en lesquels il n’y aura pas de bien. » (Hadith rapporté par At-Tabarani)

Comment ose-t-on insulter des hommes qui se sont sacrifiés pour que l’Islam nous soit parvenu ?

Indépendamment du fait que ces insultes constituent des péchés graves, elles ne servent que les ennemis de l’Islam en attisant la haine et l’hostilité entre les musulmans pour détruire leur unité et partant leur force car il n’y a de force que dans l’unité.

C- Les Sunnites et les Chiites sont la cible des ennemis de l’Islam

Tantôt les Sunnites sont utilisés contre les Chiites, tantôt ces derniers contre les Sunnites. Les deux groupes sont manipulés, instrumentalisés, dressés les uns contre les autres par les Sionistes, les Américains, les Européens.

Ces derniers ont utilisé l’ancien président irakien Saddam Hocine contre la jeune république islamique d’Iran. Cette guerre fratricide eut pour résultat un million de morts, Chiites pour la plupart mais non moins musulmans.

Aujourd’hui, l’Irak est démoli, envahi, les musulmans continuent à mourir, cette fois-ci ce sont les Chiites qui tuent les Sunnites, les torturent et violent leurs femmes, à l’instigation des Sionistes et des Américains.

Au Liban, en Syrie, à Bahreïn, se pose le même problème, on tente d’attiser le conflit Sunnite/Chiite.

Il est à craindre que d’autres guerres éclatent dans la région entre les mêmes groupes poussés par les mêmes ennemis, utilisant en apparence le même conflit sunnite-chiite, mais en réalité c’est pour détruire les musulmans et prendre leurs richesses.

Il est un nouvel enjeu qui mérite d’être signalé : Ce conflit est désormais utilisé comme carte par certains despotes arabo-musulmans pour justifier la répression et se maintenir au pouvoir.

Dans certains pays, on tente de transformer des contestations populaires en un conflit sunnite-chiite, alors que les masses populaires se soulèvent contre la dictature et les injustices. Néanmoins, en qualifiant le conflit d’interreligieux, des dirigeants malintentionnés cherchent à banaliser aux yeux de l’opinion internationale ou à détourner à leur profit le courroux des peuples. Et justifier en même temps l’atroce répression.

Le drame est que les Musulmans ne sont pas conscients du fait qu’ils sont pris dans le piège de Satan et ses acolytes. Ils continuent à s’entretuer pour faire plaisir à leurs ennemis et leur permettre de piller leurs richesses et détruire leur religion.

Alors que Dieu leur commande l’Unité et l’Islam possède tous les atouts de l’Unité.

L’Unicité de Dieu, l’unicité du Coran, la Qibla, les cinq prières quotidiennes, la prière du Vendredi, les prières Tarawih du Ramadan, le Ramadan, le pèlerinage aux lieux saints de l’Islam, les grandes prières des deux fêtes, sont autant de facteurs d’Unité, qui favorisent la concrétisation de l’Unité.

Allah nous informe que nous formons une seule communauté :

« Cette communauté, la vôtre, est une seule communauté. Tandis que je suis votre Seigneur, Craignez-Moi donc…Adorez-Moi donc ! » (Coran, s21 v92 et s23 v52).

« Attachez-vous tous fermement au Pacte d’Allah et ne vous divisez pas. » (Coran, s3 v103)

« Ceux qui provoquent des scissions dans leur religion, tu n’es nullement responsable de ceux-là. Leur sort ne dépend que d’Allah qui les informera de ce qu’ils faisaient. » (Coran, s6 v159)

« Et obéissez à Allah et à Son Messager et ne vous disputez pas sinon vous faiblirez et perdrez votre force. » (Coran, s8 v46)

« Ne suivez pas l’exemple de ceux qui se sont divisés et se sont opposés les uns aux autres après avoir reçu les preuves. Ceux-là auront un châtiment douloureux. » (Coran, s3 v105)

D-Fraternisation ou rapprochement entre les deux groupes

Dès lors que les Musulmans dialoguent avec les Chrétiens, il est insensé de ne pas dialoguer avec des frères, enfants de la même communauté ?

Il suffit de regarder les autres, comment fraternisent-ils entre eux, même si parfois ils font semblant d’être divisés.

Par exemple, les soldats de l’OTAN en Afghanistan et ailleurs, ne sont-ils pas de différentes nationalités et de différentes confessions religieuses et néanmoins unis ?

Pour faire la guerre à l’Islam ils sont tous unis, Catholiques, Protestants, Orthodoxes, Sionistes ! Mais pour défendre l’islam, les Musulmans sont incapables de s’unir !

En conclusion, il est impératif que les Musulmans des deux bords retiennent ceci :

1-La bonne foi se présume, dit la règle. On doit toujours avoir une bonne pensée envers l’autre :

« Ô croyants ! Evitez de soupçonner les autres, car il est des soupçons qui sont de vrais péchés. Et n’espionnez pas ; et ne médisez pas les uns des autres ! Lequel d’entre vous voudrait manger la chair de son frère mort / Non ! Vous en auriez horreur ! Craignez donc Allah ! Il est Indulgent et Miséricordieux. » (Coran, s49 v12)

2-Ils doivent coopérer et s’entraider dans les domaines où il existe une entente.

3-Dialoguer avec franchise et sagesse sur les sujets de désaccords ou de divergences.

4-Éviter les provocations et les injures.

5-S’éloigner des propos et positions extrémistes et prendre garde aux complots tramés par les ennemis de l’Islam.

6-La réconciliation des parties (plutôt des frères) en conflit est mieux que la prière, le jeûne et l’aumône, dit le Prophète dans un hadith authentique.

7-Deux idéaux doivent être placés au-dessus de tout objectif, après Dieu et Son Messager :

L’Islam et l’Umma !

L’Islam doit être au-dessus du مذهب, au-dessus du rite, de la doctrine, au-dessus du parti.

L’Umma doit être au-dessus de la secte, de la race et de la tribu.


11 Messages de forum

  • Assalam Alaikhum Maitre,

    Permettez moi de revenir sur une phrase de votre texte qui dit :De même qu’ Ali(r) n’ a jamais revendiqué le droit à l’imamat et il ne s’est jamais opposé aux trois Califes qui l’ont précédé.

    Pourtant lors de l’assemblée portant le choix sur Abou Bakr ,Ali et les Banû Hachim étaient en désaccord avec l’élection d’Abu Bakr. Ils estimaient que la succession revenait de droit à Ali. Celui-ci dit à Abu Bakr : « Vous l’avez emporté sur les Ansars en leur disant que Mohamed était des vôtres ; je retourne le même argument contre vous ; nous, les membres de la famille du prophète, sommes plus près de lui que quiconque ». Abu Bakr répondit qu’il ne savait pas que Ali lui contestait cet pouvoir, sinon il ne l’aurait jamais accepté Comment expliquer vous cette divergence d’opinions ? Ali selon les récits historiques s’est bien opposé au califat d’Abu Bkr(r).Même si on comprend qu’il a le droit de changer d’avis n’est il pas à l’origine du conflit Sunnite/Chiite ? Ou disons as t’il fait suffisamment d’efforts pour eviter cette scission ?

    • Unité des Musulmans et rapprochement Sunnites/ Chiites 6 avril 2014 06:03, par Maître Simozrag

      wa alaikum assalam wa rahmatullah,

      Je confirme que Ali (r) ne s’est jamais opposé aux trois Califes et il n’y avait ni conflit ni désaccord entre eux sur le califah. La preuve : Ali avait nommé trois de ses enfants Abou Bakr, Omar et Uthmane. En plus, Ali maria sa fille Oum Kulthum à Omar (r) ; ils ont eu deux enfants : Zaid et Reghaya (r). La version que vous citez est celle des Chiites dans Nahj Al Balagha.

      En effet, cette version, contestée et mise en cause par une multitude de témoignages crédibles, ne repose sur aucun fondement sérieux.

      Ce qui est rapporté par les grands historiens tels que Ibn Kathir, Al Khaldi est le fait que Ali et Zoubeir étaient seulement fâchés parce qu’ils n’avaient pas assisté à la concertation, mais ils avaient reconnu qu’Abou Bakr était la personne qui le mérite le plus après le Messager d’Allah, (paix et salut sur lui). "C’est lui le compagnon dans la grotte et le Deuxième de deux, nous connaissons bien ses vertus et son âge. De plus, de son vivant, le Messager d’Allah,( paix et salut sur lui ), lui ordonna de diriger la prière".

      Dans d’autres versions, on peut lire : Abou Bakr appela Zoubeir et Ali et leur dit : voulez-vous diviser les Musulmans ? Ils se levèrent, Zoubeir le premier, ensuite Ali, et prêtèrent serment à Abou Bakr en disant : "Pas de récrimination contre toi aujourd’hui"

      Références : Les califes éclairés, Al Khaldi, page 56 Al Bidaya wannihaya d’Ibn Kathir, T5 page 249

      • Une autre preuve de l’absence de conflit entre Ali (r) et les califes avant lui est le fait que Ali a refusé l’Imamat (le Califah) après la mort d’Uthmane (r).

        Il leur dit : " Je n’ai pas besoin de cela, je soutiendrai celui que vous choisissez"

        Voir : Encyclopédie de l’Imam ; Émir des croyants Ali ibn Abi Taleb, paix sur lui ; Tome 11

        • Pour la simple raison, L’imam Ali (S), savait que la grande majorités n’était pas de vrai croyants, ils voulaient quelqu’un au pouvoir, pour la stabilité et la protection de leur intérêts. Mais une fois qu’il accepta, et qu’ils ont vu, qu’ils ne pourra pas encore profiter de leur privilège usurpés durant la gouvernantes des autres califes. Ils ont commencés a comploter et lui faire des guerres, jusqu’a ou il fut assassiné, ainsi que tout les membres des Ahl El beit.

      • Pourquoi, ces noms sont la propriété exclusif a Abou Bakr, Omar el Khatab etc...le fait de nommer ses fils et filles de noms d’hypocrites. Ca ne donne aucun privilège a ces derniers...

  • Salaam mes frères

    Je suis à cent pour cent d’accord avec cet article. Depuis la fin du communisme, le nouveau ennemi à abattre est l’Islam. Nos ennemis le font eu utilisant les musulmans. Nous agissons comme si nous ne lisons pas le Coran. Lorsque le Coran nous parle directement nous pensons qu’il s’adresse aux autres. Ne prenons pas le Coran, comme le Coran lui même le dit avec une si grande éloquence comme "des histoires anciennes". Réveillons nous, il est temps et nous rendrons compte de nos actes. Nous devons par égard pour Allah donner du crédit à tout individu qui professe : il n y a de dieu qu’Allah et Muhammad est son prophète...

  • Salam et merci pour ce message, juste un remarque me semble importante :
    - concernant la phrase : Attaques et injures entre Sunnites et Chiites, il faut plutôt au lieu de dire sunnites, dire les attaque des wahhabo-Takfiri contre les chiites et même contre les sunnites, la secte wahhabite est rude et dangereux comme les kharijites au début d`Islam a l`époque de khalifat d`Ali(R). Et concernant la phrase : insulter, calomnier, accabler d’invectives les compagnons et les épouses du prophète, ceci concerne une minorité des Chiites extrémiste, les autres adeptes d`école d`ahlulbayte, les Chiites, n`insulte pas les compagnons mais critiquent et n`accepte pas l`injustice qu`a subit la famille de noble Prophète(p) après sa mort. Et ça sur la base des sources sunnite et chiite .le débat est ouvert, comme les oulémas des 2 cotés ils ont discuté calmement le long de l`Histoire. Sans oublier le fatwa de Ayatollah Khamenei, le Guide de république islamique d`Iran : « Il est formellement interdit de porter atteinte aux symboles de nos frères sunnites, tout comme il est interdit de porter préjudice aux épouses du noble prophète de l’Islam », ainsi qu`aux épouses des autre Prophètes (as)

  • Vous avez raison l`unité entre sunnite-Chiites est primordiale et possible. Tous ensemble avec une voix, devons condamner les massacre du peuple opprimé de Palestine par Israël. Les djihadistes si ils veulent le vraie Djihad c`est au Palestine Occupée.

    • Tant que les Musulmans, n’auront pas le courage de revoir leur histoire depuis 1436 ans et voir ce qu’il c’est réellement passé. De déclarer tout hypocrite et ennemie d’Allah et son Prophète, ouvertement. "Dire la vérité même si elle est très amer. SI VOUS VOULEZ, RESTEZ COMME CA ET LE PIRE EST A VENIR....FERMEZ ENCORE VOS YEUX ET CONTINUER VOTRE SOMMEIL QUI DURE DEPUIS 1436 ANS.

  • Unité des Musulmans et rapprochement Sunnites/ Chiites 24 septembre 2014 03:53, par Frere-Muslim-21

    Salam ’alikoum oua rahmatoulilah.

    Qu’il est dommage qu’un tel message de paix ne puisse se diffuser comme la sortie du dernier Iphone :). Beaucoup de pieux musulmans perdus dans ces débâts d’érudits (succession de la gouvernance après la mort du prophete Mouhammad saws) ont besoin d’entendre ce message, il est clair et compréhensible par tous. Nous sommes musulmans, nous acceptons pleinement les cinq piliers de la foi, et devons faire preuve de fraternité entre nous. Cela ne veut pas dire que le débât n’est pas possible, mais seul ceux dont l’instruction, la reflexion et la sincerité sont confirmées peuvent en parler sereinement. Il est important d’etre soudé face à l’epreuve du présent, et non divisé pour ce qui est passé. Que Dieu nous guide et nous pardonne.

  • 2-L’infaillibilité des Imams.... C’est trop long a expliquer, veuillez lire ceci : "Le Nom suprême se compose de 73 lettres et ’Asef n’en avait qu’UNE parmi toutes ces lettres. Il s’en est servi pour réduire en un clin d’œil la distance entre le pays de Saba et sa patrie et déplacé le trône de la reine de ce royaume et le rapporta à Suleymân. Parmi ces 73 lettres, nous les Ahl Al Bayt, disposions de 72. Seule une nous manque et il est exclusivement à Allâh qui se la réserve pour Son immense omniscience". "Allâh a composé Son Nom suprême de 73 lettres. Il en a donné 25 à Adâm, 25 à Nûh, 8 à Ibrahîm, 4 à Mussâ et 2 à Issă. C’est avec ces deux lettres qu’il a ressuscité les morts, donné la vue à l’aveugle né et soigné le lépreux. Mais de toutes ces lettres il a enseigné 73 à Mohammad et gardé l’une secrète afin que nul ne saisisse ce qu’il y a dans son essence et qu’il maitrise ce qu’il y a dans l’essence des autres".

    وأمّا من طرق أهل السنّة : ففي " مناقب علي بن أبي طالب " للفقيه الشافعي ابن المغازلي : « إنّه علي بن أبي طالب » . وروى ذلك الثعلبي في تفسيره بطريقين . وهناك رواية شريفة ذكرها الطبرسي في " الاحجتاج " يستدلّ الإمام (عليه السّلام) على أفضلية علي بن أبي طالب (عليه السّلام) من الأنبياء بالآية المباركة : فقد روى بسنده عن أبي عبد الله بن الوليد السمان قال : قال : أبو عبد الله (عليه السّلام) : « ما يقول الناس في أولي العزم ، وصاحبكم أمير المؤمنين » ؟ قال : قلت : « ما يقدّمون على أولي العزم أحداً » . فقال أبو عبد الله (عليه السّلام) : « إنّ الله تبارك وتعالى قال لموسى : وَكَتَبْنَا لَهُ فِي الأَلْوَاحِ مِن كُلِّ شَيْءٍ مَّوْعِظَةً الأعراف/145 ، ولم يقل : كلّ شيء ، وقال لعيسى : وَلِأُبَيِّنَ لَكُم بَعْضَ الَّذِي تَخْتَلِفُونَ فِيهِ الزخرف/ 63 ، ولم يقل : كلّ شيء الذي تختلفون فيه ، وقال لصاحبكم أمير المؤمنين : قُلْ كَفَى بِاللّهِ شَهِيدًا بَيْنِي وَبَيْنَكُمْ وَمَنْ عِندَهُ عِلْمُ الْكِتَابِ الرعد/43 ، وقال عزّوجلّ : وَلاَ رَطْبٍ وَلاَ يَابِسٍ إِلاَّ فِي كِتَابٍ مُّبِينٍ الأنعام/59 ، وعلم هذا الكتاب عنده » .

    145-Al Araf وَكَتَبْنَا لَهُ فِي الْأَلْوَاحِ مِنْ كُلِّ شَيْءٍ مَوْعِظَةً وَتَفْصِيلًا لِكُلِّ شَيْءٍ فَخُذْهَا بِقُوَّةٍ وَأْمُرْ قَوْمَكَ يَأْخُذُوا بِأَحْسَنِهَا ۚ سَأُرِيكُمْ دَارَ الْفَاسِقِينَ Et Nous écrivîmes pour lui, sur les tablettes, une exhortation concernant toute chose, et un exposé détaillé de toute chose. "Prends-les donc fermement et commande à ton peuple d’en adopter le meilleur. Bientôt Je vous ferai voir la demeure des pervers. 146-Al Araf سَأَصْرِفُ عَنْ آيَاتِيَ الَّذِينَ يَتَكَبَّرُونَ فِي الْأَرْضِ بِغَيْرِ الْحَقِّ وَإِنْ يَرَوْا كُلَّ آيَةٍ لَا يُؤْمِنُوا بِهَا وَإِنْ يَرَوْا سَبِيلَ الرُّشْدِ لَا يَتَّخِذُوهُ سَبِيلًا وَإِنْ يَرَوْا سَبِيلَ الْغَيِّ يَتَّخِذُوهُ سَبِيلًا ۚ ذَٰلِكَ بِأَنَّهُمْ كَذَّبُوا بِآيَاتِنَا وَكَانُوا عَنْهَا غَافِلِينَ J’écarterai de Mes signes ceux qui, sans raison, s’enflent d’orgueil sur terre. Même s’ils voyaient tous les miracles, ils n’y croiraient pas. Et s’ils voient le bon sentier, ils ne le prennent pas comme sentier. Mais s’ils voient le sentier de l’erreur, ils le prennent comme sentier. C’est qu’en vérité ils traitent de mensonges Nos preuves et ils ne leur accordaient aucune attention.

    Azukhruf-63 وَلَمَّا جَاءَ عِيسَىٰ بِالْبَيِّنَاتِ قَالَ قَدْ جِئْتُكُمْ بِالْحِكْمَةِ وَلِأُبَيِّنَ لَكُمْ بَعْضَ الَّذِي تَخْتَلِفُونَ فِيهِ ۖ فَاتَّقُوا اللَّهَ وَأَطِيعُونِ Et quand Jésus apporta les preuves, il dit : "Je suis venu à vous avec la sagesse et pour vous expliquer certains de vos sujets de désaccord. Craignez Allah donc et obéissez-moi.

    59-Al Araf وَعِنْدَهُ مَفَاتِحُ الْغَيْبِ لَا يَعْلَمُهَا إِلَّا هُوَ ۚ وَيَعْلَمُ مَا فِي الْبَرِّ وَالْبَحْرِ ۚ وَمَا تَسْقُطُ مِنْ وَرَقَةٍ إِلَّا يَعْلَمُهَا وَلَا حَبَّةٍ فِي ظُلُمَاتِ الْأَرْضِ وَلَا رَطْبٍ وَلَا يَابِسٍ إِلَّا فِي كِتَابٍ مُبِينٍ C’est Lui qui détient les clefs de l’Inconnaissable. Nul autre que Lui ne les connaît. Et Il connaît ce qui est dans la terre ferme, comme dans la mer. Et par une feuille ne tombe qu’Il ne le sache. Et pas une graine dans les ténèbres de la terre, rien de frais ou de sec, qui ne soit consigné dans un livre explicite. 43-A RAD وَيَقُولُ الَّذِينَ كَفَرُوا لَسْتَ مُرْسَلًا ۚ قُلْ كَفَىٰ بِاللَّهِ شَهِيدًا بَيْنِي وَبَيْنَكُمْ وَمَنْ عِنْدَهُ عِلْمُ الْكِتَابِ Et ceux qui ne croient pas disent : "Tu n’es pas un Messager". Dis : "Allah suffit, comme témoin entre vous et moi, et celui qui a la connaissance du Livre."